vendredi 22 octobre 2010

Les textes gnostiques de Nag Hammadi

La Doctrine et les Enseignements ésotériques des codex de Nag Hammadi


" Je me tenais sur une montagne élevée lorsque voici, je vis un personnage de haute taille et un autre qui était boiteux. J'entendis alors une voix pareille au tonnerre ; … Je m'approchai … et la vision m'adressa ces mots ; Je suis identique à toi et tu es identique à moi, partout où tu es, je suis, et je suis semé en toutes choses. Partout où tu le veux tu me receuilles mais, en me recueillant, c'est toi-même que tu recueilles ! "

Les textes de Nag Hammadi contiennent des révélations ésotériques d'un très haut portés faits par les grands initiés de la gnose séthienne, la plus pure et la plus puissante des écoles gnostiques. La gnose séthienne est une introduction dans le sein des religions révélées de toutes les spéculations cosmologiques et théologiques qui avaient formé la partie la plus importante et considérable des anciennes religions de l'ORIENT, adoptées en parties par les philosophes néo-platoniciens et introduites en occident.
La doctrine de la gnose séthienne est en complète contradiction avec les cultes Jéhoviques desquels sont issus la religion judaïque, chrétienne et musulmane. C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle cette conspiration de silence tante d'étouffer à tous prix l'extension de la gnose séthienne, tout comme l'avait fait quelques siècle auparavant leurs digne prédécesseurs, les bourreaux de l'inquisition sanguinaire !
Les textes de Nag Hammadi contiennent 55 papyrus répartis en 13 codex numérotés. Ils ont été écrits en deux dialectes coptes le sahidique et le subakhmîmique (dialecte de haute Egypte).
L'examen de la datation des manuscrits fait remonter leur origine au III siècle de notre ère. Ils furent originellement copiés du grec ancien. les manuscrits ont été vendus à des antiquaires du Caïre qui à leurs tours les vendirent au musée copte du Vieux-Caire. Les premiers spécialistes à avoir entrepris l'examens des manuscrits furent Jean Doresse, du centre National de la recherche scientifique, et Togo Mina jadis directeur du musée copte.
Les manuscrits de Nag Hammadi furent découverts par " accident " en 1945 par un dénommé Mouhamad-Ali un bédouin du désert et son frère, qui étaient partie à la recherche d'engrais dans les environs d'un étrange et antique bourgade appelé " Shénésit " (nom d'origine égyptienne qui signifie ; Les acacias du dieu Seth !), car le pays était entièrement consacré a Seth le grand dieu d'Ombos !
C'est la que dans un antique cimetière abandonné appelé " Hamra-Doum " (la demeure de l'éternité !) d'où gisent depuis des millénaire les sept tombes pharaonique (aujourd'hui vide !) que l'un des frère découvrit une jarre poussiéreuse, à l'intérieure duquel il y avait ses inestimables manuscrits sur des feuillets de papyrus admirablement bien conservés grâce à l'extrême sécheresse du lieu.
Pour en savoir plus, cliquez sur les liens ci-après:
Remarque (3):
Trois manuscrits coptes du VIème siècle décrivant les premiers rites religieux de cette communauté chrétienne d’Egypte ont été découverts cachés dans une tombe pharaonique à Gourna, près de Louxor (700 km au sud du Caire).

Ces trois manuscrits ont été découverts par la mission archéologique polonaise en Egypte. «C’est la découverte copte la plus importante après celle des textes de Nag Hammadi », a indiqué Zahi Hawas, secrétaire général du Conseil supérieur des Antiquités (CSA), lors d’une conférence de presse.

Les textes de Nag Hammadi (Haute-Egypte) ont permis d’identifier les quatre Evangiles de Jean, Marc, Mathieu et Luc. Ces textes de Nag Hammadi, au nombre de douze, formés de cahiers de papyrus reliés de cuir, avaient été découverts fortuitement en 1945 par des paysans qui déterraient une jarre.

M. Hawas a souligné que le recours à une tombe pharaonique pour cacher ces manuscrits «montre la persécution dont les coptes étaient victimes sous les empereurs romains ».

