mercredi 18 mai 2011

Connaissances astronomiques cachées du Mvett

LES EKANG (FANG) DE LEUR VRAI NOM DETIENNENT UNE HAUTE CONNAISSANCE SACREE CACHEE DANS LE MVETT....LES EKANG PARLENT DE LEUR EXODE DEPUIS L'EGYPTE APRES LA DESTRUCTION DU TEMPLE SOLAIRE DE KENATU ...

OYONO ADA NGONE EUT LA REVELATION DE EYO CONCERNANT LE COMMENCEMENT DE LA CREATION...DANS LE MVETT NOUS TROUVONS DES NOMS SACRES TEL QUE : EYO, MEBEGHE, ZAME, KARA, NDONG, ZONG...

QUI SONT CES DIVINITES ???

D'APRES LE MVETT, L'UNIVERS ET LE MONDE VIVANT ONT ETE CREES PAR EYO DE LA MANIERE SUIVANTE :

EYO (LE SUPREME) créé AKI - NGOSS (OEUF DE CUIVRE)

AKI - NGOSS explose et engendre MINKOUR (LES GALAXIES)

MINKOUR MI AKI engendre BIYEM -YEMA (LES VIDES INTERGALACTIQUES)

BIYEM - YEMA MINKOUR engendre DZOP (LE CIEL)

DZOP BIYM - YEMA engendre BIKOKO (LES NEBULEUSES, LES CONSTELLATIONS)

BIKOKO BO DZOP engendre NGWA BIKOKO (Le 1er ESPRIT)

NGWA BIKOKO engendra MBA NGWA (Le 2ème ESPRIT)

MBA NGWA engendra ZOKOMO MBA le Grand Initiateur (Le 3ème ESPRIT)

ZOKOMO MBA engendra MKWA ZOKOMO (Le 4ème ESPRIT)

MKWA ZOKOMO engendra MEBEGHE ME NKWA (Le 5ème ESPRIT)

MEBEGHE ME NKWA engendra :

1. ZAME YE MEBEGHE Dieu d'en Haut, de la Terre, des Hommes et du Souffle (Le 6ème ESPRIT);

2. KARE MEBEGHE Dieu Ascendant des Immortels (Le 7ème ESPRIT);

3. NDONG MEBEGHE Dieu des Mortels (Le 8ème ESPRIT)
4. ZONG MEBEGHE Dieu de la Repression (Le 9èm ESPRIT)

Une autre DIVINITE serait la Soeur de ZAME YO MEBEGHE portant le nom de NYINGONE MEBEGHE (Le 10ème ESPRIT)

D'après les DETENTEURS DU SAVOIR COSMOGONIQUE DU MVETT...CES NOMS SACRES SERAIENT ASSOCIES A DES ETOILES ET DES PLANETES CAR OYONO ADA LES AVAIT VUES...CES NOMS SACRES SERAIENT LES INCARNATIONS PHYSIQUES DE CERTAINES PLANETES ET ETOILES...

NOUS AVONS DONC EN CORRESPONDANCE :

- MEBEGHE ME NKWA = LE DIEU SOLEIL

- ZAME YE MEBEGHE = LE DIEU TERRE

- KARE MEBEGHE = LE DIEU JUPITER

- NDONG MEBEGHE = LE DIEU SATURNE

- ZONG MEBEGHE = LE DIEU MARS

- NYINGONE MEBEGHE = LA DEESSE LUNE

NOUS RETROUVONS AUSSI CES SIMILITUDES CHEZ LES NGALA DU CAMEROUN ...LIRE L'OUVRAGE DE PRINCE DIKA AKWA NYA BONAMBELA : LES DESCENDANTS DES PHARAONS A TRAVERS L'AFRIQUE

- WEI = DIEU SOLEIL
- MODI = DEESSE LUNE
- NYUNGU = DIEU NEPTUNE
- NGI = DIEU JUPITER
- ISE = DEESSE SATURNE
- NYAMGOMBE = DEESSE MERCURE
- MUKEBA = DIEU MARS
- MISE = DEESSE TERRE
LES AKAN, ASHANTI, TWI, EBRIE ONT AUSSI CONSERVES CES CONNAISSANCES COSMOGONIQUES ...

NOUS AVONS CHEZ LES AKANS :

- AMEN = DIVINITE SATURNE
- AFI = DIVINITE VENUS
- YAW = DIVINITE JUPITER
- AKU = DIVINITE MERCURE
- BENA = DIVINITE MARS
- ADWO = DIVINITE LUNE
- AWUSI = DIVINITE SOLEIL
- ASAASE YAA = DIVINITE TERRE

DE PLUS LES EKANG ONT CONSERVES LA RELIGION SOLAIRE EGYPTIENNE DANS SA PURETE...POUR LES ANCIENS EGYPTIENS LES DIVINITES EGYPTIENNES ETAIENT AUSSI ASSOCIEES A CERTAINES ETOILES ET PLANETES :

RA = SOLEIL

ISIS = SIRIUS

OUSIR = ORION

GEB = TERRE
DJEHUTY = LUNE
ETC...

EYO EST LE SOLEIL NOIR LA SOURCE DE LUMIERE DE L'UNIVERS EN RELATION AVEC MEBEGHE ME NKWA LE SOLEIL BLANC...

VOUS COMPRENDREZ POURQUOI LES ANCIENS NEGRO EGYPTIENS PRIAIENT EN SE TOURNANT VERS LE SOLEIL ETANT LE TEMPLE DE DIEU...JE FAIS UN CLIN D'OEIL AU NKULU KENATU...

LES BENA KONGO AUSSI PARLENT DU SOLEIL NOIR ( NGUE NTANGU YANDOMBE) ET DU SOLEIL BLANC (NGUE NTANGU YAMPEMBE) DANS LE BUKONGO...KINZAMBI KIA KONGO ...INGETA !

VOILA POURQUOI DERRIERE, LE SOLEIL VISIBLE, IL Y A LE SOLEIL NOIR, INVISIBLE, SPIRITUEL, QUI EST LE GARDIEN DES MYSTERES ET SOURCE PRIMORDIALE DE L’ENERGIE RAYONNEEPAR LE SOLEIL BLANC , LE SOLEIL VISIBLE...


MATONDO NTINU YE NGANGA KENATU YENGE KIENO LUSAKUMUNU KIA NE MUANDA NSEMI: BIKA LUSAKUMUNU LUA BATATA BA MPUNGU TULENDO LUASIKILA MU YANDI!

LIVRES DE REFERENCE POUR APPRONDIR CE SUJET :

- LE MVETT EPOPEE FANG de TSIRA MDONG NDOUTOUME (Présence Africaine)
- LE MVETT L'HOMME LA MORT ET L'IMMORTALITE de TSIRA MDONG NDOUTOUME (L'Harmattan)
- COMMPRENDRE AUTREMENT LE METT de Laurent MINKO BENGOME (L'Harmattan)
- DU SPHINX AU MVETT CONNAISSANCE ET SAGESSE DE L'AFRIQUE de Alain ELLOUE ENGOUNE (L'Harmattan)
- ENCYCLOPEDIE DU MVETT TOME 1 DU HAUT NIL EN AFRIQUE CENTRALE de Gregoire BIYOGO (Editions MENAIBUC)
- AUX SOURCE DE LA CULTURE FANG de Paul MBA ABESSOLE (L'Harmattan°
- LIVRES DU NLONGI'A KONGO NE MAKANDALA NE MUANDA NEMI

ZOLA NGANGU YE LENDO

MU NKUMBU'A MFUMU'ETO NE MUANDA KONGO TULOMBELE BO INGETA!

Source :
http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

L'homme cosmique, selon la religion Bambara et la religion Bukongo

LES" BENA BAMBARA" PARTAGENT LA MEME COSMOGONIE AVEC LES "BENA DOGON" ...LES "BENA KONGO". LES DIFFERENTES COSMOGONIES DE KATIOPA SONT TOUTES ISSUES D'UNE COSMOGONIE-MERE : KINZAMBI KIA KONGO. DANS LE BUKONGO ...L'HOMME A COMME MISSION DIVINE DE FUSIONNER AVEC LA CONSCIENCE COSMIQUE DU DIEU AKONGO...

IL DEVRA SE SOUMETTRE A DES RITES ...A DES LOIS ...A DES EPREUVES QUI AURONT POUR BUT DE L'ELEVER SPIRITUELLEMENT ...INGETA !


CHEZ LES "BENA BAMBARA" ..."MAA" est LA PERSONNE - RECEPTACLE, puis "MAAYA" représentent les divers aspects de "MAA".


Une expression BAMBARA dit : " MAA KA MAAYA KA CA A YERE KONO" qui veut dire : LES PERSONNES DE LA PERSONNE SONT MULTIPLES DANS LA PERSONNE"...

ON RETROUVE CELA CHEZ LES "FOULBE-PEUL" et les "DOGON"...La notion de personne est donc, très COMPLEXE. Elle implique une MULTIPLICITE INTERIEUR, des plans d'existence concentriques ou superposés (physiques, psychiques et spirituels à différents niveaux), une dynamique constante. L'EXISTENCE qui débute avec la conception est précédée d'une EXISTENCE COSMIQUE où l’Homme est censé résider dans le ROYAUME DE L'AMOUR ET DE L' HARMONIE, appelé BENKE-SO (SIMU KONGO chez les BENA KONGO).


La NAISSANCE d'un Enfant est considérée comme la PREUVE PALPABLE qu' une parcelle de l' existence anonyme s' est détachée et incarnée en vue d' ACCOMPLIR UNE MISSION SUR NOTRE TERRE. La COSMOGONIE BAMBARA dit ceci :

" MAA- NGALA" (= DIEU MAITRE) s'autocréa. Puis MAA- NGALA créa 20 ETRES, qui constituèrent l'ensemble de l’UNIVERS. Mais "MAA-NGALA" s'aperçut que parmi les 20 PREMIERES CREATURES, aucune n' était apte à devenir son KUMANYON, c'est-à-dire son INTERLOCUTEUR. Alors, MAA-NGALA préleva un brin sur chacune des 20 CREATURES EXISTANTES. "MAA-NGALA" mélangea le TOUT et s' en servit pour CREER un 21ème ETRE HYBRIDE, L' HOMME, auquel "MAA-NGALA" donna le nom de "MAA", c'est-à-dire le PREMIER MOT composant son PROPRE NOM DIVIN.


Pour contenir "MAA", l'ETRE TOUT-EN-UN", "MAA-NGALA" conçut un corps spécial, vertical et symétrique, capable de contenir à la fois un brin de tous les ETRES EXISTANTS. Ce corps, appelé "FARI", symbolise un SANCTUAIRE où tous les ETRES se trouvent en CIRCUMDUCTION. C'est pourquoi la TRADITION SACREE considère le CORPS de L’HOMME comme LE MONDE EN MINIATURE, selon l'expression : " MAA YE DINYE MERENIN DE YE", c'est-à-dire : "L’HOMME C'EST L’UNIVERS EN MINIATURE."


Le CORPS tout entier correspond à un symbolisme bien précis. La TETE représente l'étage supérieur de l'ETRE, percé de 7 GRANDES OUVERTURES. Chacune d'elle est la PORTE D’ENTREE d'un ETAT ETRE, ou MONDE, et est gardée par une DIVINITE. Chaque porte donne accès à une nouvelle PORTE INTERIEURE, et cela à l' INFINI.


