samedi 28 mai 2011

Dix-sept pyramides découvertes en Egypte grâce à un satellite de la Nasa

Un trésor archéologique de quelque 17 pyramides et de milliers de tombes et maisons anciennes a été découvert en Egypte par l'archéologue américaine Sarah Parcak grâce l'usage révolutionnaire d'images d'un satellite de la Nasa. Des excavations ont déjà confirmé la présence de plusieurs de ces vestiges, dont deux pyramides, selon ces travaux dévoilés mercredi par la chaîne britannique BBC, qui a financé les fouilles.

"Je ne pouvais pas croire que nous avions pu ainsi découvrir autant de sites dans toute l'Egypte", déclare le Pr Parcak de l'Université d'Alabama à Birmingham, pionnier de l'archéologie dite de l'espace, une discipline émergente, sur un blog de l'université.

"Excaver une pyramide est le rêve de tout archéologue", ajoute Sarah Parcak.

Cette archéologue et son équipe ont fait des fouilles sur ces sites pour déterminer comment des images satellites peuvent être utilisées en archéologie.

Pendant plus d'un an, Sarah Parcak a utilisé des images d'un satellite de la Nasa orbitant à 700 km d'altitude, prenant une multitude de clichés haute-définition et à infrarouge de la nécropole de Saqqarah et Tanis, un important site archéologique dans le nord-est de l'Egypte. La puissance de ces caméras permet de distinguer des objets de moins d'un mètre de diamètre sur le sol.

L'imagerie infrarouge fait la distinction entre les différents matériaux enterrés, ce qui permet de repérer les structures se trouvant sous la surface, comme d'anciennes maisons en briques d'argile, un matériau d'un plus grande densité que le sol environnant. Les infrarouges produisent ainsi des images faisant ressortir la forme des habitations, des tombeaux et des temples.

"Ceci nous montre combien nous avons sous-estimé à la fois la taille et l'étendue des vestiges des sociétés humaines du passé", souligne Sarah Parcak dans une interview à la BBC. Cette nouvelle technologie repousse les limites de l?archéologie traditionnelle.

L'outil satellitaire "nous donne une perspective bien plus étendue sur les sites archéologiques", explique le Pr Parcak. "Indiana Jones est de la vieille école, nous sommes passés à autre chose, désolée Harrison Ford", a ironisé Sarah Parcak. La BBC diffusera lundi un documentaire intitulé "Les cités perdues d'Egypte" relatant l?expédition de Sarah Parcak.

Si les autorités égyptiennes n'étaient au début pas convaincues par ces recherches, le résultat des premières excavations à Tanis ne leur ont laissé aucun doute.

"Une maison vieille de 3.000 ans que l'imagerie satellite avait révélée a été ainsi exhumée et les contours de la structure correspondaient quasi parfaitement aux images du satellite. Ce fut une véritable validation de la technologie", explique Sarah Parcak.


Source:

lundi 23 mai 2011

Vérités et mensonges

Chers frères et soeurs kamites, permettez-moi de poser une question qui me taraude l'esprit avec acuité:


N'est-il pas criminel d'utiliser les preuves de l'oppresseur pour juger la victime?


Justification

les Africains et les Afro-descendants issus de l'école coloniale se sont imbibés des contre-vérités. Non seulement ils continuent de les propager mais ils sont devenus, inconsciemment, les nouveaux ''agents'' coloniaux. Certains opposent une résistance farouche et un mépris virulent vis-à-vis des Humanités Classiques Africaines.


Leur "Histoire mémorielle" est celle racontée par les colons.










jeudi 19 mai 2011

Le "mbouba eyano"

" Ô âme aveugle. Arme-toi du flambeau des Mystères, et dans la nuit Terrestre tu découvriras ton double Lumineux, ton âme Céleste. Dématérialise ton corps et deviens libre.

Suis ce guide Divin, qu'il soit ton génie, car il détient la clef de tes existences passées et futures. "


(THOTH, "Celui dont la Connaissance est Secrète")!!!

mercredi 18 mai 2011

ARBRE SACRE : KAPOKIER ou FROMAGER

Mbote les BENA KONGO

LES BENA KONGO VIVENT DES TEMPS DIFFICILES.

LA SCIENCE SECRETE DES PLANTES ET ARBRES SACRES EST UNE NECESSITE POUR LES COMBATS SPIRITUELS. NOUS AVONS DES ARBRES QUI FONT LE LIEN ENTRE LE MONDE VISIBLE ET LE MONDE INVISIBLE.

DANS MON ILE LE "FROMAGER" EST UN ARBRE DIVIN ET MAL VU PAR LES "CHRETIENS" CAR C'EST AUTOUR DE CET ARBRE QUE LES RESISTANCES "NEG MAWON" (nègre rebel) SE FAISAIT.......

DANS LA TRADITION DES FOULBE/PEUL "LA KAIDARA" (livre d'HAMPATE BA contes initiatiques peuls) LE FROMAGER EST L'INCARNATION DU DIEU DE L'OR ET DE LA CONNAISSANCE APPELE : KADAIRA

C'EST AUSSI LE PAYS DES MYSTERES OU VIVENT LES "PYGMEES".....CELA CORRESPOND A LA "TA NETERU" DES ANCIENS EGYPTIENS SITUES EN AFRIQUE CENTRALE (FOYER DES AKA)

DANS CE LIVRE QUI EST LA SOURCE D'INSPIRATION DU DESSIN ANIME "KIRIKOU", HAMMADI RENCONTRE UN PYGMEE VIVANT DANS LE CREUX DU FROMAGER. PUIS CE PETIT VIEUX VISITA HAMMADI DANS SON ROYAUME ET REVELA SON IDENTITE SECRETE : LE PYGMEE ETAIT KAIDARA(BES) LE DIEU SOLEIL.....