Thomas Gorik, chef de la mission archéologique polonaise, a indiqué que les trois manuscrits étaient ensevelis sous le sable dans une tombe de briques crues qui remonte au Moyen-Empire (2000-1800 AV-JC).

« Le premier manuscrit mesure 22,5 cm de long et 17 cm de large. Le nombre total de ses pages est inconnu. Il est déposé dans un coffre en bois carré, décoré de l’intérieur de graphismes grecs, mais ne portant aucune décoration à l’extérieur » a-t-il dit.

Le deuxième manuscrit est relié en cuir et décoré de petits cercles. Il compte 50 pages, comme le troisième manuscrit, qui est, lui aussi, relié en cuir, mais en mauvais état.

3. Source : Agence France-Presse - samedi 19/02/2005

mercredi 8 septembre 2010

Quelques Textes hiéroglyphiques (Mdw Netjer)

Ceci est un avant-projet de base de textes hiéroglyphiques.

N.B. Apprendre à lire et à écrire le mdw neter:
a) http://www.qenherkhopeshef.org/nomHieroPHP/

b) http://www.thotweb.com/encyclopedie/lecon1.htm

1. la stèle C14 du Louvre (Traduction de la stèle C14)

C'est une stèle très importante, puisque c'est l'un des rares documents où un artiste égyptien nous parle de son travail. Ainsi, on peut lire:


"Vive l'Horus qui réunit les deux terres, celui des deux maîtresses qui réunit les deux terres, le roi de Haute et Basse Égypte le fils de Rê Montouhotep, qu'il vive éternellement !

Son véritable serviteur de confiance, celui qui fait tout ce qu'il loue à longueur de journées, le bienheureux auprès du grand Dieu, Irtysen. Une offrande que donne le roi et Osiris, seigneur de Bousiris, Khentymentiou, seigneur d'Abydos dans toutes ses lieux parfaits et purs, d'une offrande funéraire de 1000 pains, bières, pièce de b{\oe}uf, de volaille, de vêtements, de toute bonne chose pure, de pain à casser, de bière-chamet, de provisions du seigneur d'Abydos, de provende blanche d'Hezat (déesse du lait), de ce dont les esprits lumineux désirent se nourrir, pour le bienheureux auprès d'Osiris, auprès d'Anubis seigneur de la terre sacrée, le directeur des artisans, le dessinateur, Irtysen, qui dit :

Je connais les secrets des mdw netjer (hiéroglyphes), la manière de composer des offrandes de fête, Toute magie, si je l'ai préparée, c'est sans que rien ne puisse m'échapper. Car je suis un artisan qui excelle dans son art, qui est devenu le premier dans son domaine (litt. ce qu'il a appris). Je sais les proportions des fluides (pour la peinture ?), peser la quantité calculée (?), enlever et encastrer dans le tenon la mortaise (?), (litt. conformément à ce qui rentre et qui sort) afin que chaque membre vienne à sa place.

Je peux rendre la démarche d'une statue d'homme, le pas d'une statue de femme, la force des ailes d'une dizaine (?) d'oiseaux, (ou, en corrigeant -> At => la pose d'un instant) la pose de celui qui frappe un captif, le regard que l'on pose sur son semblable (litt. qu'un oeil jette à un autre, cf. {\eg irt nb}), et aussi rendre craintif le visage de la victime sacrificielle (?), (reproduire) le port de bras de celui qui frappe l'hippopotame, la venue du courreur.

Je sais (comment) faire des pigments et des emaux (hAAt=> incrustation), sans laisser le feu les brùler, sans que l'eau les puisse non plus effacer. Personne n'en aura connaissance (litt. ne sortira sous cela), hormis moi seul et mon fils aîné, le dieu ayant ordonné qu'il pratique, car c'est à cela qu'il a été initié. J'ai vu de mes yeux ce qui est sorti de ses mains, lorsqu'il a dirigé des travaux, en toute pierre précieuse et auguste, depuis l'argent et l'or jusqu'à l'ivoire et l'ébène. Une offrande funéraire de milles pain, bière, oiseaux, b{\oe}ufs, vêtement, toutes bonne chose pure pour le bienheureux Irtyseniqer, juste de voix, mis au monde par Idet, juste de voix.