Le VISAGE est considéré comme la façade principale de l’habitat des PERSONNES PROFONDES DE "MAA" et des SIGNES EXTERIEURS permettent de déchiffrer les caractéristiques de ces PERSONNES : "MONTRE- MOI TON VISAGE ET JE TE DIRAI LA MANIERE D'ETRE DE TES PERSONNES INTERIEURES" dit l'adage.

D' un côté le nom divin dont "MAA "est investi lui confère L’ESPRIT et le fait PARTICIPER A LA FORCE SUPREME. Celle-ci l'appelle à SA VOCATION ESSENTIELLE : DEVENIR L'INTERLOCUTEUR DE "MAA-NGALA" (L’ETRE SUPREME). L'ESPRIT DE "MAA" lui permet de connaître, de comprendre et de renforcer son ATTENTION..."MAA" devient apte à JUGER.


Des LOIS précises déterminent le COMPORTEMENT de l'HOMME vis-à-vis de TOUS LES ETRES peuplant la partie VITALE de la TERRE : MINERAUX, VEGETAUX et ANIMAUX. Ces LOIS ne peuvent être VIOLEES, sous peine de PROVOQUER, au sein de l'EQUILIBRE DE LA NATURE et des FORCES qui la sous-tendent UNE PERTURBATION qui se retournerait contre lui.


Ainsi la BONNE ou MAUVAIS CONDUITE DES ROIS ou DES CHEFS RELIGIEUX TRADITIONNELS, dépendra LA PROSPERITE DU SOL; LE REGIME DES PLUIES, L’EQUILIBRE DES FORCES DE LA NATURE, etc....


Tant que L’HOMME n’a pas ORDONNE LES MONDES, les FORCES et les PERSONNES qui sont en lui, il est "MAA-NIN" c'est-à-dire une sorte d'HOMONCULE, L' HOMME ORDINAIRE, L' HOMME NON-REALISE.

LA TRADITION DIT :


" MAA KAKAN KA SE I YERE LA NOOTE A BE TO MAA NI YALA" c'est-à-dire : ON NE PEUT SORTIR DE L'ETAT DE "MAA-NIN" POUR REINTEGRER L'ETAT DE "MAA" SI L'ON N' EST PAS MAITRE DE SOI-MEME".


SYNTHESE DE L'UNIVERS ET CARREFOUR DES FORCES DE VIE, L'HOMME EST AINSI APPELE A DEVENIR LE PONT D'EQUILIBRE OU POURRONT SE CONJOINDRE, A TRAVERS LUI, LES DIVERSES DIMENSIONS DONT IL EST PORTEUR. ALORS IL MERITERA VRAIMENT LE NOM DE "MAA", INTERLOCUTEUR DE "MAA-NGALA" ET GARANT DE L'EQUILIBRE DE LA CREATION...


IL EST DURE D'ETRE "NTUMUA MA-SE"...INGETA !

QUAND L'HOMME CHARNEL DEVIENT UN HOMME SPIRITUEL ...IL EST CELUI QUI A FUSIONNE EN LUI LE "MUTUMBAU" L'ENERGIE MASCULINE (LE FEU RA) AVEC LE "SELEMBAU" L'ENERGIE FEMININE (LE FEU KISISI, ISISI, ISIS) QU'ON NOMME : BUNDU DIA KONGO


NLONGI'A KONGO NE MAKANDALA NE MUANDA NSEMI DIT :


"APPREND A CONNAITRE L'ESPRIT QUI HABITE TON CORPS AVANT DE CHERCHER A CONNAITRE LE GRAND ESPRIT QUI SIEGE SUR SON TRONE DANS LE CIEL"

AVEZ-VOUS L’AMOUR "ZOLA", L’INTELLIGENCE "NGANGU" et LE POUVOIR "LENDO" ?
CAR BATATA BA MPUNGU TULENDO PORTE EN LUI CES ATTRIBUTS : ZOLA, NGANGU YE LENDO


CET HOMME FAIT UN AVEC LA CONSCIENCE DIVINE DU DIEU "AKONGO"...INGETA !

L'HOMME CHARNEL DOIT DEVENIR UN HOMME SPIRITUEL (il doit dématérialiser sa vie pour devenir libre). L’HOMME CHARNEL S'EST DETOURNE DE SA PROPRE NATURE.


NOUS PARTAGEONS TOUS LA MEME ORIGINE DIVINE. REMERCIEZ ET MONTREZ VOTRE GRATITUDE. TRAVAILLEZ POUR FAIRE DE CETTE TERRE UN PARADIS. VOTRE VERITABLE NATURE POURRA ALORS SE DEPLOYER.

UN GRAND SAGE EXPLIQUA CECI LORSQU' IL ARRIVA A S'UNIR AVEC LA CONSCIENCE COSMIQUE DIVINE :

"Soudain, il me sembla que le CIEL descendait. De la TERRE, surgit comme une FONTAINE une ENERGIE DOREE. Cette CHAUDE ENERGIE m’encercla et mon CORPS et mon ESPRIT devinrent très légers et très clairs. Je pouvais comprendre le chant des petits oiseaux autour de moi...Depuis ce jour, j'ai su que cette grande terre elle-même est ma maison et mon foyer. Le SOLEIL, la LUNE et les ETOILES m'appartiennent..."

IL Y A QUELQUES ANNEES SUITE A UNE GRANDE MEDITATION SPIRITUELLE SOLAIRE CAR JE FIXAIS LE COEUR DU SOLEIL (KISEDEKI) PENDANT DES MINUTES...JE VIS LE SOLEIL CHANGE DE FORME ET DE COULEUR...JE VIS REELLEMENT UN SOLEIL VIVANT ENVOYANT DES ONDES DANS LE CIEL....ET JE ME SENTAIS EN PAIX ...TRES LEGER...PUIS JE ME SENTAIS ETRANGE...ALORS JE COMPRIS POURQUOI "KENATU" APPALEAIT LE SOLEIL : LE DISQUE VIVANT "ATEN ANKH"...INGETA !

ENSUITE APRES CETTE EXPERIENCE JE DECIDAIS DE M'ALLONGER SUR MON LIT ET EN PASSANT DEVANT MON MIROIR ....JE VIS UN ETRE DE FEU A LA PLACE DE MON CORPS...PUIS PETIT A PETIT MON CORPS PHYSIQUE APPARU...C'EST CE JOUR QUE JE COMPRIS REELLEMENT QUE L'HOMME EST A LA FOIS UN CORPS PHYSIQUE ET UN CORPS SPIRITUEL (DE FEU)...INGETA !


(CECI EST UNE DE MES EXPERIENCES SPIRITUELLES POUR COMPRENDRE LA RELIGION SOLAIRE DE "KENATU" UN GRAND ROI PRETRE DE L'EGYPTE ANTIQUE).

PRATIQUANT LE BUKONGO...JE PEUX VOUS DIRE CECI : "VOUS RESSENTEZ REELLEMENT L'ENERGIE TERRESTRE QUI PASSE PAR VOS PIEDS ET CETTE ENERGIE COMMENCE A MONTER VERS LA TETE ...AFIN DE REALISER EN VOUS LE "BUNDU DIA KONGO"...CELA DEMANDE BEAUCOUP DE TEMPS ET DE PATIENCE...


LE BUKONGO ELUCIDE L'ORDRE DE L'UNIVERS ET ECLAIRE LA VOIE DE LA COMPREHENSION SPIRTUELLE : NZILA KONGO

LES PRATIQUES DU BUKONGO VOUS PERMETTRONT DE REVEILLER EN VOUS LE "NIOKA MOYO" LE SERPENT DE VIE QUI RETABLIRA LE LIEN ENTRE VOUS ET LA DIVINITE. NLONGI'A KONGO NE MAKANDALA NE MUANDA NSEMI EST NOTRE BERGER , NOTRE LUMIERE ...


BUNDU DIA KONGO EST NOTRE VOIE SPIRITUELLE POUR NOUS GUIDER...DANS LE NZILA KONGO...LE NZILA NZAMBI. MU NKUMBU'A MFUMU'ETO NE MUANDA KONGO TULOMBELE BO INGETA !

MES REFERENCES (ouvrages à consulter absolument):

- KIMPUANZA KIA KIMPEVE NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- KANDA DIA KONGO NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- BUKONGO NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- LES SABOTEURS DE L'AUTHENTICITE NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- LES SURNOMS DES BAKONGO NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- LES MYSTERES DU KIKONGO NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- L’HISTOIRE DU KONGO CENTRAL NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- EGYPTIAN BOOK OF DEAD VERSION W.BUDGE
- LE LIVRE DES MORTS DES ANCIENS EGYPTIENS VERSION KOLPAKTCHY
- LE LIVRE DES MORTS DE L'EGYPTE ANCIENNE EST UN LIVRE D'INITIATION S.MAYASSIS
- MYSTERES ET INITIATIONS DE L'EGYPTE ANCIENNE. S.MAYASSIS
- LES DESCENDANTS DES PHARAONS A TRAVERS L'AFRIQUE.
PRINCE DIKA AKWA NYA BONAMBELA
- ASPECTS DE LA CIVILISATION AFRICAINE HAMPATE BA
- UNE BIBLE NOIRE COSMOGONIE BANTU FOURCHE MORLIGHEM
- LE MVETT L' HOMME LA MORT ET L'IMMORTALITE.
TSIRA NDONG NDOUTOUME
- ESSAI SUR LA RELIGION BAMBARA. Germaine Diertelen

- LES DOGONS NOTION DE PERSONNE ET MYTHE DE LA CREATION. Germaine Diertelen
Source :
http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

Le calendrier égyptien

Les Egyptiens anciens avaient mis au point un calendrier qui, suivant les meilleurs spécialistes en la matière, est assurément le seul calendrier intelligent qui n’ait jamais existé dans l’histoire humaine. A partir de 4236 avant notre ère, l’Afrique invente le calendrier sidéral fondé sur le lever d’une étoile : le SIRIUS


C’est l’étoile la plus brillante du ciel, elle se lève en même temps que le soleil sous la latitude de Memphis toutes les 1460 ans. Ainsi donc, les égyptiens connaissaient l’année bissextile bien avant la Mésopotamie qui n’a jamais pu avoir un calendrier régulier digne de ce nom. Les égyptiens y tenaient tant si bien que Pharaon (« La belle et grande maison ») avait crée un service spécial pour observer l’écart à travers le temps entre le calendrier sidéral et le calendrier ordinaire.

Description :Nos Ancêtres mesuraient le temps comme nous en années, mois, jours, heures. Les années étaient numérotées en années de règne par rapport à l’intronisation du pharaon, et non pas comme nous en partant d’un point zéro. L’année égyptienne était divisée en 12 mois, chacun de 30 jours. Chaque mois était divisé en 3 décades (de 10 jours). Les textes astronomiques subdivisent le ciel nocturne en 30 décans, suivant le lever de constellations à certaines heures de la nuit. Chaque décan représentait une décade dans le calendrier. Les mois étaient regroupés en 3 saisons :

-AKHET (la crue), à peu près de mi-juillet à mi-novembre ;
-PERET (le reflux, ou l’hiver), à peu près mi-novembre à mi-mars ;
-et CHEMOU (la moisson ou peut-être littéralement, les basses eaux), à peu près de mi-mars à mi-juillet, moment où l’on moissonnait les blés.

Les saisons :
CHEMOU du 16 mars au 13 juillet.
AKHET du 19 juillet au 15 novembre.
PERET du 16 novembre au 15 mars.
Les mois :
THOT du 19 juillet au 17 août.
PAOPHI du 18 août au 16 septembre.
ATHYR du 17 septembre au 16 octobre.
CHOIAK du 17 octobre au 15 novembre.
TYBI du 16 novembre au 15 décembre.
MECHIR du 16 décembre au 14 janvier.
PAMENOTH du 15 janvier au 13 février.
PHARMOUTI du 14 février au 15 mars.
PAKHONS du 16 mars au 14 avril.
PAYNI du 15 avril au 14 mai.
EPIPHI du 15 mai au 13 juin.
MESORE du 14 juin au 13 juillet.