DANS UN AUTRE OUVRAGE "PAROLES D'UN ENFANT DU BWITI" LE FROMAGER EST AUSSI UN ARBRE MYSTIQUE.......APPELE : EDUMA

LE TEXTE DIT :




"TATAYO SE RETROUVE ALORS AU PIED D'UN FROMAGER UN "EDUMA" ARBRE DE TOUS LES ESPRITS AUPRES DUQUEL ON PEUT MANGER LE BOIS SACRE (IBOGA)...........IL MONTE ALORS LE DERNIER METRE QUI LUI SEMBLE BIEN PIRE QUE LES SIX PRECEDENTS ......MAIS ARRIVE A LA CIME DU FROMAGER CE QU'IL APPELLE UN DE CES PETITS MIRACLES A LIEU : D'UN SEUL COUP L'ARBRE S'EST PLIE DOUCEMENT ET M'A DEPOSE AU SOL. J'EN ETAIT BOUCHE BEE J'AVAIS L'IMPRESSION SPONTANEMENT D'ETRE ENTRE EN COMMUNICATION AVEC LES VEGETAUX DE PARLER LE LANGAGE DES FLEURS ET DES CHOSES MUETTES...."

DANS LE VODU LE FROMAGER EST L'ARBRE DE TOUS LES "LOA" (les esprits, les divinités).......

CHEZ NOUS LES PERSONNES QUI CONNAISSENT QUELQUES SECRETS DES ANCETRES SONT APPELLES : QUIMBOISEURS. IL M'ARRIVE QUAND JE VOIS UN FROMAGER JE VAIS LE SALUER ET COMMUNIQUER AVEC LES ESPRITS ET LES "GENS" ME REGARDENT COMME SI JE COMMETS UN MAL......

ILS ONT PEUR DE CEUX QUI S'APPROCHENT DE CETTE ARBRE MYSTIQUE ET TANT MIEUX. IL EST INTERDIT D'ABATTRE CET ARBRE SINON CELUI QUI COMMET CETTE FAUTE MOURRA SIMPLEMENT.....

MEME POUR S'ABRITER SOUS SON OMBRE IL FAUT LUI DEMANDER LA PERMISSION. LES GENS MALEFIQUES NE PEUVENT PAS S'APPROCHER DE CET ARBRE SACRE ET REBROUSSENT LEUR CHEMIN.....

J'AI DEJA VU DE MES YEUX LES ESPRITS HABITANT CET ARBRE DIVIN ET ILS m'ONT DEJA APPROCHES DANS MON ADOLESCENCE ET J'ai EU PEUR CE JOUR LA. CE SONT DES OMBRES NOIRES VIVANTES COMME LES HOMMES.....

LES NOIRS QUI SE DISENT "LUCUMI" L'APPELLENT : ARRABA, IROKO ,ELUWERE, ASABA, IGGI OLORUN (ARBRE DE DIEU). LES NOIRS D'ORIGINE KONGO L'APPELLENT : NKUNIA CASA SAMBI(arbre maison de dieu), NKUNIA LEMBAM, NKUNIA MABUNGU, NANGUE, GUNDU, MAMA UNGUNDU, NARIBE, SANDA, etc....

LE FROMAGER DONNE DE L'OMBRE A TOUT LE MONDE ET PROTEGE CELUI QUI L'IMPLORE. A TRAVERS LE FROMAGER "MERE DES ARBRES ET DES HOMMES" ON OBTIENT L'IMPOSSIBLE.




L'ESPRIT DU FROMAGER EST SI PUISSANT QUE BEAUCOUP DE CEUX QUI L'INVOQUENT SANS ALLER JUSQU'A PERDRE CONNAISSANCE SENTENT SON POIDS SUR LEUR NUQUE ET N'ONT PAS LA FORCE DE LUI RESISTER.




J'AI AMENE UN AMI POUR QU'IL SENTE LA PUISSANCE DU FROMAGER ET NOUS AVONS MEDITER. LORS DE NOTRE DEPART NOUS TREBUCHONS COMME SI NOUS AVONS BU DE L'ALCOOL CAR LE "KA" DE CET ARBRE RENTRE PAR VOS PIEDS ET TRAVERSE TOUT VOTRE CORPS......

COMME DISAIT UN DE NOS CHANTEURS "MONA" : OU KA SENTI OU VISITE ME PA AGRESSE (TU TE SENS VISITER MAIS PAS AGRESSER).




LE FROMAGER DELOGE LES ESPRITS INDESIRABLES ET AGITES. AVEC LES FEUILLES DU FROMAGER (ON EN PRENDS 7) ON PROVOQUE LA MANIFESTATION DE L'ESPRIT.

SES FEUILLES SONT UTILISES POUR SE PURIFIER EN BAIN. SES FEUILLES SONT AUSSI UTILISES EN DECOCTION POUR LA CLAIRVOYANCE. IL FAUT DEMANDER A L'ESPRIT DE L'ARBRE LA PERMISSION POUR UTILISER SES FEUILLES (UNE OFFRANDE POURRA SUFFIRE).




LE COTON DU FROMAGER (FAUX COTONNIER) EST UTILISE POUR LA CONNECTION AVEC LE MONDE INVISIBLE.

JADIS LES MATELAS ETAIENT REMPLIS DE CE FAMEUX COTON ET DES SONGES APPARAISSAIENT. IL EST TRES RARE D'EN TROUVER CAR LE VENT DISPERSE LE COTON MYSTIQUE.....

A "CUBA" LES DESCENDANTS DES ESCLAVES RACONTE CETTE HISTOIRE :

" C'était un homme très pauvre qui avait une ribambelle d'enfants. Une fois la nuit l'a surpris en pleine campagne. Il ne voulait pas rentrer chez lui sans rapporter à manger à a famille pais il etait fatigué et il s'assit un moment contre un FROMAGER pour se reposer et s'endormit. Il devait être MINUIT heure à laquelle les FROMAGERS vont se promener quand il fut réveillé par un BRUIT. Le BRUIT venait d'une FORME NOIRE énorme qui se dirigeait vers lui. Il ne bougea pas et vit que un autre FROMAGER qui s'APPROCHAIT. Les FROMAGERS se saluèrent :

- MALEMBE (bonjour)

- MALEMBE MPOLO (bonjour)

- KINDIAMBO KILIENSO GUATUKA NGUEI? (QUOI DE NEUF?)

- Et bien figure-toi que j'habite en face de la mairie dit le nouvel arrivant à l'autre FROMAGER qui commençait à remuer ses racines pour se mettre en route et le maire ne cesse de pleurer comme une femmelette depuis hier car sa fille BITA NDUMBA se meurt d'une maladie que personne ne sait soigner. Et il n'y a plus qu'un seul remède.