2. Le Conte du Naufragé



3. Un graffiti du Wadi Hammamat


4. La Sagesse D'Amenemope

Ce texte fait partie d'un genre très renommé en Égypte

5. Stèle de l'an deux de Sethnakht à Éléphantine

Cette stèle contient quelques allusions aux troubles qui ont marqué la fin de la 19ième dynastie

6.Enseignement de Kagemni (ou Gemnika, ...)

C'est l'un des enseignements les plus anciens. Vous saurez tout des bonnes manières à l'ancien empire.

7. Stèle d'Antef (Louvre C26)

Une très belle stèle (Salles du nouvel empire au Louvre, une grande stèle blanche, à côté du groupe de Sennefer et sa femme Hatchepsout). Le texte du début n'est pas passionnant, mais la fin contient une intéressante discussion sur le thème du coeur-ib.

8. Le dialogue du désespéré avec son âme

C'est l'un des plus beaux textes égyptiens.

9. La stèle de l'an 400

Célèbre stèle Ramesside, qui jette un peu de lumière sur les origines de cette dynastie.

10. Les Textes relatifs à Ineni

Les textes citant le célèbre Ineni dans les Urk IV. Cet homme a vécu durant la première moitié de la XVIIIième dynastie, et sa biographie est une source d'informations historiques très importante.

11. Stèle d'Iykhernofret

Cette stèle relate l'action d'Iykhernofret à Abydos, où il a assuré un rôle important dans les cérémonies Osiriennes.

12. Le Conte des deux frères

Un des plus célèbres contes néo-égyptiens.

http://www.iut.univ-paris8.fr/~rosmord/hieroglyphes/deuxfreres.pdf

13. Le prince prédestiné

Un très joli conte, qui constitue une bonne introduction au néophyte en égyptologie.

http://www.iut.univ-paris8.fr/~rosmord/hieroglyphes/prince.pdf

14. Les mésaventures d'Ounnamon

Un véritable « roman historique » du début de la troisième période intermédiaire.

http://www.iut.univ-paris8.fr/~rosmord/hieroglyphes/oun.pdf

15. Horus et Seth

Le procès d'Horus et de Seth à Nekhem (Hiérakonpolis), en Haute-Égypte.

http://www.iut.univ-paris8.fr/~rosmord/hieroglyphes/HetS.pdf

16. Les contes du Papyrus Westcar

C'est des contes faciles d'accès pour les débutants. Lignes 6,23--9,22 prises de la version macscribe de Mike Dyall-Smith's (AEL website). Début saisi par S. Rosmorduc.

http://www.iut.univ-paris8.fr/~rosmord/hieroglyphes/Westcar/westcar.pdf

17. La stèle de Kamôsé

Raconte la reprise de l'Égypte par le roi Kamôsé.

http://www.iut.univ-paris8.fr/~rosmord/hieroglyphes/kamose/kamose.pdf

18. L'Oracle de Thoutmosis III

Introduction (col. 1)

An 42. Il arriva que le roi lui-même était assis... Les courtisans arrivèrent... le roi. Le roi ordonna aux courtisans... [de faire une stèle racontant l'oracle?]


Filiation divine (col. 1-3)

C'est lui mon père [Amon], et c'est moi son fils. Il a décrété que je sois sur son trône quand j'étais encore un oisillon dans son nid. Il m'a engendré avec la semence de son désir. ... Il n'y a là aucun mensonge, aucune inexactitude.
Depuis que ma Majesté était dauphin, j'avais muri dans son temple, bien que je n'avais pas encore été initié à la prêtrise. ...tempes de ma Majesté. Ma Majesté était l'incarnation et l'image du "Pilier de sa mère", comme Horus à Chemnis.