Les jours épagomènes :
Pour arriver à 365 jours, on ajoutait 5 jours intercalaires (ou épagomène) après la fin de Chemou ; jours néfastes, ceux-ci étaient considérés comme les anniversaires d’Osiris, de Seth, d’Isis, de Nephtys et d’Horus du 14 au 18 juillet.

• 14 juillet : Naissance d'Osiris.
• 15 juillet : Naissance d'Horus.
• 16 juillet : Naissance de Seth.
• 17 juillet : Naissance d'Isis.
• 18 juillet : Naissance de Nephtys.

Des décalages :

Ce système très simple avait des avantages certains : mois de longueur égale, les semaines ne chevauchaient ni les mois ni les années. Ce système calendaire ne connaissait pas d’années bissextiles, qui n’apparaîtront seulement à l’époque romaine. Ce manque leur faisait prendre un jour de retard tout les quatre ans. Ainsi le calendrier se décalait progressivement par rapport à l’année naturelle. En effet, nos Ancêtres ingénieux avaient conçu un calendrier sur un cycle de 1460 ans, période pendant laquelle le lever de Sirius (Sopdet) coïncidait avec le Nouvel An du calendrier. Il faut imaginer la durée dont une civilisation a besoin pour concevoir un système calendaire sur un cycle si long, le sens d’observation de ses savants et un goût de la précision inégalée. La division du jour en 24 heures, 12 diurnes et 12 nocturnes est aussi une invention égyptienne. Le temps se mesurait au moyen de clepsydres en forme de bol gradué, d’où l’eau tombait goutte à goutte par un trou.

Comparaison avec notre calendrier :

Pour exprimer une date, on écrivait, par exemple : An 5, 3ème mois de l’Hiver, jour 13. Le système égyptien, simple et clair, était supérieur au système occidental, reconnaissent leurs spécialistes puisqu’il avait l’avantage de ne présenter ni des mois de longueur inégale, ni des semaines chevauchant les mois et les années. Les astronomes de l’époque hellénistique n’ont pas manqué de reconnaître les avantages du calendrier égyptien et l’ont utilisé pour leurs calculs ; il a survécu au Moyen Age et Copernic s’en est encore servi.


Mbote les BAKONGO (1)

La constellation du CHIEN est le groupe d'étoiles dont fait partie SIRIUS. Ce groupe d'étoiles est au SUD de la magnifique constellation d'ORION. SIRIUS était connue des anciens égyptiens sous le nom de SEPEDET associée à ISIS. Il y a plus de 6236 ans que le premier calendrier sidéral basé sur le lever héliaque de SIRIUS (cette étoile précède le lever du SOLEIL) a été créé en EGYPTE ANTIQUE par nos ancêtres NOIRS.

Tous les 1460 ans se fait ce phénomène astronomique important car le lever de SIRIUS marquait le NOUVEL AN EGYPTIEN. La GRANDE PYRAMIDE de GUIZEH est orientée sur le BAUDRIER D'ORION avec deux ouvertures l'une sur SIRIUS l'autre sur la POLAIRE. Pour les égyptiens SIRIUS étaient associés à la déesse ISIS et à la crue du NIL source de vie des égyptiens. Nous savons grâce aux DOGON que SIRIUS est une étoile double qu'ils appellent SIGI TOLO (Sirius A) et PO TOLO (Sirius B).

Deux divinités sont associées à ces deux étoiles le NOMMO pour SIGI TOLO et le OGO pour PO TOLO. Ces deux divinités des DOGON sont en fait OSIRIS/NOMMO et SETH/OGO (lire la cosmogonie des DOGON).

Chez les BAMBARA ils sont appelés FARO/NOMMO et MPEMBA/OGO.
Chez les BENA KONGO : ZITA DIA NZA
Chez les DUALA : NSOTE
Chez les SAHARIENS : SAHEL
Chez les PEULS : KOODAL l'étoile à 5 branches comme chez les égyptiens.

Le mot CANICULE vient du fait lors du lever héliaque de SIRIUS, une fournaise de chaleur s'ajoute à celle du SOLEIL fortifiant certains (hommes, animaux, plantes) et détruisait d'autres.(attention les MINDELE) . En fait SIRIUS est l'étoile de la plénitude du SAVOIR. D'autres peuples d'AFRIQUE NOIRE connaissent et vénèrent cette étoile mystérieuse. Les FANG la nomment AKI NGOSS EYO (l'oeuf de cuivre de EYO)

Les DOGON, BOZO, MINIANKA, BAMBARA célèbrent le SIGI (une fête liée à SIRIUS tous les 60 ans) quand SIRIUS est alignée avec JUPITER et SATURNE. C'est la fête de la venue de la PAROLE associé au NOMMO et à l'invention de la MORT. C'est seulement en 1862 que SIRIUS été découverte en EUROPE et en 2001 que les EUROPEENS ont obtenus un cliché de SIRIUS B qui confirmait le SAVOIR MILLENAIRE des DOGON.

Un magazine CIEL ET ESPACE (numéro mars 2006) dit à la page 14 :

 
"comment les DOGON dépourvus de télescopes, ont-ils eu accès à ce savoir? Il n'existe toujours pas de réponse ferme à cette question. Les explications les plus raisonnables mettent en avant un contact avec les OCCIDENTAUX avant l'arrivée des ethnoloques français MARCEL GRIAULE et DIERTELEN, ou plus simplement une similitude fortuite entre un mythe et la réalité astrophysique."


Reste une autre possibilité les DOGON auraient acquis des EGYPTIENS leur savoir sur SIGI TOLO/SIRIUS et auraient interprété son rougissement comme le signe qu'elle possèdait un compagon invisible SIRIUS B /PO TOLO. Ils sont MEPRISANT ces MINDELE.


Pour les BOZO cousins des DOGON, SIRIUS est la grande étoile qui leur a enseigné le secret du temps dont le symbole est le POISSON. MBOCHI, DOGON, EGYPIENS ANTIQUES assimilent le sacrifice de leur héros culturel (OSIRSIS/NOMMO/FARO) au sacrifice de SERPENT COSMIQUE qui produisit à l'origine du monde et sépara tête et queue, saison des pluies et saison sèche et à l'explosion qui partagea l'ETOILE-MERE en constellations scintillantes.

SIRIUS est l'ETOILE DES NOIRS.


Les égyptiens représentaient SIRIUS sous la forme des deux soeurs jumelles ISIS et NEPHTYS couplées à OSIRIS et SETH. ISIS était associée à la vie, la fécondité et à l'humidité. NEPHTYS était associée à la mort, la stérilité et la sècheresse.

Les BAKONGO ont construit le KONGO DIA NTOTELA sous la configuration astronomique de SIRIUS " ZITA DIA NZA". Cela rappelle étrangement les constructions égyptiennes orientées vers les CONSTELLATIONS DU CIEL. Le temple de IOUNOU/HELIOPOLIS était orienté vers la constellation de SIRIUS. Celui de HET KA PTAH/MEMPHIS était orienté sur la constellation du LION. Celui de WASSET/THEBES était orienté sur la GRANDE OURSE.

Ce sont les mêmes configurations astroniques du KONGO DIA NTOTELA qui se trouve sous ces 3 constellations associées à:

 
-KONGO KALUNGA/NSAKU (HOSI/LION) prêtrise couleur bleue : NTU A NKOSI (LA TETE DU LION).

-MBUMBA/MPANZU (ZITA DIA NZA/SIRIUS) science couleur jaune : NTIMA NKOSI (LE COEUR DU LION)
-MPUNGU/NZINGA (KIBELETE KIANENE/OURSE) politique couleur rouge : KIANDU KIA NKOSI (LE TRONE DU LION)


Les entités de SIRIUS nous surveillent en attendant la fin de notre cycle pour se révéler. C'EST DE CETTE ETOILE (KAKONGO = SIRIUS "B") QUE PROVIENDRA LE GRAND ETRE DE L'ESPACE : LE "NKUA TULENDO"....

SEPEDET (SIRIUS) était L'ETOILE CONSACREE des ANCIENS EGYPTIENS qui était associée tantôt à ASET (ISIS) et à son fils HERU (HORUS).

Les TEXTES DES PYRAMIDES 632-634 disent :

" TA SOEUR ISIS VIENT A TOI SE REJOUISSANT DE TON AMOUR POUR TOI. TU L'AS PLACEE SUR TON PHALLUS ET TA SEMENCE SE REPAND EN ELLE QUI EST PRETE A LA RECEVOIR EN TANT QUE SEPEDET(SIRIUS) ET HERU SEPEDE (HORUS SIRIUS) EST SORTI DE TOI SOUS LA FORME D'HORUS QUI EST EN SIRIUS".


Nous savons d'après la COSMOGONIE des DOGON que SIRIUS est une ETOILE DOUBLE qu'ils nomment :
- SIGI TOLO (SIRIUS "A")
- PO TOLO (SIRIUS "B")


Ils existent aussi des satellites aussi dans l'horizon de SIRIUS. Pour les ANCIENS EGYPTIENS, la CONSTELLATION D'ORION (SAH) était associée au DIEU OUSIRE/OSIRIS et la CONSTELLATION DU CHIEN (SEPEDET) à ASET/ISIS. Le lever Héliaque de SIRIUS marquait le nouvel an égyptien.

Nous savons :

- un jour : un jour solaire
- 365 jours : cycle solaire
- 1460 ans : cycle sothiaque (retour du jour de l'an au lever héliaque de SIRIUS
- 2160 ans : grand cycle solaire
- 25920 ans : cycle de la précession ou grande année.


SIRIUS était adoré en EGYPTE sous des différents noms :

- SATIS à ELEPHANTINE (parèdre de KHNOUM)

- MAAT à HERMOPOLIS (parèdre de DJEHUTY)

- HET HERU à HELIOPOLIS (parèdre de RA)

- SEKHMET à HET KA PTAH (parèdre de PTAH)

- MOUT à THEBES (parèdre de AMEN)

- ASET à ABYDOS (parèdre de OUSIRE)


La MERE et l'ENFANT représentent en réalité SIRIUS "A" et SIRIUS "B". Le nom de HERU AKHTY (HORUS DE L'HORIZON) est associé au LEVER HELIAQUE DE SIRIUS et non au SOLEIL . Le nom AKHET (AKHET) est aussi associé à SIRIUS.

Le MAKANDALA KENATU (AKHENATEN) avait déplacé sa capitale car à son époque il y avait un LEVER HELIAQUE DE SIRIUS en -1321 ans. Il donna comme nom à sa ville sacrée : AKHET ATEN (DISQUE DE L'HORIZON/SIRIUS). SIRIUS occupe un rôle important dans de nombreuses COSMOGONIES de KATIOPA (nom KIKONGO d'Afrique voulant dire CENTRE DE L'UNIVERS) . Par exemples :


- chez les BENA KONGO c'est ZITA DIA NZA qui est le SOLEIL CENTRAL QUI GOUVERNE 7 SOLEILS

- chez les DUALA c'est NSOTE (SIRIUS) qui marque le début de l'année

- chez les VENDA le SERPENT COSMIQUE est associé à SIRIUS

- chez les DOGON le SIGI TOLO est la fête du RENNOUVELLEMENT DE LA CREATION est associée à SIRIUS

- chez les VAGANDA c'est SIRIUS qui est l'ETOILE DE REFERENCE

- chez les BAMANA (bambara) SIRIUS est associée à FARO le MAITRE DU VERBE et des EAUX

-chez les PEUL la GRANDE ETOILE INITIATIQUE est KOODAL ( la grande scintillante à cinq têtes) qui est SIRIUS.