- Lequel? demanda l'autre FROMAGER

-Il faut l'envelopper dans un drap propre et lui faire prendre un bain de vapeur pendant trois heurs au-dessus d'une grande cuve pleine de lait en ébullition mélangé à de la cannelle et du miel et il faut réciter cette prière pour qu'elle guérisse : SAKULA MUSAKULA MUNBANSA MUSU KUENDA SANGA NTIBA KARIDI FUYANDE.....

- Vraiment! dit l'autre FROMAGER et ça peut la guérir? mais dis-moi où vas-tu donc de ce pas?

- Je vais voir ma tante

- Moi je vais voir ta soeur

- BUEN LUMBO (BONNE JOURNEE)

Le FROMAGER ne s'était pas rendu compte de la présence de l'homme car il était arrivé pendant qu'il dormait et était reparti sans faire de bruit après avoir entendu toute la conversation. Les FROMAGERS se réveillent généralement vers MINUIT puis ils se rendent vosite assistent à des REUNIONS ou se DIVERTISSENT. L'homme qui avait entendu les SECRETS du FROMAGER alla chez le MAIRE et se présenta comme MEDECIN......

Il fit tout ce que le FROMAGER révéla et la fille du MAIRE guérit de sa MALADIE.

Le MAIRE voulu qu'il soit le MEDECIN de sa famille mais l'homme disa qu'il ne guérissait que les MALADIES INCURABLES et le MAIRE lui donna beaucoup d'ARGENTS. Ce sont d'ETRANGES COINCIDENCES qui font que l'on devient RICHE du JOUR AU LENDEMAIN."

EXTRAIT DU LIVRE "LA FORET ET LES DIEUX " de LYDIA CABRERA édition JEANMICHELPLACE

BONNE INITIATION

INGETA

NTUMUA MASSEE




Source:http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

JESUS ET LE MVETT (LA TRADITION ORALE DES FANG)

Certains frères sont toujours prisonniers des divinités étrangères telles MATONDO BENA KONGO MWANA TATA NZAMBI' A KONGO TULENDOqu JESUS, MARIE, MOISE, ABRAHAM, JACOB, ISRAEL, MICKAEL, GABRIEL, OURIEL, etc..... KATIOPA commence à se libérer du joug colonial économique, spirituel, scientifique grâce au BUNDU DIA KONGO.

Les NOIRS qui se sont imprégnés de cultures importées sont forcés de RETOURNER A LA SOURCE s'ils veulent livrer au monde les secrets de la forêt, de la savane et de la plaine.

D'après le MVETT, l'homme appartient à un autre monde, le monde des IMMORTELS du DIEU INVISIBLE et SUPREME d'où il vient par le truchement de la naissance et où il retourne par celui de la mort. TSIRA NDONG NDOUTOUME grand diseur du MVETT dans son ouvrage "LE MVETT L'HOMME LA MORT ET L'IMMORTALITE" nous révèle les SECRETS DES FANG.

Il dit :

" - Mais OBAME ANDOME, j'ai appris que tu entretiens de bonnes relations , un commerce florissant avec les BLANCS. J'ai appris que les BLANCS enseignent aux hommes la meilleure façon d'accéder à l'IMMORTALITE à la VIE ETERNELLE....."

"......Vois-tu OBAME ANDOME, cette tribu de BLANCS a assassiné sa propre IMMORTALITE. Voilà des gens qui ont eu une chance inouie une occasion unique : recevoir en don l'IMMORTALITE à domicile! TARE AKOMA lui-même ne l'a pas reçue de cette façon. Mais au lieu de la garder précieusement jalousement ils ont assassinés! Ils ont assassinés l'IMMORTALITE et l'IMMORTALITE s'est enfuie dans les CIEUX! Pour TOUJOURS!

Comment pourront-ils la faire revenir? Si elle revient gare!....."

" .......Ce sont leurs propres termes. Ils veulent peut-être se donner une conscience. Ainsi ils pensent atténuer la gravité de leur CRIME. Le plus étonnant est que la manipulation de ce FORFAIT a tellement réussi qu'ils l'ont considéré comme SALVATEUR. A en croire ces grands prêtres maintenant DIEU aurait offert son FILS en SACRIFICE pour le SALUT des hommes après sa mort........"

"......C'est aussi ce qui est dit dans ce livre de leur histoire. Il y est souligné cependant que quiconque croira au FILS de DIEU sera sauvé. Tuvois maintenant que la VOIE D'ACCES des BLANCS à l'IMMORTALITE est entachée du SANG de DIEU.

Notre conception de DIEU notre comprehension des choses qui le concernent nous INTERDISENT d'escalader son SANG pour ENTRER DANS LES CIEUX. L'histoie qu'on raconte chez nous dit que DIEU, TARE ZAME a envoyé son FILS aux hommes FANG pour REVELER que l'homme était réellement IMMORTEL QU'IL APPARTENAIT AU MONDE DES CIEUX QUE POUR Y ACCEDER IL DEVAIT SE SOUMETTRE A DIFFERENTES INITIATIONS.

Le FILS DE DIEU se mit donc à ENSEIGNER. Sur ces entrefaites DIEU arriva courroucé au village où son FILS enseignait. Avertis que DIEU était en colère et cherchait son FILS pour le tuer, les vieux le cachèrent. Voyant qu'IL leur demandait où était son FILS ils lui répondirent qu'ils l'avaient caché et voulurent savoir pourquoi se fâchait-IL contre son ENFANT. IL leur répondit simplement : "JE VOUS AI COMPRIS !"

Et IL s'en alla. Le FILS DE DIEU sortit de sa cachette et dit aux hommes : "JE M'EN RETOURNE. JE VAIS CHEZ MON PERE. VOUS AVEZ BIEN FAIT. MO PERE N'EST PAS FACHE CONTRE VOUS. OBSERVEZ ET CONSERVEZ PRECIEUSEMENT TOUT CE QUE JE VOUS AI APPRIS. MON PERE ENVERRA D'AUTRES MESSAGERS POUR VOUS ENSEIGNER. ET VOUS VIENDREZ ME REJOINDRE APRES VOTRE MORT. CEUX QUI POUSSERONT PLUS LOIN LEUR ENSEIGNEMENT RECEVRONT LA LUMIERE ICI-BAS AINSI QUE CEUX AUXQUELS MON PERE VOUDRA BIEN LA DISPENSER.'