L'oracle (col. 3-8)

Alors que je me tenais dans la salle hypostyle nord... la sainteté de son horizon. Il mit en fête le ciel et la terre de ses beautés, et il commença à rendre un oracle. Ses rayons étaient dans les yeux des princes, comme lorsqu'apparaît Horus de l'horizon, alors que le peuple lui accomplissait ses dévotions. ... son temple.
Puis sa Majesté [le roi] lui fit des fumigations d'encens et lui présenta la grande offrande, en boeufs, veaux et gibiers. [Amon dans sa barque à porteurs]... parcourait les deux côtés de la salle hypostyle. Ceux qui étaient devant ne comprenaient pas ce qu'il faisait ; il cherchait partout ma Majesté.
Soudain il me reconnut. Il s'arrêta. ... Je fus mis à plat ventre devant lui, étendu sur le sol, les bras courbés vers lui. Il me plaça devant sa Majesté [le roi], et me fis me tenir à la place du seigneur. Alors il rendit un oracle à mon propos. ... Il n'y a aucune inexactitude.


L'initiation (col. 8-10)

Ils sont loin du regard des hommes, les secrets dans le coeur des dieux... Ils ne sont pas connus, n'ont jamais été découverts...
Il m'a écarté les vantaux du firmament, il m'a ouvert les portes de l'horizon. J'ai traversé le ciel comme le faucon divin. Je contemple sa forme mystérieuse qui est dans le ciel, j'adore sa Majesté... J'ai vu les manifestations du dieu des deux horizons sur ses chemins cachés du ciel.


Le couronnement (col. 10-12)

Rê lui-même m'a établi, alors que j'étais honoré des couronnes qui sont sur sa tête, que son uraeus unique était fixé à mon front... que j'étais pourvu de tous ses pouvoirs divins, que j'étais rempli de la sagesse des dieux, semblable à Horus lorsqu'il fut arrivé à l'âge de raison dans le domaine de son père Amon-Rê.
Ma dignité divine se compléta...
Il établit mes couronnes, et composa lui-même pour moi une titulature.


La titulature (col. 12-14)

Il établit le faucon sur le serekh, me rendit puissant comme un taureau et me fit apparaître en gloire à Thèbes, par mon nom "d'Horus, taureau puissant, qui apparaît à Thèbes".
Il me fit élever les deux maîtresses, et édifia ma royauté comme celle de Rê dans le ciel, par mon nom de "Celui des Deux Maîtresses, dont la royauté est édifiée comme celle de Rê dans le ciel".
Il me façonna un faucon d'or, et me donna sa puissance et sa force, alors que j'étais sanctifié par ses couronnes, par mon nom" d'Horus d'or, possesseur de la force, aux couronnes sacrées".
Il me fit apparaître en gloire en tant que roi de Haute et de Basse Egypte, et établit mes devenirs comme Rê, par mon nom de "roi de Haute et de Basse Egypte, maître des Deux Terres, Menkheperrê".

Je suis son fils, qui ouvre sa marche, la personnification de l'enfant semblable à celui qui est à l'avant d'Heseret [Thot], et il a unifié tous mes devenirs par mon nom de "fils de Rê, Thoutmosis-Semakheperou", puisse t-il vivre éternellement et pour toujours...


La soumission des pays étrangers (col. 15-16)

Il a fait que tous les pays étrangers viennent courbés dans la crainte de ma Majesté. Le coeur des neufs arcs est rempli de la terreur que je leur inspire, et tous les pays sont sous mes sandales. Il a mis la force dans mes mains pour élargir les frontières de l'Egypte...

L'amour d'Amon (col. 16)

C'est ce que mon père Amon a fait, en raison de l'immensité de l'amour qu'il me porte. Je le réjouis plus que tout roi ayant existé sur la terre depuis qu'elle a été crée. Je suis son fils, aimé par sa Majesté. Ce qui se fait, c'est ce qui plait à son ka.