Nous voyons que les COSMOGONIES EGYPTIENNES sont conservées en AFRIQUE NOIRE
Dans les initiations secrètes SIRIUS est l'ETOILE DE LA HAUTE CONNAISSANCE car c'est le lieu d'ORIGINE DES DIEUX.

Une PROPHETIE KONGO dit :

"LORSQUE LES FILS DU MONDE DES TENEBRES ARRIVERONS A DEVIER COLLECTIVEMENT LE MONDE DU DROIT CHEMIN LA LUMIERE QUI REHABILITERA LE MONDE PROVIENDRA DE "KONGO DIA NTOTELA" AU TEMPS PREVU PAR LE SEIGNEUR (NE MUANDA KONGO) LORSQUE "MBUETETE YA NSILULU" (l'étoile de la promesse) VIENDRA AU KONGO DIAKATI (KONGO CENTRAL).


MBUTETE YA NSILULU est l'ETOILE A SIX POINTES représentant L'ALLIANCE DES FILS DU CIEL ET DES FILS DE LA TERRE...

MATONDO NE MUANDA KONGO
 

1. http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/2008/01/11/7524739.html

jeudi 12 mai 2011

Casser le nègre comme le cheval

by Jean-Jacob Bicep on Thursday, May 13, 2010 at 5:03pm
http://www.facebook.com/note.php?note_id=424304140843


Le 27 avril 1848, la France prend un décret abolissant l’esclavage dans ses colonies. Dans les faits ce sera, le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe et le 10 juin et Guyane pour ce qui est de ses colonies d’Amériques. Aujourd’hui, chaque 23 mai, les descendants d’esclaves français rendent hommage aux victimes de l’esclavage colonial. Chaque 10 mai, la république commémore les abolitionnistes et les anciennes terres d’esclavage d’Amérique commémorent leurs héros les 22 mai en Martinique, 27 Mai en Guadeloupe et 10 Juin en Guyane.
Nous sommes donc dans la pleine période des manifestations relatives à l’esclave. Alors, je livre à votre sagacité deux textes vieux de 300 ans :

- Un discours prononcé par Willie Lynch au bord du fleuve James dans la colonie de virginie en 1712. Lynch était un propriétaire d’esclaves anglais des Caraïbes. Il fut invité pour enseigner ses méthodes aux propriétaires d’esclaves. Le terme « Lynching » (lyncher) est dérivé de son nom.
- « LET’S MAKE A SLAVE » de Frederick Douglas est une étude du procédé prétendument scientifique du « cassage » de l’homme et de la fabrication d’esclave. Cela décrit les résultats des idées anglo-saxonnes et des méthodes pour assurer la relation maître/esclave.


DISCOURS PRONONCE PAR WILLIE LYNCH DANS LA COLONIE DE VIRGINIE EN 1712


« Messieurs, je vous salue ici sur la rive du fleuve de James en l’année mille sept cents douze de notre seigneur. D'abord, je vous remercie, messieurs de la colonie de la Virginie, de me faire venir ici. Je suis ici pour vous aider à résoudre certains de vos problèmes avec les esclaves. Votre invitation m'a atteint sur ma modeste plantation des Antilles, où j'ai expérimenté avec quelques-unes des plus récentes et des plus anciennes méthodes pour le contrôle des esclaves. La Rome antique nous envierait si mon programme est mis en application. Alors que notre bateau accosta au sud du fleuve James, nommé après notre roi illustre, dont nous chérissons sa version de la bible, j'ai vu assez pour savoir que votre problème n'est pas unique.


Tandis que Rome utilisait des cordes de bois comme croix pour tenir les corps humains en grand nombre le long de ses chemins, vous utilisez ici l'arbre et la corde occasionnellement. J’ai aperçu le corps d'un esclave mort pendu a un arbre quelques kilomètres en arrière. Vous ne perdez pas seulement des réserves de valeurs par la pendaison, vous avez des soulèvements, les esclaves s'enfuient, vos collectes ne rapportent pas le bénéfice maximum, vous souffrez d'incendies occasionnels, vos animaux sont tués.

Messieurs, vous savez quels sont vos problèmes; Je n'ai pas besoin de les énumérer, je suis ici pour vous présenter une méthode afin de les résoudre. Dans mon sac ici, J'AI UNE METHODE COMPLETE POUR CONTRÔLER VOS ESCLAVES NOIRS. JE GARANTIS A CHACUN D’ENTRE VOUS QU’ÉTANT INSTAURÉ CORRECTEMENT, ELLE CONTRÔLERA LES ESCLAVES PENDANT AU MOINS 300 CENT ANNÉES.


Ma méthode est simple ; N'importe quel membre de votre famille ou de votre entourage peut l'utiliser. J’ai tracé les grandes lignes d'un certain nombre de différences parmi les esclaves, et je prends ces différences et les rends plus grandes. J'utilise la MÉFIANCE ET L'ENVIE pour la commande. Ces méthodes ont fonctionnées dans ma modeste plantation des Antilles et cela fonctionnera dans tout le sud. Prenez cette simple petite liste de différences, et méditez dessus.

Au top de ma liste il y a L’AGE, mais il est là seulement parce qu'il commence par A. La seconde est COULEUR ou teint, il y a L’INTELLIGENCE, la TAILLE, le SEXE, la TAILLE DES PLANTATIONS, le STATUS dans les plantations, L’ATTITUDE des propriétaires, si les esclaves vivent dans la vallée, sur une colline, à l'est, à l'ouest, au nord, au sud, ont les cheveux fins, cheveux bruts, ou sont grand ou court.


Maintenant que vous avez une liste de différences, je donnerai un contour d'action, mais avant à celui, je vous assure que LA MEFIANCE EST PLUS FORTE QUE FONT CONFIANCE, ET L'ENVIE EST PLUS FORTE QUE L'ADULATION, LE RESPECT OU L'ADMIRATION. L'esclave noir, après réception de cet endoctrinement, sera « auto-réapprovisionnant » pour des CENTAINES d'années, peut-être des MILLIERS.


N'oubliez pas que vous devez monter le VIEUX mâle noir contre le JEUNE mâle noir, et le JEUNE mâle noir contre le VIEUX mâle noir. Vous devez utiliser les esclaves a peau FONCÉ contre les esclaves a peau CLAIRE, et les esclaves a peau CLAIRE contre les esclaves a peau foncé. Vous devez utiliser la FEMELLE contre le MALE, et le MALE contre la FEMELLE. Il faut également que vos domestiques blancs et les contrôleurs méfient de tous les noirs, mais il est nécessaire que VOS ESCLAVES FASSENT CONFIANCE ET DEPENDENT DE NOUS. ILS DOIVENT NOUS AIMER, NOUS RESPECTER ET NE FAIRE CONFIANCE QU’A NOUS UNIQUEMENT.

Messieurs, ces kits sont vos clés pour la commande. Utilisez-les. Que vos épouses et vos enfants les utilisent, ne manquez jamais une occasion. Utilisez cette méthode de façon intense pendant une année, les esclaves eux-mêmes resteront perpétuellement méfiants. Merci des messieurs, »
Willie Lynch


FAISONS UN ESCLAVE (« LET’S MAKE A SLAVE » de Frederick Douglas)


C’était dans l’intérêt et l’affaire (le business) des esclavagistes d’étudier la nature humaine, la nature de l’esclave en particulier, en vue de résultats pratiques. Moi même et beaucoup d’entre eux ont atteint d’étonnantes capacités dans cette direction. Ils n’avaient affaire ni à la terre, au bois et à la pierre, mais à des hommes, et pour leur propre sécurité et prospérité, ils avaient besoin de connaître le matériel sur lequel ils allaient travailler. Conscient de l’injustice et du mal qu’ils perpétraient chaque heure et sachant ce qu’ils feraient eux-mêmes (dans cette situation). Etaient-ils les victimes d’un tel mal ? Ils surveillaient constamment les premiers signes de « craintives récompenses ». Ils observaient donc avec un œil habile, apprirent à lire avec une grande exactitude l’état d’esprit et le cœur de l’esclave, à travers son visage. Une inhabituelle sobriété, des distractions apparentes, maussaderie et indifférence, toutes humeurs hors de l’ordinaire étaient suffisantes pour suspicion et enquêtes.


« LET’S MAKE A SLAVE » de Frederick Douglas est une étude du procédé scientifique du « cassage » de l’homme et de la fabrication d’esclave. Cela décrit les résultats des idées anglo-saxonnes et des méthodes pour assurer la relation maître/esclave.


LET'S MAKE A SLAVE "The Original and Development of a Social Being Called "The Negro”.
Faisons un esclave.


De quoi avons nous besoin? Tout d’abord il nous faut un homme nègre, une femme négresse enceinte et son bébé nègre. Second, nous utiliseront le même principe de base employé pour casser un cheval, combiné avec quelques facteurs plus soutenus. Ce que nos faisons avec les chevaux c’est les casser d’une forme de vie à une autre qui les dépossède de leur état naturel, dans la nature. Tandis que la nature les pourvoit avec les capacités naturelles pour prendre soin de leurs progénitures, nous les cassons de ce cordon (lien) d’indépendance et nous créons donc un état de dépendance, ainsi nous sommes capables d’obtenir d’eux une production utile pour les affaires et le plaisir.


PRINCIPES CARDINAUX POUR FAIRE UN NÉGRE


De peur que nos générations futures ne comprennent pas les principes du cassage pour les deux bêtes, le nègre et le cheval. Nous savons que des plannings économiques courts résultent en des périodes économiques chaotiques; donc pour éviter des dommage dans l’économie, nous devons planifier en détails. Le cheval et le nègre sont mauvais pour l’économie dans leur état sauvage. Ils doivent tout deux être cassé et attaché pour une production ordonné. Pour l’ordre, une attention spéciale et particulière doit être accordé a la FEMELLE et au JEUNE enfant. Ces derniers doivent être HYBRIDES pour produire une variété et une quantité de travail. Tous deux doivent être enseigné à répondre à un nouveau langage particulier. Des instructions psychologiques et physiques de conditionnement doivent être crée pour eux.

Un animal et un nègre sauvage sont tous deux dangereux même s’ils sont capturés, car ils auront tendance à chercher à retrouver leur liberté, et en faisant cela, ils pourraient vous tuer pendant votre sommeil. Vous ne pouvez pas vous reposer. Ils dorment quand vous êtes éveillé, et sont éveillés lorsque vous dormez. Ils sont DANGEREUX près de la maison familiale et cela demande trop de travail à les surveiller hors de la maison. Par dessus tout, vous ne pouvez pas les faire travailler dans cet état naturel. C’est pourquoi le cheval et le nègre doivent tous deux être cassé; il s’agit de les casser d’une vie mentale à une autre. LAISSEZ LE CORPS, PRENEZ L’AME!


En d’autre termes, cassez la volonté de résister
. Le procédé du cassage est le même pour le cheval et pour le nègre, il varie seulement et légèrement en degrés. Mais comme nous l’avons dit plus tôt, il y a un art dans le planning économique détaillé. VOUS DEVEZ GARDER VOS YEUX ET VOS PENSÉE SUR LA FEMELLE et sur L’ENFANT du cheval et du nègre. Un bref discours sur le développement de l’enfant va mettre de la lumière sur la clé des principes économiques.