NOUS CONNAISSONS TOUS CETTE HISTOIRE ET TARE AKOMA A REçU LA LUMIERE.

CECI EST UN EXTRAIT DE CE MAGNIFIQUE TEXTE INITIATIQUE DES FANG DU GABON KONGO

A MEDITER ......

INGETA


Source:


http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

LA CONCEPTION MYSTIQUE DE L'HOMME DANS LA RELIGION NEGRO-EGYPTIENNE

Mbote BENA KONGO

Certains continuent à PENSER qu'ils n'existent pas de RELIGION NEGRO-EGYPTIENNE et ces personnes se tournent vers les RELIGIONS ETRANGERES telles que le CHRISTIANISME,l'ISLAM, le JUDAISME, le BOUDDHISME, l'HINDOUISME, rejetant le BUKONGO, le VODU, le BWITI, bref toutes TRADITIONS NEGRO-EGYPTIENNE MILLENAIRE...

Les ANCIENS EGYPTIENS ont SURPASSER toutes ces NOUVELLES RELIGIONS qui elles-même s'INSPIRENT de la SOURCE UNIQUE : KHEMET TA MERIT NETERU(LA TERRE DES NOIRS AIMEE DES DIEUX).

Le PEUPLE NOIR est aliéné par les SYSTEMES de pensée métaphysique des ETRANGERS...

Le PEUPLE NOIR néglige ses SYSTEMES MILLENAIRES qui n'ont rien à ENVIER aux SYSTEMES DES ETRANGERS...

Le PEUPLE NOIR doit RETROUVER et FAIRE CONFIANCE à ses SYSTEMES METAPHYSIQUES MILLENAIRES...

LE PEUPLE NOIR, REVEILLE-TOI CAR LE TEMPS EST VENU DE MONTRER AUX ETRANGERS, QUE TU ES LA LUMIERE DU MONDE (KIA KUA NZA).

Mon CORPS PHYSIQUE est commandé par des automatismes précis. Quand je dors je n'oublie pas de respirer ; après avoir pris la nourriture, je ne donne pas le signal de la digestion. Mon activité volontaire en somme est FORT MINCE.

De même pour l'ACTIVITE PSYCHIQUE , je ne choisi pas mes REVES ; je ne puis m'empêcher des souvenirs de s'imposer à mon ESPRIT. Mon MENTAL comme mon CORPS se passent bien de ma VOLONTE. Mon MENTAL est un foyer permanent d'informations spontanées, un CENTRE D'ENERGIE, et cette ENERGIE est brassée dans le creuset de l'UNIVERS qui est lui-même ENERGIE. Or cette ENERGIE dont les infinies variations constituent l'étoffe même du MONDE VISIBLE et INVISIBLE est une SEULE ENERGIE.

C'est le SOLEIL et son FLUX D'ENERGIE qui suscita le premier pas dans l'INVISIBLE : il existe dans l'AIR une PRESENCE BRULANTE que les mains ne peuvent appréhender et qui pourtant fait GERMER le blé et réjouit les coeurs ; il existe partout une INVISIBLE et RAYONNANTE PRESENCE.

Cette PRESENCE, KHEMET a maintes fois tenté de la représenter où nous voyons des RAYONS SORTIR du DISQUE SOLAIRE et parfois des DIVINITES représentant le DIEU SOLEIL.

L'être humain est plongé dans le flux permanent d'une INSAISISSABLE ENERGIE et le monde entier baigne dans de permanents courants d'ENERGIE. Le FLUIDE DE VIE peut aussi imprégner les OBJETS : des statues, des totems, des arbres, des pierres, etc...

Au moment de la création du monde, TEM (ATOUM) en suscitant les dieux SHU et TEFNUT plaça ses bras autour d'eux pour leur donner son KA (ESSENCE DIVINE) ...L'ENERGIE VITALE (KA) jaillie de la SOURCE DIVINE passe en cascade des DIEUX aux ROIS, des ROIS aux HOMMES , et des HOMMES aux OBJETS...Le MONDE ENTIER est en somme un grandiose carrefour où s'échange la VIE VIBRANTE D'ENERGIE...

Le DIEU SOLEIL rayonne, les DIEUX nés de lui rayonnent et toutes les manifestations de ce monde rayonnent aussi.

KHEMET a proclamé sa CONFIANCE en la DIVINE ENERGIE que dégage l'être humain : NETER (DIEU) a créé pour les hommes une FORCE SURNATURELLE (HEKA) comme une ARME pour modifier les cours des évènements...

L'HOMME appelle et les DIEUX sont à l'ECOUTE...

HOMME NOIR POURQUOI TE TOURNES-TU VERS LES DIEUX ETRANGERS QUI NE T'ECOUTERONT JAMAIS???

TEM KHEPRI RA AMEN PTAH HERU DJEHUTY KHENSU MENTHU OUSIRE ASET NEKHEBET OUADJET HETHERU MOUT SHU TEFNUT GEB NUT ...SONT LES NOMS DIVINS QUE TES ANCETRES VENERAIENT HONORAIENT DU MATIN JUSQU'AU SOIR CELEBRANT LA DIVINE ENERGIE DIVINE EMANANT DE L'UNIQUE DISQUE SOLAIRE...

CETTE ENERGIE DIVINE EST CELEBREE DANS TOUTE "KATIOPA" SOUS LES NOMS SACRES SUIVANT :

- OMAKONGO OKONGO AKONGO NE MUANDA KONGO (BAKONGO)

- OLODUMARE OLORUN (YORUBA)

- ONYAME ODOMANKOMA (AKAN)

- MAWU SEGBO LISA (ADJA EWE FON)

- MUANGA KOKO-AKaNZA NZAMBE-APONGO (MITSOGHO)

- EYO ZAME MEBEGHE KARE MEBEGHE ZONG MEBEGHE (FANG)

- MAWEJA NANGILA (BALUBA)

- AMMA NOMMO (DOGON)

- MAA N'GALA FARO (BAMBARA)

- etc...

Pour les BAKONGO , NE MUANDA KONGO est la SOURCE DE LA VIE de la CHALEUR et de la LUMIERE pour toute l'humanite et toutes les créatures de notre système solaire et au-delà. NE MUANDA KONGO EST LE NOM DE L'ESPRIT SOLAIRE APPELLE AUSSI OMAKONGO OKONGO KONGO KALUNGA.