Les offrandes de Thoutmosis III à Amon (col. 16-20)

Je dirige ce pays jusqu'au pied de son trône. Je fais remplir son noble trésor par les tributs de tous les pays étrangers.
... [me] rendant agréable à lui en faisant construire des monuments à Karnak.
Je pare richement sa beauté et je l'exalte plus que les autres dieux. Il est paré par de merveilles plus magnifiques que celles qui sont faites comme récompenses. Je bâtis son domaine par des travaux d'éternité...
... mon père, pour accorder ma divinité (?).
Je m'y consacre sans compter, je pourvois ses autels sur la terre, je fais renouveller pour lui de grands sacrifices dans l'abattoir divin de son temple, en boeufs et en veaux, sans limites.
... rentrer les biens en excédents, en choses agréables..., en surplus fiscaux. J'enrichis pour lui ses greniers en orge et en épeautre, sans limites.
J'agrandis pour lui l'offrande divine en bière, bétail, vollaille et pains. Je lui donne plus que ce qui existait avant.
... dans ce temple de mon père Amon, en chacune de ses fêtes, tous les jours, l'apaisant par l'amour que je lui porte.


Eloge d'Amon (col. 20-22)

Le principe de l'existence, je le connais : la pérennité, c'est Thèbes ; l'éternité, c'est Amon ; le maître de Karnak, c'est Rê ; l'Héliopolis du Sud [Thèbes], c'est son oeil magique sur ce monde...
...accomplissant mes monuments. J'ai fixé mon décret aux marches de Karnak pour le créateur des êtres, le maître du tout, le garant de toute chose. L'éternité, c'est aussi celui se trouve ici [Amon]. Je n'élève pas ma Majesté plus haut que Dieu...
... libation en compagnie de son ennéade, après que l'offrande divine soit en sa possession.
Ce monument a été construit dans son temple afin qu'on se souvienne de mes bienfaits pour son domaine et que j'atteigne la porte de l'éternité.

Discours des dignitaires (col. 22-25)

Les courtisans s'exprimèrent : ...Qu'elles sont belles, les paroles qui ont été dites devant nous! Nous les avons écoutées au palais, vie, force, santé. Que ton visage soit rempli de vie et de prospérité, et que ta Majesté règne durablement sur ce grand trône! C'est le dieu lui-même qui l'a dit, comme Rê lorsqu'il parlait pour la première fois et que Thot avait prononcé les signes... Sa royauté t'est donnée, les couronnes te sont fixées sur le trône d'Horus, tu es enregistré dans les annales en tant que roi de Haute et de Basse Egypte. Il a uni pour toi les Deux Terres dans la paix, et tous les pays étrangers en addition.


Constructions à Karnak:

1) Un sanctuaire nommé "Monument divin"

...rénové, avec le sanctuaire "Monument Divin". Le monument est en calcaire. C'est le roi lui-même qui l'a fait de ses mains, qui a tendu les cordes, les a détendu, a fait les dépots dans la terre, a fondé ce monument, a ordonné les travaux consécutif au décret...

2) La "Chapelle Rouge"

...du travail efficace de leurs bras. Ma Majesté lui a fait élever la chapelle "la Place du coeur d'Amon". Sa place est aussi grande que l'horizon du ciel, en granit de la Montagne Rouge, et l'intérieur a été plaqué en electrum.

3) Les trois portes de la "Salle des Annales"

...Ma Majesté, la première porte "Menkheperrê sanctifie l'offrande d'Amon", la deuxième porte "Menkheperrê est constamment loué auprès d'Amon", et la troisième porte "Menkheperrê bénéficie grandement de la puissance d'Amon", plaquées en électrum. Maât entre par ces portes pour le visiter.
...monument en fête.
Il exulte en raison de l'adoration qu'il reçoit. Il agit suivant son désir. Il entoure ma Majesté de vie, prospérité et joie, éternellement.


4) Le VIe pylône

De plus, ma Majesté a construit un noble pylône dans sa résidence, devant...
...plaqué en électrum. Ma Majesté lui a élevé une porte magnifique, taillée en cèdre de première main, plaquée d'or, aux huisseries en cuivre noir véritable... en bronze.
La titulature qui s'y trouve [gravée] est en électrum, en or double, en cuivre noir...
... le pied de leurs colonnes en or double.