Prêtez peu d’attention sur la génération du cassage original, mais CONCENTREZ VOUS SUR LA GENERATION FUTURE.

Ainsi, si vous cassez la mère, elle va casser l’enfant dans ses premières années de développement et lorsque l’enfant est assez âgé pour travailler, elle va vous le livrer (comme sur un plateau) car ses tendances protectrices auront étés perdues durant le cassage original. Par exemple prenez le cas de deux chevaux sauvages, une jument et un poulain et comparez le procédé du cassage avec deux nègres capturés dans leur état naturel, une négresse enceinte avec son enfant. Prenez le cheval et cassez le pour un conditionnement limité.


Cassez la femelle complètement jusqu’a ce qu’elle deviennent très docile, jusqu’a ce que vous ou n’importe qui puisse la chevaucher confortablement.


Elevé le cheval jusqu’a ce que vous obteniez la portée désiré. Ensuite vous pouvez libérer, rendez la liberté au cheval jusqu’à ce que vous ayez de nouveau besoin de lui. entraînez la femelle afin qu’elle vous mange dans la main, et elle enseignera son enfant à vous manger dans la main également. Quand au cassage du nègre non civilisé, utilisez le même procédé, mais variez les degrés et augmenter la pression pour créer un retournement d’esprit complet. Prenez le nègre le plus méchant et agité, dénudez-le devant les autres nègres, la femelle et l’enfant, brûlez-le, attachez chacune de ses jambes à un cheval différent faisant face à une direction opposée, faites partir les chevaux pour le “déchirer” devant l’autres nègres.


L’étape suivante consiste à prendre un autre nègre et avec un fouet le battre à mort, devant la femelle et l’enfant. Ne le tuez pas, METTEZ CRAINTE DE DIEU EN LUI afin qu’il soit utile pour les futures reproductions.

LE PROCÉDÉ DE CASSAGE DE LA FEMME AFRICAINE


Prenez la femelle et faites une série de test sur elle pour voir si elle se soumettra volontairement à vos désires. Testez-la de toutes les manières, parce qu’elle est le facteur le plus important pour une bonne économie. Si elle montre le moindre signe de résistance à se soumettre complètement à votre volonté, n’hésitez pas à utiliser le fouet sur elle pour extraire la dernière part de sa fierté d’elle. Prenez garde à ne pas la tuer, car dans ce cas vous gaspillerez une bonne économie. En état de soumission complète, elle entraînera son enfant dès son plus jeune âge à travailler quand elle sera en âge de le faire. Comprendre cela est la meilleur des choses.


Nous allons donc aller plus profondément dans ce domaine concernant ce que nous avons produit dans le procédé du cassage de la négresse. Nous avons inverse la relation, dans son état naturel non civilisé elle aurait eu été dépendant du nègre non civilisé, et elle aurait eu une tendance protectrice limité envers son enfant, et elle l’aurait éduqué pour qu’il soit dépendant comme elle. La nature a créé ce type de balance. Nous avons inverse la nature en brûlant et écartelant un nègre non civilisé et en fouettant l’autre à mort, tout cela en sa présence. En étant seule, non protégé, avec l’image du male détruit, la situation l’a causé à quitter son état psychologique d’indépendance à un état d’indépendance glacé (figé). Dans cet état, elle va éduquer son enfant MALE et femelle en rôle inverse.


Par CRAINTE pour la vie des jeune males elle va les entraîner psychologiquement a être MENTALEMENT FAIBLE et DEPENDANT, mais PHYSIQUEMENT FORT. Parce qu’elle est devenu psychologiquement indépendante, elle entraînera ses enfant femelles a être psychologiquement dépendant.


Qu’avez vous donc?


Vous avez la NÉGRESSE A L’AVANT ET LE NÉGRE A L’ARRIERE ET APPEURÉ. C’est une situation parfaite pour l’économie. Avant le procédé de cassage, nous devions être sur nos gardes a tout moment. Désormais nous pouvons dormir tranquille, car à cause d’une grande crainte sa femme se tient en tant que garde pour nous. L’enfant ne peut pas éviter le procédé, il est instrument utile prêt a être attaché au cheval à un tendre âge. Lorsque l’enfant nègre atteint l’âge de 16 ans, il est complètement cassé, prêt pour une longue vie de travail, et à la reproduction d’une forte unité de travail.


Périodiquement, par le cassage du nègre sauvage non-civilisé, en jetant la négresse sauvage dans un état psychologique figé, en tuant l’image protectrice du male, et en créant un esprit de soumission et dépendant du male nègre, nous avons crée un cycle qui tourne sur son propre axe pour toujours, a moins qu’un phénomène ait lieu et rétablisse la position de l’esclave male et femelle.

Nous savons de quoi nous parlons par exemple. Prenez les deux unités économiques d’esclaves et examinez-les avec attention.

UNITÉ DE MARIAGE DES NÉGRES


Nous accouplons deux nègres avec deux négresses. Ensuite nous éloignons les nègres d’elles et nous continuons les faire travailler. Supposons qu’une des femelle enfante une négresse et que l’autre enfante un nègre. Les deux négresses étant sans l’influence de l’image du male nègre, figées avec une psychologie indépendante, vont éduquer leur enfant dans des positions inverses. Celle avec l’enfant femelle lui apprendra a être comme elle, indépendante et négociable (nous négocions avec elle, à travers elle, par elle, nous la négocions à volonté). Celle avec l’enfant nègre étant subconsciemment figée, craint pour sa vie et l’éduque afin qu’il soit mentalement dépendant et faible, mais physiquement fort , en d’autres termes, le corps au-dessus de l’âme. Dans quelques années, lorsque ces deux enfants deviennent fertiles pour une reproduction précoce, nous leur feront perpétrer le cycle. Ceci est un planning long et détaillé.


ATTENTION: POSSIBILITÉ D’INTRUSIONS NÉGATIVES


Plus tôt nous avons parlé du bien non économique du cheval et du nègre dans leur état naturel sauvage; nous avons parlé du principe du cassage et de les attacher ensemble pour une production ordonnée. Plus encore, nous avons parlé de prêter une attention particulière a la femelle sauvage et son enfant pour un futur planning ordonnée, puis plus récemment nous avons mentionné qu’en inversant les positions du male et de la femelle sauvage, nous avons crée un cycle qui tourne sur son propre axe pour toujours à moins qu’un phénomène ait lieu et rétablisse les positions des sauvages male et femelle.

Nos experts nous ont avertit à propos des possibilités que ce phénomène se produise, car ils dissent que l’esprit a une forte tendance à se diriger et se corriger sur une période de temps donné si cela touche à certaines bases historiques substantielles, et ils nous ont avertit que le meilleur moyen de gérer ce phénomène est “d’effacer” l’histoire mentale de la brute et de créer un multitude de phénomènes d’illusions, afin que chaque illusion tourne dans son propre orbite, quelque chose similaire a une balle flottant dans un vacuum (aspirateur?).


Cette création de multiples phénomènes d’illusions entre dans les principes de reproduction du nègre et du cheval comme mentionné plus haut, le but est de créer une division diversifié de travail, créant ainsi différents niveaux de travail et différentes valeurs d’illusions à chaque niveau de connexion de travail.

Le résultat est la rupture des points de départs originaux pour chaque sphère d’illusion. Puisque nous avons le sentiment que le sujet ne devrait être plus compliqué alors que nous procédons dans l’explication de notre plan économique concernant le but, la raison et l’effet de la reproduction des chevaux et des nègres, nous allons donner les termes de définition suivants pour les générations futures. Le cycle à orbite signifie quelque chose qui tourne et ayant une tache. L’axe signifie sur quoi ou autour de quoi le corps tourne. Le phénomène signifie quelque chose au-dessus des conceptions ordinaires et inspire crainte et émerveillement.


La multiplicité signifie un grand nombre. Cela veut dire un globe. La reproduction croisée d’un cheval signifie prendre un cheval et le l’accoupler avec un âne, vous obtenez donc une mule qui n’est pas productive. La reproduction croisée des nègres signifie prendre autant de bonnes goûtes de sang blanc et les mettre dans autant de négresses que possible, en variant les doses avec le ton voulu, puis les laisser s’accoupler entre eux jusqu’a ce qu’un autre cycle de couleur apparaisse comme vous le désirez.


Ce que cela veut dire c’est; mettez le nègre et le cheval dans un pot de reproduction, mélanger le avec des asses et du bon sang blanc et qu’est-ce que vous obtenez? Vous avez une multitude de couleurs, des nègres inhabituels (spéciaux) certains auto-productifs, d’autres non (l’un constant [consistant ] l’autre mourrant, nous gardons celui qui est consistant car nous pouvons remplacer les mules par d’autres instruments).

LANGAGE CONTROLÉ


La reproduction terminée, pour un renforcement de leur point de départ, NOUS DEVONS COMPLETEMENT ANNIHILER LA LANGUE NATIVE du nouveau nègre et de la nouvelle mule et instituer un nouveau langage qui impliquera la nouvelle vie de travail des deux. Vous savez que la langue est une institution particulier. Cela mène jusqu’au Coeur des gens. Plus un individu connaît la langue d’un autre pays, plus il est capable de se déplacer dans tous les niveau de cette société. Donc, si un étranger est un ennemi du pays, au point qu’il maîtrise la langue, a ce point le pays est vulnérable a l’attaque ou l’invasion d’une culture étrangère. Par exemple, si vous prenez un esclave et que vous lui enseignez votre langage, il connaîtra tous vos secrets et il n’est plus un esclave car vous ne pouvez plus le tromper, et ETRE DUPE ET L’UN DES INGRÉDIENT BASIC DE LA MAINTENANCE DU SYSTEM ESCLAVAGISTE.


Par exemple, si vous dites a un esclave qu’il doit récolter “notre champs” et qu’il connaît bien la langue, il saura que “notre champs” ne signifiait pas “notre champs” et le système esclavagiste s’écroulerait, car il relaterai la base de ce que “notre champs” signifiait vraiment. Vous devez donc faire attention en mettant en place le nouveau langage car les esclaves seront bientôt dans votre maison, vous parlant “d’homme a homme” et c’est la mort de notre système économique. De plus, les définitions de mots ou de termes sont une petite partie du procédé.


Les valeurs sont crées et transportées a travers le langage. Une société totale (complète) possède beaucoup de systèmes de valeurs “inter-connectées” (connecté). Toutes les valeurs de la société ont des ponts (relais) de langage pour les connecter afin de fonctionner correctement dans la société. Mais dans ces ponts (relais) de langage, les systèmes de valeurs pourrait profondément être interféré et causer des conflits ou une guerre civile, le degrés de conflit étant déterminé par la magnitude des problèmes ou des forces relatives d’opposition peu importe la forme.


Par exemple, si vous mettez un esclave dans un enclos de cochon, que vous l’entraînez a y vivre et que vous lui incorporez de le considérer comme une situation de vie normal, le plus grand problème qu’il vous causera est qu’il vous ennuiera pour que l’enclos soit propre. Et quelque chose pourrait être incorporé dans son langage au point qu’il valorise une maison plus que son enclos de cochon, vous avez donc un problème. Il sera bientôt dans votre maison. (Note additionnelle: Henry Berry, parlant a la maison des délégué de Virginie en 1832, décrit la situation telle qu’elle existait dans le Sud a cette époque ainsi:


“Nous avons, autant que possible, fermer toutes les avenues par lesquelles la lumière pourrait entrer dans leurs âmes (les esclaves). Si nous pouvions supprimer la capacité a voir la lumière, notre travail serai complet; ils seraient alors au niveau des bêtes de champs et nous serions sauf. Je ne suis pas certains que nous ne pourrions pas le faire, si nous pourrions trouver le procédé, et ceci sur le prétexte de la nécessité”.)