Pour les FANG , AKI NGOSS (OEUF DE CUIVRE) est la MATRICE DE LA VIE ayant par son ECLATEMENT crée la VIE dans le VIDE COSMOS. TOUT ce qui est sorti d'AKI NGOSS est IMMORTEL ainsi l'HOMME devra par un long parcours INITIATIQUE retrouver son IMMORTALITE car il est un FRAGMENT de AKI NGOSS...

Pour les BALUBA, le SOLEIL est une part de la VIE DU CORPS DES CREATURES DE LA TERRE. Il a répandu la LUMIERE parmi toutes les créatures pour qu'elle les réchauffe et les excite...

Pour les MITSOGHO,MUANGA le DIEU CREATEUR a créé l'HOMME en mettant une CHALEUR à l'intérieur de ce dernier. Quand il meurt l'AIR part vers MUANGA. MUANGA est le SOUFFLE DE VIE qui anime le MONDE VISIBLE et INVISIBLE.

Pour les DOGON, AMMA le DIEU COSMQUE anime l'UNIVERS...Son NYAMA (FORCE VITALE) est une ENERGIE qui est répartie dans tous les animaux, végétaux, dans les êtres vivants, les êtres surnaturels, dans les choses de la nature...

Pour les BAMBARA, l'HOMME est le principe de la nature. Il est le GRAIN DU MONDE et à ce titre le REFLET DE LA TOTALITE DES ETRES ET DES CHOSES . Pour faire appel aux FORCES SPIRITUELLES et les promouvoir les BAMBARA utilisent la PRIERE, l'OFFRANDE, le SACRIFICE. Des RITES ORAUX et MANUELS sont exécutés en tous lieux, en tout temps. Ils prient le ciel , les points cardinaux, les génies ; ils sacrifient sur les pierrres, la terre, les arbres, les points d'eau, comme les autels dans les sanctuaires.

Pour les YORUBA, les AKAN, les ADJA EWE FON , l'ETRE SUPREME est lié à l'HOMME car il est un RECEPTACLE DE LA DIVINITE... Des PURIFICATIONS sont nécessaires pour COMMUNIER avec la DIVINITE ; ils existent des INTERDITS ALIMENTAIRES, des INTERDITS CULTUELS,etc...

La notion du KA est appellée en AFRIQUE NOIRE : ASHE, NYAMA, NYAME, KI, KA , etc...

Le KA a pour réservoir le DIEU SOLEIL qui est son REGENERATEUR, , son CREATEUR , son DISPENSEUR...

Pour ceux qui voudront APPROFONDIR ces HAUTES CONNAISSANCES car le BUT PRINCIPAL est de vous ORIENTER vers les TRADITIONS NEGRO-EGYPTIENNES.

Voici quelques ouvrages à lire :

- LES DOGONS NOTION DE PERSONNE ET MYTHE DE LA CREATION (HARMATTAN)

- LE MVETT L'HOMME LA MORT ET L'IMMORTALITE (HARMATTAN)

- LES DESCENDANTS DES PHARAONS A TRAVERS L'AFRIQUE (OSIRIS AFRICA)

- ESSAI SUR LA RELIGION BAMBARA (PRESENCE AFRICAINE)

- CONNAISSANCE ET INTUITION (SERVRANX)

BONNE QUETE INITIATIQUE...

YENGE KIENO

INGETA




Source: http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

Astronomie Dogon: les étoiles du sacrifice

Lorsque les Ethnologues ont découvert l’étendue du savoir astronomique des Dogons, ils ont été littéralement époustouflés. Les farouches habitants des falaises de Bandiagara étaient-ils les héritiers d’une science antique oubliée ? L’explication s’avéra plus simple. Pour les Dogons, la naissance de l’Univers, des étoiles, des planètes et de la Terre, c’est d’abord l’histoire d’une faute, du sacrifice expiatoire et de la résurrection d’un poisson-chat. C’est surtout l’histoire d’un amour impossible, celui d’un renard des sables et d’une étoile, le Soleil…


Amma, le père de toutes choses, était potier. Au commencement, il prit une boule d’argile et en fit un œuf d’où naquirent la Terre, le ciel, les astres. Sirius, symbolisa cette création. Deux étoiles, invisibles, l’accompagnèrent : l’une, très dense, fut appelée l’étoile du fonio ; l’autre fut baptisée l’étoile du sorgho femelle. Les astronomes découvrirent la première à la fin du XIXe siècle après avoir été mis sur sa piste par les irrégularités du mouvement propre de Sirius. Mais il fallut attendre 1994 pour que Jean-Louis Duvent et Daniel Benest, astronomes à l’observatoire de Nice, eux aussi guidés par des irrégularités de mouvement, acquièrent la conviction de l’existence du deuxième compagnon. Ainsi pourrait être résumée l’histoire d’un mystère, celui qui attendait les ethnographes lorsqu’ils ont découvert, peu après la seconde guerre mondiale, au coeur d’une Afrique que l’on disait encore sauvage et dangereuse, la cosmologie d’un peuple de paysans guerriers de la boucle du Niger, les Dogons.



Le pays Dogon se situe dans l’actuel Mali, à une centaine de kilomètres de la ville de Mopti, dans une région très accidentée : les falaises de Bandiagara. Ici, de vieux savants dissertent sans fin, en traçant d’étranges figures sur le sable, des compagnons de Sirius, des cratères de la Lune, des anneaux de Saturne, des satellites de Jupiter, de la Voie lactée, qui est une spirale faite d’étoiles, et de l’univers en expansion. Si le commencement du monde Dogon est l’œuvre exclusive d’Amma, le tout-puissant, la connaissance que nous en avons doit tout à une rencontre. Celle de Marcel Griaule, l’ethnologue, et d’Ogotemmêli, le vieux sage aveugle, dépositaire de la science des falaises de Bandiagara. Nous sommes en 1947. Griaule dirige une mission ethnologique dans les villages Dogons. Depuis des années, il enquête, confronte les multiples témoignages et a déjà percé quelques secrets. Un soir, les anciens se réunissent et tombent d’accord : Griaule est prêt à recevoir l’initiation ; Ogotemmêli sera son mentor. Au fil des 32 jours qui suivront, Ogotemmêli fera ainsi le récit de la création, qui est aussi le pourquoi de toutes choses…