Source: http://www.thotweb.com/encyclopedie/th3-42.htm

samedi 28 août 2010

Comment "développer" l'Afrique économiquement?

Un point de vue sur la problématique du "développement" économique de l'Afrique:

http://www.dailymotion.com/video/k4qol4ZMYAs5vCB56z

Une nouvelle chronologie des dynasties grâce au carbone 14

États-Unis: (1)

Publiée dans la revue Science du 18 juin 2010, une étude réalisée par une équipe internationale date enfin plus précisément les étapes de la civilisation pharaonique. Surprise : les archéologues "à l’ancienne" avaient presque tout bon… Tout le problème en égyptologie consiste à traduire les chronologies relatives, propres à chaque règne et déductibles des documents ou des monuments, en une chronologie absolue, permettant de se repérer vraiment dans le temps. Les études épigraphiques viennent récemment d’être complétées par l’analyse physique au radiocarbone, notamment à l’aide du spectromètre de masse par accélérateur de Saclay, en France.

Dirigée par Bronk Ramsey de l'université d'Oxford, l’équipe comprenant des membres du CNRS et du CEA, ainsi que des chercheurs autrichiens et israéliens, a travaillé sur des graines, des textiles ou des paniers d’époque, prêtés par des musées européens et américains. La datation de ces pièces, jointe à la connaissance de la durée de chaque règne, a permis de modéliser mathématiquement une chronologie, en palliant l’absence d’échantillons pour certaines périodes.
Les ajustements à apporter aux données admises jusqu’à présent sont modestes : le Nouvel Empire, par exemple, vieillit un peu, son début passant de 1500 à quelque part entre 1570 et 1544 avant J.-C. Mais les égyptologues "traditionnels" avaient bien travaillé, puisque Bronk Ramsey conclut lui-même : "Nous avons, avec une petite équipe de recherche, corroboré indépendamment plus d'un siècle de recherche en seulement trois ans de travaux".

Il faut préciser que la chronologie utilisée par les égyptologues est celle de Manéthon de Sebennytos (3 ème siècle avant notre ère), le "Père des dynasties égyptiennes". Sur la demande de Ptolémée Ier Sôter", il écrivit en grec une Histoire Universelle de l’ÉgypteAïguptiaka ») en 30 volumes que Julien l’Africain fit un abrégé (Dictionnaire de Littérature grecque et latine, Édition Universitaire, Paris, 1969).

Plutarque nous apprend que l’Égyptien Manéthon, Grand-prêtre, prophète d’Iounou (Héliopolis) et historien fut contemporain des règnes de Ptolémée Ier et de Ptolémée II. Il vécut au IIIe siècle avant J.-C. à Sebennytos, dernière capitale pharaonique située dans la partie nord-est du Delta. Il fut de ceux qui, sous le règne de Ptolémée Ier Soter, introduisirent en Égypte le culte de Sérapis en 285 avant J.-C.

De tous ses écrits, c’est certainement son histoire de l’Égypte, l’Aegyptiaka en 30 volumes - chroniques de l’histoire égyptienne réalisées à partir d’archives secrètes du clergé local - qui est le plus important. Il l’écrivit, à la demande de Ptolemée Ier Sôter, en grec, la décomposant en Dynasties. Cette classification est encore de nos jours retenue par les historiens modernes. Les fragments de son Histoire universelle d’Égypte nous sont parvenus grâce à l’historien juif, Flavius Josèphe (1er siècle de notre ère) et par les chrétiens Africannus et Eusèbe de Césarée (3e siècle de notre ère).

Seuls quelques fragments de ces textes sont parvenus jusqu’à l’historien juif Flavius Josèphe (Ier siècle après J.-C.) qui les cita dans son écrit Contre Apion.