Tiré de “Brown America, The story of a New Race” par Edwin R. Embree. 1931.
Source: The Talking DRAM.


NB: Ce texte remonte a près de 3 siècles, comprenez donc la longueur et les tournures particulières de certaines phrases…

Les accusations outre-tombe du Président Houpouet Boigny (FNB)

FHB disait:


"J'ai placé mon livre de comptes aux pieds de Saint-Pierre".


En lâchant cette phrase sibylline à l'attention de ceux qui critiquaient le gaspillage de milliards de deniers publics dans la construction de la Basilique de Yamoussoukro, le premier président indiquait-il en même temps la porte ou devrait frapper celui qui serait en poste en l'an 2000, pour réclamer une somme que l'on dit faramineuse, placée à la banque du Vatican pour son pays ? Sollicité par Jean-Paul II pour l'aider à éviter la ruine du Vatican a la suite du scandale de la Banco Ambrosianno et de la loge maçonnique P2, FHB accepte d'y placer de l'argent qui devrait être restitué à la CI en l'an 2000. Abdoulaye Fadiga, alors gouverneur de la BCEAO aurait facilité les transferts de ces sommes importantes qui devaient en principe atterrir sur le compte des opérations du Trésor français au titre des recettes d'exportations.


Dominique Ouattara, que l'on disait être sa maîtresse, a eu vent de l'opération et décide de coopter son amant ADO(Alassane Dramane Ouattara) au poste de président en l'an 2000. Cela passe par une série de manipulations. Michel Camdessus et son FMI ferment tous les robinets, tandis que s'instaure à Abidjan une ambiance insurrectionnelle destinée à forcer la main au Vieux : s'il veut l'argent du FMI et des autres institutions financières internationales, il devra appointer ADO comme premier ministre le seul en qui elles ont confiance. HB cède, ADO parvient au pouvoir.ADO, complètement étranger au marigot local, gère le pays de 1990 a 1993, s'enrichit de manière éhontée et se construit de toutes pièces une base politique sur les ferments de la religion et de l'ethnie.


Farouchement combattu au sein du PDCI, il lance une OPA sur le RDR de Djeni Kobina, dont il dévoie les idéaux pour en faire un parti religieux, ethnique et plus tard, rebelle. Les héritiers de FHB, Bédié, héritier présomptif et ADO, héritier présomptueux se livrent finalement une guerre de succession rendue encore plus âpre à raison de son enjeu financier, et trop occupés à se disputer, ils se font battre par un outsider, Laurent Gbagbo, qui du coup, serait allé réclamer son du au Pape Jean-Paul II, lequel devait le recevoir le 20 septembre 2002. La suite on la connaît, la veille se déclenchait la guerre qui nous tient encore. Aujourd'hui, Gbagbo est au pouvoir, mais l'argent de la CI est toujours au Vatican, surveillé de près par le même Michel Camdessus, qui est a la tête des finances papales, après avoir été éjecté du FMI dans des conditions calamiteuses.


Oui Mr Camdessus a été envoyé au Vatican pour contrôler ce fond. Source ; Conferences Camdessus voici un extrait; « Michel Camdessus siège désormais au conseil justice et Paix du Vatican, longtemps présidé par un autre Pyrénéen, le cardinal Roger Etchegaray, pour une fonction de conseil et de service non rémunéré ». Faut-il rappeler que c’est lorsque le Président Gbagbo était au Vatican pour discuter sur ce fond que tous les démons des troubles ont été libérés par les occultistes Français pour créer la crise de la Côte d’ Ivoire. La France a terriblement besoin de ces fonds. Aujourd'hui selon son premier ministre la faillite c'est aggravée. La france en faillite - une vidéo. Mais après plus de neuf ans de tentatives et d'échec par la France nous sommes arrivé au bout du rouleau. Mr Ouattara est aujourd'hui encore soutenu par Mr Camdessus et la France qui le considèrent comme celui qui est le plus proche de leurs intérêts plus que tout véritable Ivoirien, elle n'a pas du tout renoncé à mettre la main sur l'argent Ivoirien placé au Vatican. Comprenez qu'on veut faire de la Côte d’Ivoire le siège de la Zone 8 dans la division du monde en dix régions ou royaume.

Article Abdoulaye Siack


Source:


http://afrohistorama.over-blog.com/article-cote-d-ivoire-les-accusations-outre-tombe-du-president-houpouet-boigny-fnb-73665825.html

lundi 9 mai 2011

Calixthe Beyala: De ma méfiance à l'égard de Ouattara

De ma méfiance à l'égard de OUATTARA qui va au delà des clivages politiques



Quelqu'un m'a demandée pourquoi je n'aimais pas Ouattara ? Est-ce que Aimer ou Détester serait-il la question ? Nos émotions ont-elles de l'importance ?

Dans le cas d'espèce, j'ignorais jusqu'à présent l'homme politique symbolisé par Ouattara. Je connaissais l'argentier, le financier, celui qui œuvrait pour le FMI avec acharnement, l'homme des ajustements structurels, celui qui a permis aux puissances Occidentales de broyer l'Afrique à la fin des années 1980-début 1990. J'étais très jeune alors... Mais je n'ai rien oublié.

Après avoir sucé, spolié, écrasé l'Afrique trente ans après les indépendances, que ce continent se cherchait encore avec ses errances et ses erreurs, ses accointances et ses maladresses, ses réussites maigres, mais néanmoins ses réussites, l'Occident utilisa alors cet homme pour nous abattre. Il fut l'instrument du FMI pour la mise en place de ce qu'on appelait alors pompeusement " MESURES D'AJUSTEMENTS STRUCTURELS" qui eurent pour effet immédiat la privatisation de la plupart des sociétés africaines,- banques, ports, eaux, électricité et j'en passe, - dans la plupart de nos pays. Ces sociétés privatisées au profit de l'Occident se dépêchèrent de licencier les salariés par brassées et par fournées. Le mot le plus usité par nos frères et sœurs était " compression " !




J'ai été victime de la Compression du personnel" clamaient-ils en pleurnichant. Des millions de familles se retrouvèrent dans la misère la plus absolue. La misère en Afrique était devenue si grande, si grande et l'humiliation fut au rendez-vous. Une femme du nom d'Axelle Kabou écrivit un livre : " Et si l'Afrique refusait le développement ?" On l'invitait dans tous les parlements européens exposer sa thèse selon laquelle le peuple africain était composé d'inadaptés au bien être et au développement, qu'il refusait de s'épanouir. On l'applaudissait des deux mains. On se moquait des africains et des africains-descendants : " Pauvre peuple d'idiot", semblait nous dire chaque regard qui croisait notre chemin. D'ailleurs, je mis un point d'honneur à toujours refuser de débattre avec elle, car il y a des horreurs qui ne se contredisent pas !

A cela, oh oui, à cette grande misère, on ajouta la dévaluation du francs C.F.A, à tel enseigne qu'un professeur qui gagnait 200000 francs CFA se retrouvait du jour au lendemain avec 80 000. Quelle misère ! Quelle misère. Le peu d'argent que je gagnais à l'époque en tant que très jeune auteure, je l'expédiais sur le continent pour aider, ou du moins, continuer à faire scolariser malgré tout un certain nombre d'enfants.

Je me souviens de mes allées et venues au parlement français. j'essayais de convaincre quelques députés afin de les amener à demander aux investisseurs français de s'en aller en Afrique. Ils me regardaient goguenards : " Mais l'Afrique est foutue, ma chère Calixthe, disaient-ils. Et d'ajouter : L'Afrique c'est fini ! Nous allons investir en Europe de l'Est ! L'Europe de l'Est est notre avenir !"

Mais les dirigeants africains, du moins certains d'entre eux, prirent leur courage à deux mains. Ils se tournèrent vers l'Asie, vers l'Inde, vers le Brésil. Et les économies Africaines redémarrèrent un tout petit peu au premier tiers des années 2000 !

Et voilà le Ouattara qui revient dans les bagages des Occidentaux comme Président ! Comment lui accorder le moindre crédit ? Comment oublier que cet homme a fait le malheur des africains ? Voilà soudain l'Afrique redevenue très importante pour les Occidentaux, comment les croire ? Les voilà à faire gober leur fausse démocratie aux noirs, parce qu'ils se rendent compte que le continent est riche et pourrait s'en sortir sans eux ! Quelques naïfs y croient ! Et J'en suis triste ! Terriblement triste !

Je vous raconte cette histoire, parce que beaucoup d'entre vous sont très jeunes et n'ont pas connu cette épisode tragique du continent ; je vous raconte cette histoire parce que beaucoup d'entre vous se limitent à une histoire électorale entre les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara. Mes arguments vont au delà de ces clivages. Je vous raconte cette histoire parce que j'ai une mémoire et qu'un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.

Merci encore

Source:
http://afrohistorama.over-blog.com/article-calixthe-beyala-de-ma-mefiance-a-l-egard-de-ouattara-qui-va-au-dela-des-clivages-politiques-73453773.html




dimanche 1 mai 2011

Extension du domaine de la manipulation

Que se passe-t-il en Syrie ?
par Domenico Losurdo*
27 avril 2011




Alors que des centaines de Syriens, civils et militaires, viennent de tomber sous les coups de snipers financés par les saidiris et encadrés par la CIA, les médias occidentaux accusent le gouvernement de Bachar el-Assad de tirer sur sa population et sur ses propres forces de l’ordre. Cette campagne de désinformation vise à justifier une possible intervention militaire occidentale. Le philosophe Domenico Losurdo rappelle que la méthode n’est pas nouvelle. Simplement, les nouveaux moyens de communication l’ont rendue plus sophistiquée. Désormais, le mensonge n’est pas seulement véhiculé par la presse écrite et audiovisuelle, il passe aussi par Facebook et YouTube.


En un mois, plusieurs centaines de Syriens, civils et militaires, ont été assassinés par des groupes de francs-tireurs financés par le clan saoudien des Saidiris et encadrés par la CIA. Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison-Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? L’agence syrienne Sana rapporte la découverte de « bouteilles de plastique pleines de sang » utilisé pour produire « des vidéos amateurs contrefaites » de morts et blessés chez les manifestants. Comment lire cette information, que je reprends de l’article de L. Trombetta dans La Stampa du 24 avril ? Peut-être les pages qui suivent, tirées d’un essai qui sera bientôt publié, contribueront-elles à jeter quelque lumière là-dessus. Si quelqu’un se trouvait étonné voire incrédule à la lecture du contenu de mon texte, qu’il n’oublie pas que les sources que j’y utilise sont presque exclusivement « bourgeoises » (occidentales et pro-occidentales). (Voir aussi addenda en fin de texte, NdT).

« Amour et vérité »
Ces derniers temps, par les interventions surtout de la secrétaire d’État Hillary Clinton, l’administration Obama ne rate pas une occasion de célébrer Internet, Facebook, Twitter comme instruments de diffusion de la vérité et de promotion, indirectement, de la paix. Des sommes considérables ont été attribuées par Washington pour potentialiser ces instruments et les rendre invulnérables aux censures et attaques des « tyrans ». En réalité, pour les nouveaux media comme pour les plus traditionnels, la même règle est de mise : ils peuvent aussi être des instruments de manipulation et d’attisement de la haine et même de la guerre. La radio a été savamment utilisée en ce sens par Goebbels et par le régime nazi.