Après une première tentative infructueuse, Amma fabrique donc un œuf de glaise. Ce sera la matière espace-temps virtuelle, théâtre de toute la création. Amma y crée pour commencer les huit graines fondamentales d’où germera plus tard l’ensemble de la réalité. Il engendre ensuite les Nommos, les génies qui seront ses représentants dans le monde et qui ont la forme de silures (poisson-chat). Quatre Nommo mâles, pour commencer, et ensuite leurs jumelles, appelées à être leurs épouses. Le premier de ces êtres est le grand Nommo, futur régisseur du ciel et de l’orage. Il sera assisté, pour ses basses œuvres, par le Nommo messager. Le troisième Nommo, appelé à régner sur les eaux, prendra, après bien des malheurs, le nom de Nommo de la mare. Dernier formé : le bouillant Ogo qui, à peine venu à la conscience, brise la symétrie originelle et se révolte contre son créateur. Il veut que lui soit donnée sans attendre la compagne promise. Amma chasse alors l’impudent de l’œuf originel. Mais Ogo, toujours maintenu par son cordon ombilical, arrache un morceau de placenta. Un fragment carré qui tombe en tourbillonnant dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce sera notre planète. Plus tard, quand le Soleil apparaîtra, celui-ci insufflera à la Terre, grâce aux “cordes de pluie, un mouvement de rotation sur elle-même”, explique Ogotemmêli, ainsi qu’un mouvement de révolution le long d’un trajet baptisé le “cercle du monde”.


Ogo croit alors pouvoir trouver son âme sœur dans la Terre. Mais celle-ci, dévitalisée par Amma, est sèche et stérile. Aussi, l’impétueux Nommo retourne-t-il dans les limbes, espérant extraire son double féminin de ce qui reste de son placenta. Amma, très irrité par tant d’indiscipline, se dépêche alors de transformer ce placenta en cuivre puis en feu brûlant. Ainsi se forme le Soleil (Nay), ou du moins sa virtualité dans un Univers encore en projet. Beaucoup plus tard, naîtra de l’astre du jour l’épouse perdue d’Ogo, Yasigui, la femme-soleil. Mais dès cette époque, le Soleil tourne déjà sur lui-même sous l’effet d’un immense ressort en spirale de cuivre rouge à huit tours, semblable à celui d’une montre mécanique. “Sa taille ?”, questionne Marcel Griaule. “Le Soleil est immense ! répond Ogotemmêli. Il dépasse en surface le canton de Sanga. Il est même peut-être plus grand encore…” Dans la logique Dogon, l’astre du jour est une entité féminine. Ses 22 rayons de cuivre représentent son sang menstruel.



Leur humidité agira donc sur les semences mises en terre et favorisera l’agriculture. Au cours de ce raid, Ogo parvient tout de même à arracher un fragment du Soleil qu’il rapportera sur Terre sous forme de graines, espérant tirer de leur germination une nouvelle création appelée à remplacer celle d’Amma et qui lui procurera enfin son double féminin. Tentative nécessairement vouée à l’échec : dans la cohérence de la pensée Dogon, ce qui est extrait à un sexe relève de l’autre sexe. De la mutilation du Soleil, ne peut naître qu’un être mâle.


Ce sera la Lune. Simple morceau refroidi et séparé du Soleil. Par la suite, la lune (le mois) qui précède les semailles correspondra à la commémoration de cette genèse. La nouvelle lune, ou Lune obscure, étant considérée comme le rappel, pour l’éternité, de l’instant du vol proprement dit. Les Dogons expliquent que la Lune tourne en spirale conique autour de la Terre sèche et morte, elle possède des cratères qui représentent les artères où circule un sang impur, comparable à celui des menstrues féminines. Étant donné le caractère masculin de l’astre, cela peut paraître étrange. Mais en fait, tout s’explique à la lumière… de la lumière cendrée : de l’humidité portée par les rayons du Soleil frappe d’abord la Terre, et remonte ensuite simplement vers la Lune recevant ainsi peu à peu le sang du Soleil, la Lune grossit à la pleine lune, elle commence à dépérir ; à la nouvelle lune, elle est tout à fait sèche, puis le sang lumière du Soleil lui est de nouveau injecté par réflexion sur la Terre. Les phases de la Lune ne sont donc, en fait, que l’imitation du cycle menstruel du Soleil…


Le vol des graines représente aux yeux d’Amma l’offense suprême. Une punition est nécessaire. Mais Ogo — germe du chaos et, en cela, maître du devenir — est indispensable à la marche du monde. On l’épargnera donc et c’est son jumeau, toujours dans son placenta, le futur Nommo de la mare, qui sera sacrifié à sa place. La pénible tâche est dévolue au Nommo messager, qui lui aussi n’est encore qu’un embryon de poisson-chat. S’engage alors une sanglante confrontation des fœtus, de laquelle naîtront à la fois une nouvelle organisation de l’univers et les astres qui resteront à jamais dans le ciel les témoins de ce long démembrement.



Les Dogons distinguent les planètes, appelées “étoiles qui traversent” (et dont il est connu qu’elles gravitent autour du Soleil), les satellites, ou “étoiles qui font le tour”, et les étoiles proprement dites, désignées comme “étoiles qui ne tournent pas (autour d’une autre étoile)”. Planètes et satellites seront associés de façon assez générale au sang du sacrifié, les étoiles aux parties de son corps. Première opération : le Nommo messager va trancher à la fois le sexe et le cordon ombilical du Nommo de la mare. Or, une toute première goutte perle. Elle sera appelée à rester pour l’éternité le témoin du cordon tranché et le symbole central de la réorganisation du monde. Ce sera Sirius, l’étoile du Sigui. Par la suite, une grande fête, appelée le Sigui, justement, commémorera, tous les soixante ans, la révélation de la parole aux hommes et l’apparition de la mort sur Terre — les deux événements majeurs auxquels ce sacrifice originel a conduit.