Manéthon classe les souverains en trente dynasties, du règne de Ménès à la deuxième conquête perse du pays par Artaxerxès III, mais dans l’Épitomé (abrégé de l’ouvrage de Manéthon parvenu jusqu’à nous à travers la Chronographie de Georges le Syncelle), on ajoute une trente et unième dynastie qui englobe les derniers rois perses et Alexandre le Grand. L’Épitomé était divisé en trois volumes. Le premier rapportait les faits qui s’étaient déroulés depuis la création du monde jusqu’à la XIIe dynastie. Le second embrassait la période allant de la XIIe à la XIXe dynastie incluse. Le dernier allait des débuts XXe dynastie à la mort de Nectanébo, qui correspondait à la deuxième conquête de l’Égypte par les Perses, en 343 avant J.-C.

Les fragments des Aiguptiaka que nous possédons comportent des renseignements historiques, mais aussi des anecdotes plus ou moins romancées. Ils fournissent non seulement la trame générale de l’histoire de l’Égypte, mais aussi et surtout le cadre chronologique des dynasties et leur origine. Cette chronologie a d’ailleurs été adoptée par les historiens contemporains.

C’est aussi à Manéthon que l’on doit l’hellénisation de certains noms égyptiens comme Amenhotep en Aménophis, Sénousret en Sésostris…


CHRONOLOGIE SOMMAIRE DE L’ÉGYPTE ANCIENNE (2)

Fin de l’époque prédynastique

Dynastie 0, vers 3300-3200 avant notre ère
Dernier roi : Nârmer

Époque archaïque ou période thinite (environ 3150-2715 avant notre ère)

-I ère dynastie, environ 3150-2930 avant notre ère
Premier Pharaon : Nârmer
-II ère dynastie, environ 2930-2715 avant notre ère

Ancien Empire (environ 2715-2195 avant notre ère)

-III ème dynastie, 2715-2630 (Djoser, 2680-2660)
-IV ème dynastie, 2630-2510 (Snéfrou, Khéops, Khéphren, Mykérinos, Chepseskaf)
-V ème dynastie, 2510-2350 (Ouserkaf, Sahourê, Néferirkarê, Niouserrê, Djedkarê-Izézi, Ounas)
-VI ème dynastie, 2350-2195 (Téti, Ouserkarê, Pépy Ier, Mérenrê Ier, Pépy II, Mérenrê II, la reine Nitocris)

Première Période Intermédiaire (environ 2195-2137)

VII ème à X ème dynastie (les Khéty d’Hérakléopolis et les Antef de Thèbes)

Moyen Empire (environ 2137-1797)

-XI ème dynastie, 2137-1994 (dont les Montouhotep)
-XII ème dynastie, 1994-1797 (les Amenemhat, les Sésostris, la reine Néfersobek)

Deuxième Période Intermédiaire (environ 1797-1543)

-XIII et XIV ème dynastie, environ 1797-1634 (très nombreux rois dont Ougaf, les derniers Amenemhat, les Sobekhotep)
-XV ème et XVI ème dynastie, « hyksôs », 1634-1526
-XVII ème dynastie, thébaine parallèle, 1634-1543 (dont Sobekemsaf II Chedtaouy)

Moyen Empire (environ 1543-1292)

XVIII ème dynastie, 1543-1292 (dont Ahmosis, le fondateur; les Thoutmosis; Hatshepsout; les Amenhotep; Toutânkhamon, Aÿ, Horemheb)

Nouvel Empire (environ 1292-1078)

-XIX ème dynastie, 1292-1188 (dont Ramsès I er, Séthy I er, Ramsès II, Séthy II, la reine Taousert)
-XX ème dynastie, 1188-1078 (Sethnakht, puis Ramsès III à Ramsès XI)

Troisième Période Intermédiaire (environ 1078-332)

-XXI ème dynastie, 1078-945 (dont Smendès, Psousennès Ier et II, Siamon)
-XXII XXIII ème dynastie, 945-754 (dont les Chéchonq, les Takeloth, les Osorkon)
-XXIV ème dynastie, 747-702 (Tefnakht et Bocchoris)
-XXV ème dynastie, 747-664 (Peyé, Chabataka, Taharqa, Tantamani ou Tanoutamon)
-XXVI ème dynastie, 672-525 (les Nékao, les Psammétique, Apriès, Amasis)
-XXVII ème dynastie ou première domination perse, 525-359
-XXVIII ème à XXX ème dynastie, 404-343 (dernières dynasties indigènes originaires de Basse-Égypte)
-XXXI ème dynastie ou seconde domination perse, 343-332