Pendant la Guerre froide, plus encore qu’un instrument de propagande, les transmissions radio ont constitué une arme pour les deux parties engagées dans le conflit : la construction d’un efficient « Psychological Warfare Workshop » est un des premiers devoirs assignés à la CIA . Le recours à la manipulation joue un rôle essentiel aussi à la fin de la Guerre froide ; entre-temps, à côté de la radio, est intervenue la télévision. Le 17 novembre 1989, la « révolution de velours » triomphe à Prague, avec un mot d’ordre qui se voulait gandhien : « Amour et Vérité ». En réalité un rôle décisif est joué par la diffusion de la fausse nouvelle selon laquelle un étudiant avait été « brutalement tué » par la police. C’est ce que révèle, satisfait, à vingt ans de distance, « un journaliste et leader de la dissidence, Jan Urban » protagoniste de la manipulation : son « mensonge » avait eu le mérite de susciter l’indignation de masse et l’effondrement d’un régime déjà périclitant.

À la fin de 1989, bien que fortement discrédité, Nicolae Ceausescu est encore au pouvoir en Roumaine. Comment le renverser ? Les mass media occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » perpétré à Timisoara par la police de Ceausescu. Qu’était-il arrivé en réalité ? Laissons la parole à un prestigieux philosophe (Giorgio Agamben), qui ne fait pas toujours preuve de vigilance critique à l’égard de l’idéologie dominante mais qui a synthétisé ici de façon magistrale l’affaire dont nous traitons :

« Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des cadavres à peine enterrés ou alignés sur les tables des morgues ont été déterrés en hâte et torturés pour simuler devant les caméras le génocide qui devait légitimer le nouveau régime. Ce que le monde entier avait sous les yeux en direct comme vérité sur les écrans de télévision, était l’absolue non-vérité ; et bien que la falsification fût parfois évidente, elle était de toutes façons authentifiée comme vraie par le système mondial des media, pour qu’il fût clair que le vrai n’était désormais qu’un moment du mouvement nécessaire du faux » .

Dix ans après, la technique décrite ci-dessus est de nouveau mise en acte, avec un succès renouvelé. Une campagne martèle l’horreur dont s’est rendu responsable le pays (la Yougoslavie) dont le démembrement a déjà été programmé et contre lequel on est déjà en train de préparer la guerre humanitaire :

« Le massacre de Racak est atroce, avec des mutilations et des têtes coupées. C’est une scène idéale pour susciter l’indignation de l’opinion publique internationale. Quelque chose semble étrange dans la tuerie. Les Serbes tuent d’habitude sans procéder à des mutilations […] Comme la guerre de Bosnie le montre, les dénonciations d’atrocités sur les corps, signes de tortures, décapitations, sont une arme de propagande diffuse […] Peut-être n’est-ce pas les Serbes mais les guérilleros albanais qui ont mutilé les corps » .

Si ce n’est qu’à ce moment-là, les guérilleros de l’UCK ne pouvaient pas être suspectés d’une telle infamie : c’étaient des freedom fighters, des combattants de la liberté. Aujourd’hui, au Conseil d’Europe, le leader de l’UCK et père de la patrie au Kosovo, Hashim Thaci, « est accusé de diriger un clan politico-criminel né à la veille de la guerre » et impliqué dans le trafic non seulement d’héroïne mais aussi d’organes humains. Voici ce qui arrivait sous sa direction au cours de la guerre : « Une ferme à Rripe, en Albanie centrale, transformée par les hommes de l’UCK en salle d’opération, avec comme patients des prisonniers de guerre serbes : un coup dans la nuque, avant d’explanter leurs reins, avec la complicité de médecins étrangers » (on présume occidentaux) . Et vient ainsi au jour la réalité de la « guerre humanitaire » de 1999 contre la Yougoslavie ; mais pendant ce temps son démembrement a été porté à terme et au Kosovo s’installe et veille une énorme base militaire étasunienne.

Faisons un autre saut en arrière de plusieurs années. Une revue française de géopolitique (Hérodote) a mis en relief le rôle essentiel joué, au cours de la « révolution des roses » qui a lieu en Géorgie à la fin de 2003, par les réseaux télévisés qui sont aux mains de l’opposition géorgienne et par les réseaux occidentaux : ils transmettent sans discontinuer l’image (qui s’est révélée ensuite fausse) de la villa qui serait la preuve de la corruption d’Edouard Chevardnadze, le dirigeant qu’il s’agit de renverser. Après la proclamation des résultats électoraux qui signent la victoire de Chevardnadze et qui sont déclarés frauduleux par l’opposition, celle-ci décide d’organiser une marche sur Tbilissi, qui devrait sceller « l’arrivée symbolique, et pacifique même, dans la capitale, de tout un pays en colère ».




Bien que convoquées de tous les coins du pays à grands renforts de moyens propagandistes et financiers, ce jour-là affluent pour la marche entre 5 000 et 10 000 personnes : « ce n’est rien pour la Géorgie » ! Et pourtant grâce à une mise en scène sophistiquée et de grande professionnalité, la chaîne de télé la plus diffusée du pays arrive à communiquer un message totalement différent : « L’image est là, puissante, celle d’un peuple entier qui suit son futur président ». Désormais les autorités politiques sont délégitimées, le pays est désorienté et abasourdi et l’opposition plus arrogante et agressive que jamais, d’autant plus que les médias internationaux et les chancelleries occidentales l’encouragent et la protègent . Le coup d’État est mûr, il va porter au pouvoir Mikhaïl Saakashvili, qui a fait ses études aux USA, parle un anglais parfait et est en mesure de comprendre rapidement les ordres de ses supérieurs.

Internet comme instrument de liberté (?)



Venons-en maintenant aux nouveaux media, particulièrement chers à Madame Clinton et à l’administration Obama. Pendant l’été 2009 on pouvait lire dans un quotidien italien réputé :

« Depuis quelques jours, sur Twitter, circule une image de provenance incertaine […] Devant nous, un photogramme d’une valeur profondément symbolique : une page de notre présent. Une femme avec le voile noir, qui porte un t-shirt vert sur des jeans : extrême Orient et extrême Occident ensemble. Elle est seule, à pieds. Elle a le bras droit levé et le poing fermé. Face à elle, imposant, la gueule d’un SUV, du toit duquel émerge, hiératique, Mahmoud Ahmadinejad. Derrière, les garde du corps. Le jeu des gestes touche : de provocation désespérée, celui de la femme ; mystique, celui du président iranien ».

Il s’agit d’ « un photomontage », qui certes semble « vraisemblable », pour arriver plus efficacement à « conditionner des idées, des croyances». D’autre part, les manipulations abondent. À la fin du mois de juin 2009, les nouveaux media en Iran et tous les moyens d’information occidentaux diffusent l’image d’une belle fille touchée par une balle : « Elle commence à saigner, elle perd conscience. Dans les secondes qui suivent ou peu après, elle est morte. Personne ne peut dire si elle a été prise dans le feu croisé ou si elle a été touchée de façon ciblée ». Mais la recherche de la vérité est la dernière chose à laquelle on pense : ce serait de toutes façons une perte de temps et ça pourrait même se révéler contre-productif. L’essentiel est ailleurs : « à présent la révolution a un nom : Neda ». On peut alors diffuser le message désiré : « Neda innocente contre Ahmadinejad », ou bien : « une jeunesse courageuse contre un régime vil ». Et le message s’avère irrésistible : « Il est impossible de regarder sur Internet de façon froide et objective la vidéo de Neda Soltani, la brève séquence où le père de la jeune femme et un médecin essaient de sauver la vie de le jeune iranienne de vingt-six ans » .




Comme pour le photomontage, dans le cas aussi de l’image de Neda, nous sommes en présence d’une manipulation sophistiquée, attentivement étudiée et calibrée dans tous ses détails (graphiques, politiques et psychologiques) dans le but de discréditer et de rendre la plus odieuse possible la direction iranienne. (Voir addenda en fin de texte, NdT).

Et nous arrivons ainsi au « cas libyen ». Une revue italienne de géopolitique a parlé à ce propos d’ « utilisation stratégique du faux », comme le confirme en premier lieu la « déconcertante affaire des fausses fosses communes » (et d’autres détails sur lesquels j’ai attiré l’attention). La technique est celle dont on se félicite et qu’on utilise depuis des décennies, mais qui à présent, avec l’avènement des nouveaux media, acquiert une efficience terrible : « La lutte est d’abord représentée comme un duel entre le puissant et le faible sans défense, et rapidement transfigurée ensuite en une opposition frontale entre le Bien et le Mal absolus ». Dans ces circonstances, loin d’être un instrument de liberté, les nouveaux media produisent le résultat opposé. Nous sommes en présence d’une technique de manipulation, qui « restreint fortement la liberté de choix des spectateurs » ; « les espaces pour une analyse rationnelle sont comprimés au maximum, en particulier en exploitant l’effet émotif de la succession rapide des images » .

Et ainsi, on retrouve pour les nouveaux media la règle déjà constatée pour la radio et la télévision : les instruments, ou potentiels instruments, de liberté et d’émancipation (intellectuelle et politique) peuvent se renverser et souvent se renversent aujourd’hui en leur contraire. Il n’est pas difficile de prévoir que la représentation manichéenne du conflit en Libye ne résistera pas longtemps ; mais Obama et ses alliés espèrent dans l’intervalle atteindre leurs objectifs, qui ne sont pas vraiment humanitaires, même si la novlangue s’obstine à les définir comme tels.

Spontanéité d’Internet



Mais revenons au photomontage qui montre une dissidente iranienne défier le président de son pays. L’auteur de l’article que je cite ne s’interroge pas sur les artisans d’une manifestation si sophistiquée. Je vais essayer de remédier à cette lacune. A la fin des années 90 déjà, on pouvait lire dans l’International Herald Tribune : « Les nouvelles technologies ont changé la politique internationale » ; ceux qui étaient en mesure de les contrôler voyaient augmenter démesurément leur pouvoir et leur capacité de déstabilisation des pays plus faibles et technologiquement moins avancés .

Nous sommes là en présence d’un nouveau chapitre de guerre psychologique. Dans ce domaine aussi les USA sont décisivement à l’avant-garde, ayant à leur actif des décennies de recherche et d’expérimentations. Il y a quelques années Rebecca Lemov, anthropologue de l’université de l’État de Washington, a publié un livre qui « illustre les tentatives inhumaines de la CIA et de certains parmi les plus grands psychiatres de "détruire et reconstruire" la psyché des patients dans les années 50 » . Nous pouvons alors comprendre un épisode qui s’est déroulé dans cette même période. Le 16 août 1951, des phénomènes étranges et inquiétants vinrent troubler Pont-Saint-Esprit, « un village tranquille et pittoresque » situé « dans le Sud-est de la France ». Oui, « le pays fut secoué par un mystérieux vent de folie collective.




Cinq personnes au moins moururent, des dizaines finirent à l’asile, des centaines donnèrent des signes de délire et d’hallucinations […] Beaucoup finirent à l’hôpital avec la camisole de force ». Le mystère, qui a longtemps entouré ce coup de « folie collective », est maintenant dissipé : il s’agît d’une « expérimentation menée par la CIA, avec la Special Operation Division (SOD), l’unité secrète de l’Armée USA de Fort Detrick, au Maryland » ; les agents de la CIA « contaminèrent au LSD les baguettes vendues dans les boulangeries du pays », causant les résultats que nous avons vus ci-dessus . Nous sommes aux débuts de la Guerre froide : bien sûr les États-Unis étaient des alliés de la France, mais c’est justement pour ça que celle-ci se prêtait facilement aux expérimentations de guerre psychologique qui avaient certes comme objectif le « camp socialiste » (et la révolution anticoloniale) mais pouvaient difficilement être effectuées dans les pays situés au-delà du rideau de fer.