En attendant, le sang coule, et va couler encore… Il en tombe un peu sur le placenta d’Ogo (le Soleil) qui se trouve ainsi purifié. Mais surtout, il en coule du centre vers le sud, jusqu’au lieu-dit “la place du sang qui goutte”. En ce point naît Yazu (yazu, c’est-à-dire “le matin de bonne heure”) en position obia, autrement dit Vénus quand on ne la voit pas. Le sexe coupé du Nommo de la mare est ensuite jeté à l’ouest, où apparaîtra Vénus en position “étoile de l’ouest”. Enfin, du cordon, resté au centre, sortira la toute petite “étoile qui accompagne Vénus”. Cet astre, non identifié par les ethnographes, est peut-être un satellite (encore) inconnu de Vénus à moins qu’il ne s’agisse simplement de la discrète Mercure. Toujours est-il qu’Ogo, encore aux prises avec ses tourments, remonte une fois de plus au ciel à l’instant de cette naissance. Amma se hâte alors de pousser le Soleil vers l’ouest pour le mettre à l’abri de sa convoitise. Ainsi s’explique le mouvement diurne du Soleil. Mais Ogo a autre chose en tête. Il est venu, cette fois-ci, dérober les âmes femelles du Nommo sacrifié. Il y parvient et les place dans son prépuce. Mal lui en prend. D’un coup de faucille, le Nommo sacrificateur parvient à circoncire Ogo, puis à lui arracher la langue et les dents (sièges de la parole).




Le malheureux n’a plus qu’à redescendre piteusement sur Terre. Son long chemin de retour demeure, actuellement encore, matérialisé par ces “chemins du monde” que sont les rayons du Soleil qui s’infiltrent à travers les nuages. à son retour sur Terre, Ogo se voit transformé par Amma en renard pâle, ou renard blond des sables (Vulpes pallidus). Son nom sera désormais Yurugu, le Renard. De nos jours, on peut encore le voir rôder autour des villages des falaises en quête de nourriture…



Au point du ciel où tombent les dents arrachées du Renard, se forment les étoiles de queue, autrement dit l’Épée d’Orion. Une goutte de sang provenant de la circoncision d’Ogo coule sur le placenta du sacrifié, en un point proche de Vénus. De ce sang naîtra l’étoile des femmes menstruées, c’est-à-dire Mars. Quatre autres gouttes tombent aussi sur Terre, mais Amma les fait remonter au ciel. Il les placera bientôt autour de Jupiter… Ces quatre étoiles, qui s’identifient bien sûr aux satellites galiléens, seront dites les enfants de Jupiter. Correspondant chacune à une saison, elles seront parfois associées aux graines de quatre arbres sacrés. formant un carré, ces satellites circuleront sur la même orbite et leur révolution autour de Jupiter durera un an.


La formation de Jupiter suit immédiatement celle de ses satellites : le Nommo sacrificateur se dirige vers le nord, s’apprêtant à trancher la tête de la victime. Et c’est la première goutte de sang à toucher le placenta qui donne naissance à Jupiter, l’étoile de la fontanelle, aussi appelée étoile du crâne. Un peu plus loin sur ce trajet, que le mythe nomme la Route du sang, des graines tombent de la clavicule droite du Nommo sacrifié. D’abord celle d’une céréale, le fonio blanc. à l’endroit de sa chute naît un astre de couleur blanche, l’étoile du fonio. Il s’agit aujourd’hui d’une étoile modeste (le fonio étant la plus misérable des céréales). Mais il n’en fut pas toujours ainsi.
En effet, l’étoile du fonio a éclaté pendant la première année de l’existence des hommes sur Terre. Sa brillance a été alors intense.




Elle a ensuite diminué progressivement jusqu’à disparaître après le quatrième Sigui (soit 240 ans après la création). désormais, expliquent les Dogons, on ne peut l’observer que dans des conditions exceptionnelles. En outre, elle s’est éloignée de nous. à l’origine, elle se trouvait à l’emplacement actuel du Soleil.


Mais, prise dans le mouvement d’expansion général de l’univers, comme d’ailleurs toutes les autres étoiles, elle a quitté l’environnement de la Terre, et seul le Soleil est resté proche. Aujourd’hui, l’étoile du fonio gravite autour de Sirius. Sa période est de cinquante ans et c’est ce mouvement de révolution qui maintient les autres étoiles à leur place. Elle règle aussi la trajectoire de Sirius, “qui est la seule à ne pas suivre une courbe régulière”.


Grâce à son rôle de centre dynamique de l’univers, l’étoile du fonio est déjà la plus importante des étoiles. Mais, dans la pensée dogon, elle représente davantage que cela. Issue de la plus petite des graines, elle équivaut en fait à la particule élémentaire de la physique que l’on professe sur les falaises de Bandiagara. C’est la brique fondamentale de matière — le parton — à partir de laquelle tout est fabriqué. Potentiellement grosse, donc, de l’ensemble de l’univers, l’étoile du fonio est aussi nécessairement la plus lourde des choses célestes. Concrètement, c’est parce que, si elle est constituée de trois des éléments de base (eau, air et feu), le quatrième, la terre, est chez elle remplacé par du métal. Un métal un peu plus brillant que le fer et d’une densité telle que “tous les êtres terrestres réunis ne pourraient en soulever une parcelle”…


Quand les Dogons ont parlé de l’étoile du fonio aux ethnographes, ceux-ci n’ont eu qu’à se reporter à leurs propres livres d’astronomie pour y reconnaître le parfait portrait de Sirius B, la première naine blanche connue, découverte depuis peu. Mais point de trace, dans ces ouvrages, du deuxième compagnon de Sirius. aidés de puissants ordinateurs, nos astronomes tarderont encore une quarantaine d’années avant de le déceler et d’en confirmer l’existence. Le mythe cosmogonique dogon, lui, reconnaît la nécessité de la deuxième étoile dans le simple fait que le Nommo sacrifié possède deux clavicules. Si de la graine tombée de la droite est né un astre, il faut bien aussi qu’un deuxième se forme d’une graine issue de la gauche. Cette graine, c’est celle du sorgho femelle. L’étoile qui lui est associée s’appelle donc banalement l’étoile du sorgho femelle. à sa naissance, elle était rouge comme le sang, ensuite elle a blanchi, donnant sa couleur aux céréales issues d’elle. Moins fondamentale que l’étoile du fonio, l’étoile du sorgho femelle est plus volumineuse, et quatre fois plus légère. Selon certaines sources, elle décrit aussi une orbite plus vaste, mais de même période (50 ans) et se trouve décalée de 90°. D’autres informateurs lui attribuent une période de 32 ans — les astronomes occidentaux, eux, s’ils s’accordent sur la couleur rouge de l’objet (il s’agirait d’une naine de classe M), lui calculeront plutôt une période de révolution de six ans…



Portant toujours sa victime vers le nord, le Nommo sacrificateur lui coupe à présent la tête. De ce sang-là naît l’étoile rouge scintillante, que l’on peut probablement identifier à Aldébaran. Plus loin encore s’écoulent, de nouveau de la clavicule gauche, d’autres graines dont la blanche et brillante Vénus, étoile du matin, sera la marque. Dans cette position, Vénus est initialement accompagnée de deux étoiles, celle du riz (d’une période de révolution de 30 ans, soit la moitié du Sigui) et celle du mil. Deux astres qui tourneront ultérieurement autour de l’étoile du sorgho femelle. Qui sait si, un jour prochain, nos astronomes ne nous apprendront pas que deux planètes gravitent effectivement autour de Sirius C !