Posons-nous alors une question : l’excitation et l’attisement des masses ne peuvent-ils être produits que par voie pharmacologique ? Avec l’avènement et la généralisation d’Internet, Facebook, Twitter, une nouvelle arme a émergé, susceptible de modifier profondément les rapports de force sur le plan international. Ceci n’est plus un secret, pour personne. De nos jours, aux USA, un roi de la satire télévisée comme Jon Stewart s’exclame : « Mais pourquoi envoyons-nous des armées s’il est aussi facile d’abattre les dictatures via Internet que d’acheter une paire de chaussures ? » . À son tour, avec une revue proche du département d’État, un chercheur attire l’attention sur « comment il est difficile de militariser » (to weaponize) les nouveaux media pour des objectifs à court terme et liés à un pays déterminé ; il vaut mieux poursuivre des objectifs de plus ample envergure . Les accents peuvent varier, mais la signification militaire des nouvelles technologies est dans tous les cas explicitement soulignée et revendiquée.

Mais Internet n’est-il pas l’expression même de la spontanéité individuelle ? Seuls les plus démunis (et les moins scrupuleux) argumentent ainsi. En réalité —reconnaît Douglas Paal, ex-collaborateur de Reagan et de Bush senior— Internet est actuellement « géré par une ONG qui est de fait une émanation du Département du Commerce des USA » . S’agit-il seulement de commerce ? Un quotidien de Pékin rapporte un fait largement oublié : quand en 1992 la Chine demanda pour la première fois à être reliée à Internet, sa requête fut rejetée en raison du danger que le grand pays asiatique ne put ainsi « se procurer des informations sur l’Occident ». Maintenant, au contraire, Hillary Clinton revendique l’ « absolue liberté » d’Internet comme valeur universelle à laquelle on ne peut renoncer ; et cependant —commente le quotidien chinois— « l’égoïsme des États-Unis n’a pas changé » .

Peut-être ne s’agit-il pas seulement de commerce. À ce sujet, l’hebdomadaire allemand Die Zeit demande des éclaircissements à James Bamford, un des plus grands experts en matière de services secrets états-uniens : « Les Chinois craignent aussi que des firmes américaines (étasuniennes, NdT) comme Google soient en dernière analyse des outils des services secrets américains (étasuniens, NdT) sur le territoire chinois. Est-ce une attitude paranoïde ? » « Pas du tout » répond-il immédiatement. Au contraire même —ajoute l’expert— des « organisations et institutions étrangères [aussi] sont infiltrées » par les services secrets étasuniens, lesquels sont de toutes façons en mesure d’intercepter les communications téléphoniques dans tous les coins de la planète et doivent être considérées comme « les plus grands hackers du monde » . Désormais —affirment encore dans Die Zeit deux journalistes allemands— cela ne fait aucun doute :

« Les grands groupes Internet sont devenus un outil de la géopolitique des USA. Avant, on avait besoin de laborieuses opérations secrètes pour appuyer des mouvements politiques dans des pays lointains. Aujourd’hui il suffit souvent d’un peu de technique de la communication, opérée à partir de l’Occident […] Le service secret technologique des USA, la National Security Agency, est en train de monter une organisation complètement nouvelle pour les guerres sur Internet » .

Il convient donc de relire à la lumière de tout ceci quelques événements récents d’explication non aisée. En juillet 2009 des incidents sanglants sont survenus à Urumqi et dans le Xinjiang, la région de Chine habitée surtout par des Ouigours. Sont-ce la discrimination et l’oppression contre des minorités ethniques et religieuses qui les expliquent ? Une approche de ce type ne semble pas très plausible, à en juger du moins par ce que réfère de Pékin le correspondant de La Stampa :

« De nombreux Hans d’Urumqi se plaignent des privilèges dont jouissent les Ouigours. Ceux-ci, de fait, en tant que minorité nationale musulmane, ont à niveau égal des conditions de travail et de vie bien meilleures que leurs collègues Hans. Un Ouigour, au bureau, a l’autorisation de suspendre son travail plusieurs fois pas jour pour accomplir les cinq prières musulmanes traditionnelles de la journée […] En outre ils peuvent ne pas travailler le vendredi, jour férié musulman. En théorie ils devraient récupérer le dimanche. Mais le dimanche les bureaux sont en fait déserts […] Un autre point douloureux pour les Hans, soumis à la dure politique d’unification familiale qui impose encore l’enfant unique, est le fait que les Ouigours peuvent avoir deux ou trois enfants. En tant que musulmans, ensuite, ils ont des remboursements en plus dans leur salaire étant donné que, ne pouvant pas manger de porc, ils doivent se rabattre sur la viande d’agneau qui est plus chère » .

Elles apparaissent alors pour le moins unilatérales ces accusations portées par l’Occident contre le gouvernement de Pékin de vouloir effacer l’identité nationale et religieuse des Ouigours. Alors ?

Réfléchissons sur la dynamique des incidents. Dans une ville côtière de Chine où, malgré les différentes traditions culturelles et religieuses préexistantes, des Hans et des Ouigours travaillent côte à côte, se répand tout d’un coup la rumeur selon laquelle une jeune fille han a été violée par des ouvriers ouigours ; il en résulte des incidents au cours desquels deux Ouigours perdent la vie. La rumeur qui a provoqué cette tragédie est fausse mais voici que se répand alors une deuxième rumeur plus forte encore et encore plus funeste : Internet diffuse dans son réseau la nouvelle selon laquelle dans la ville côtière de Chine des centaines de Ouigours auraient perdu la vie, massacrés par les Hans dans l’indifférence et même sous le regard complaisant de la police. Résultat : des tumultes ethniques dans le Xinjiang, qui provoquent la mort de presque 200 personnes, cette fois presque toutes hans.

Eh bien sommes-nous là en présence d’une intrication malheureuse et fortuite de circonstances ou bien la diffusion des rumeurs fausses et tendancieuses visait-elle le résultat qui s’est effectivement produit ensuite ? Nous sommes dans un situation où il s’avère désormais impossible de distinguer la vérité de la manipulation. Une société étasunienne a réalisé des « programmes qui permettraient à un sujet engagé dans une campagne de désinformation de prendre simultanément jusqu’à 70 identités (profils de réseaux sociaux, account in forum etc.) en les gérant parallèlement : le tout sans qu’on puisse découvrir qui tire les ficelles de cette marionnette virtuelle ». Qui a recours à ces programmes ? Il n’est pas difficile de le deviner. Le quotidien cité ici, non suspect d’antiaméricanisme (anti-étasunien, NdT) précise que la société en question « fournit des services à diverses agences gouvernementales étasuniennes, comme la CIA et le ministère de la Défense » . La manipulation de masse célèbre son triomphe tandis que le langage de l’Empire et la novlangue se font, dans la bouche d’Obama, plus doux et suaves que jamais.

Revient alors en mémoire l’ « expérimentation conduite par la CIA » pendant l’été 1951, qui produisit « un mystérieux vent de folie collective » dans « le village pittoresque et tranquille » de Pont-Saint-Esprit. Et de nouveau nous voici obligés de nous poser la question initiale : la « folie collective » peut-elle être produite seulement par voie pharmacologique ou bien aujourd’hui peut-elle être le résultat du recours, aussi, aux « nouvelles technologies » de la communication de masse ?

On comprend alors les financements par Hillary Clinton et par l’administration Obama destinés aux nouveaux media. Nous avons vu que la réalité des « guerres sur Internet » est désormais reconnue même par de réputés organes de presse occidentaux ; sauf que dans le langage de l’Empire et dans la novlangue la promotion des « guerres sur Internet » devient la promotion de la liberté, de la démocratie et de la paix.

Les cibles de ces opérations ne restent pas sans rien faire : comme dans toute guerre les faibles cherchent à combler leur désavantage en apprenant des plus forts. Et voici que ces derniers crient au scandale : « Au Liban ceux qui maîtrisent le plus les news media et les réseaux sociaux ne sont pas les forces politiques pro-occidentales qui soutiennent le gouvernement de Saad Hariri, mais les "Hezbollah" ». Cette observation laisse poindre un soupir : ah, comme ce serait beau si, ainsi qu’il en a été pour la bombe atomique et pour les armes (proprement dites) les plus sophistiquées, même pour les « nouvelles technologies » et les nouvelles armes d’information et de désinformation de masse, ceux qui détiennent le monopole étaient les pays qui infligent un interminable martyre au peuple palestinien et qui voudraient continuer à exercer au Moyen-Orient une dictature terroriste ! Le fait est —se lamente Moises Naïm, directeur de Foreign Policy— que les USA, Israël et l’Occident n’ont plus affaire aux « cyberidiots d’autrefois ». Ceux-ci « contre-attaquent avec les mêmes armes, font de la contre information, empoisonnent les puits » : une véritable tragédie du point de vue des présumés champions du « pluralisme » . Dans le langage de l’Empire et dans la novlangue, la timide tentative de créer un espace alternatif à celui qui est géré ou hégémonéisé par la superpuissance solitaire devient un « empoisonnement des puits ».


De nombreux snipers ont été arrêtés par les forces de l’ordre au cours des dernières semaines et leurs cellules démantelées. Chaque soir, la télévision syrienne publie de nouveaux interviews des terroristes qui relatent comment ils ont été recrutés, formés et armés (capture d’écran du Journal télévisé du 26 avril 2011). Addenda du Réseau Voltaire
Sur Facebook en Syrie

Dès le début des manifs à Deraa, une page Facebook a été ouverte sous le titre "Révolution syrienne 2011" : slogan publicitaire inimaginable pour de vrais révolutionnaires : si on n’y arrive pas en 2011, on laisse tomber ?. Dans la journée, cette page comptait 80 000 amis, presque tous des comptes Facebook créés le même jour. Ceci est impossible sauf si les "amis" sont des comptes virtuels créés par des logiciels.

À propos de l’affaire Neda en Iran

Si l’on reprend la vidéo de la mort de la jeune Neda en la passant au ralenti, on constate qu’en tombant la jeune fille a le réflexe d’amortir sa chute avec son bras. Or, toute personne touchée par balle —a fortiori dans la poitrine— perd ses réflexes. Le corps devrait tomber comme une masse. Ce n’est pas le cas. Il est impossible que la jeune fille ait été touchée par balle à ce moment-là. Quelques secondes plus tard, la vidéo montre le visage de la jeune fille. Il est propre. Elle passe sa main sur son visage et il est alors recouvert de sang. L’agrandissement de la main montre qu’elle dissimule un objet dans sa paume et qu’elle étend elle-même le sang sur son visage. La jeune fille est alors emportée par ses amis à l’hôpital. Elle meurt durant le transport. Arrivée à l’hôpital, on constate que le décès est dû à une balle en pleine poitrine. Celle-ci ne peut avoir été tirée que par ses "amis" durant son transport.

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NB: Domenico Losurdo est Professeur d’histoire de la philosophie à l’université d’Urbin (Italie). Il dirige depuis 1988 la Internationale Gesellschaft Hegel-Marx für dialektisches Denken, et est membre fondateur de l’Associazione Marx XXIesimo secolo. Dernier ouvrage traduit en français : Staline : histoire et critique d’une légende noire (Aden, 2011).


Source: Réseau Voltaire http://www.voltairenet.org/article169576.html