L’épanchement de sang tout au long du trajet entre le lieu du sacrifice et le nord a laissé une trace dont le témoin est aujourd’hui la Voie lactée, appelée aussi la Route du sang. Les Dogons savent que le continu peut être fractionné en “graines” (articulations ou clavicules…) élémentaires. Un fleuve de sang peut donc aussi se penser comme une concentration de gouttes de sang. Il n’y a alors aucun inconvénient à considérer la Voie lactée, d’apparence continue, comme un ensemble d’étoiles serrées les unes contre les autres. Il s’agit d’une galaxie, comme il en existe d’autres, que l’on observe, non par la tranche, mais selon son axe. C’est le mouvement de rotation qui disperse (par effet de la force centrifuge) les étoiles en spirale autour de cet axe, de la même façon que le semeur disperse les graines dans son champ. Il existe une étoile particulière, témoin de cet événement et appelée étoile de la Voie lactée.




Les Dogons la décrivent avec un “halo”, comparable à celui qui entoure parfois la Lune, mais permanent celui-ci. Peut-être veulent-ils ici parler de Saturne et de son anneau. Son association à la Voie lactée pourrait alors signifier que du fait de sa très lente révolution synodique, il s’agit d’un astre presque fixe.


La fin du sacrifice reproduit un thème commun à de nombreuses autres cosmologies : le démembrement et la dispersion de ses organes dans chaque direction de l’espace. En pays Dogon, l’opération s’accompagne d’un nouvel et ultime star boom, dans lequel se forment, par exemple, plusieurs groupes d’étoiles associées par les Dogons à leurs rites agraires (Orion, les Pléiades). Dès cet instant, les fautes du Renard sont expiées et l’Univers, qui n’est encore qu’une épure, a de nouveau un sens. Amma peut désormais autoriser la venue au monde des virtualités contenues dans l’oeuf de la création et dans les graines. Comme le Nommo sacrifié n’était pas encore né, sa mort ne pouvait être qu’un simulacre.




Amma lui restitue donc la vie, accouche de l’espace réel et de ses habitants et met en route le temps. Instant zéro du big bang dogon où s’établit la concordance des calendriers des hommes et ceux du mythe… Ainsi, dira-t-on, la résurrection du Nommo a-t-elle eu lieu au bout de cinq jours (durée de la semaine dogon), au moment exact où le Soleil se leva pour la première fois en position “Soleil du milieu” (équinoxe de printemps), coïncidant avec le premier lever héliaque de Sirius. C’était aussi l’époque de la dixième lune et elle fut marquée par une éclipse de Soleil. La victime ressuscitée est envoyée peupler les eaux de la Terre.


On l’appelle désormais le Nommo de la mare. Il est le génie des eaux, à la fois gouverneur de la fécondité du sol et de la parole des hommes, et, en cela, garant de l’ordre d’Amma sur la Terre. Depuis lors, la fonction du lever et du coucher du Soleil est de témoigner de son arrivée sur Terre.


On comprend que Griaule et les ethnologues, entendant pareil récit, se soient interrogés sur l’origine de la science dogon. Le mystère n’en était pas un. Simplement, des missionnaires avaient déjà eu des contacts avec les Dogons et certains d’entre eux avaient apporté dans leurs bagages quelques ouvrages de vulgarisation astronomique, et même des revues comme L’Astronomie (le bulletin de la société astronomique de France) qui avait consacré à Sirius B, entre 1931 et 1938, une série d’articles. Si l’extraordinaire capacité d’absorption et d’intégration “cosmologique” des Dogons a de quoi surprendre, encore plus troublante est la manière dont leur science émergente envisage l’existence des deux compagnons invisibles de Sirius. plusieurs textes européens datant de l’antiquité suggèrent en effet que l’étoile Sirius, actuellement bleutée, apparaissait alors rouge. Des chroniques chinoises font, elles, de surcroît allusion à des changements de couleur.




Les Dogons ajouteraient donc leur propre pièce au dossier en invoquant aussi une modification d’éclat. S’ils ont réellement observé, dans le passé, de tels événements concernant Sirius, la logique de leur physique, soucieuse de démontrer l’élémentarité des phénomènes, portait à attribuer leur cause à deux graines fondamentales (et donc de recourir à deux étoiles témoins).
De quoi ajouter du poids à l’une des hypothèses émises en 1991 par Jean-Marc Bonnet-Bidaud et Cécile Gry, selon qui le système de Sirius pourrait renfermer une variable de type cataclysmique. Imaginons que de la matière de Sirius C puisse être capturée par Sirius B de façon occasionnelle. On assisterait alors à une grosse explosion près de la surface de la naine blanche, d’où un important sursaut de luminosité, puis à l’expulsion d’un nuage de matière qui, s’interposant entre nous et Sirius A, en rougirait la lumière. Le peuple Dogon a-t-il rendu compte à sa manière d’un pareil épisode ? Qui saurait aujourd’hui le dire ? à moins de le demander au Renard...


A lire :
-Les trentes deux jours d'Initiation de Griaule (DIEU D'EAU, ENTRETIEN AVEC OGOTEMELLI, Marcel Griaule, livre de poche)
- Marcel Griaule, Germaine Diertelen, LE RENARD PALE TOME 1.
- Le Mythe Cosmogonique, Institut d'Ethnologie, Musée de l'Homme, 1991


Posté par NTUMUA MASE




Source:
http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html