332 : conquête de l’Égypte par Alexandre le Grand


Références bibliographiques:

1. http://www.maxisciences.com/%e9gyptologie/gyptologie-une-nouvelle-chronologie-des-dynasties-grace-au-carbone-14_art8024.html

2. Nouvelles recherches sur l’histoire juridique, économique et sociale de l’ancienne égypte. Bernadette Menu, Édition L’Harmattan, Paris, 2004

Archéologie: découverte des pointes en Afrique du Sud

La découverte de pointes de flèches, en Afrique du Sud, fait remonter de 20 000 ans l'apparition de la technologie de l'arc. Des traces de colle, sur les pointes en pierre taillée datées d'environ 64 000 ans, montrent qu'Homo sapiens (mélanoderme) savait déjà à cette époque concevoir des outils complexes, qui demandent un certain développement cognitif. Les pointes proviennent de sédiments de la grotte de Sibudu, située près la côte est de l'Afrique du Sud. Des analyses au microscope, effectuées par l'équipe de Marlize Lombard, archéologue à l'Université de Johannesburg, ont révélé la présence de résidus de sang et d'os collés aux pointes, ce qui laisse entendre qu'elles ont été utilisées pour la chasse.

En localisant les lieux d'impacts sur les pointes et la façon dont elles ont été endommagées, les archéologues ont été en mesure de déterminer qu'elles étaient probablement des pointes de projectiles, plutôt que des pointes de lances tenues en main. Les détails des travaux ont paru dans la revue Antiquity. Selon les chercheurs, c'est sans doute à ce moment charnière, il y a 60 000 ou 70 000 ans, que nos ancêtres ont commencé à penser de façon semblable aux humains d'aujourd'hui. Les archéologues soulignent toutefois qu'il faut attendre plusieurs millénaires avant de constater l'utilisation généralisée de l'arc et de la flèche dans les restes archéologiques d'Homo sapiens.

Source: http://qc.news.yahoo.com/s/26082010/3/science-archeologie-decouverte-des-premieres-pointes-de-fleches.html

dimanche 22 août 2010

Où trouver les ouvrages kamites?

Les librairies kamites incontournables

Paris :


52 rue Grenéta (M° Etienne Marcel - Ligne 4 ou M° Chatelet, • sortie Rambuteau, longer Rue Montorgueil)
75012 Paris
Tél. / Fax : 01 45 08 48 33
E-mail : k2inter@voila.fr
Horaires d'ouverture : 14h - 21h du mardi au dimanche - fermé lundi
Présentation Grioo.com : http://kamitewoman.over-blog.com/ext/http://www.grioo.com/info4617.html
(excellent accueil, propose expositions d'art et conférences débats avec les auteurs et auteures)

  • BE ZOUK
Espace Culturel Afro-caribéen
36 bis, rue de Montreuil (M° Faidherbe Chaligny - Ligne 8 )
75011 Paris
Tél. : 01 43 67 67 17
Horaires d'ouverture : 14h - 19h du Mardi au vendredi, 11h - 19h le samedi - fermé dimanche
Vente de livres, CD, K7, DVD

  • Editions Menaibuc

B.P. 109

75862 Paris Cedex 18

Tél./Fax : 01 48 47 77 69

Site web : http://www.menaibuc.com/

Liste des points de vente Menaibuc

  • Présence Africaine

25 bis, rue des Ecoles (M° Maubert Mutualité - Ligne 10)

75005 Paris

Site web : http://www.presenceafricaine.com/

Tél : 01 43 54 13 74/Fax : 01 43 54 96 67

  • Editions Paari

16 rue Castagnary (M° Porte de Vanves - ligne 13, sortir Boulevard Lefebvre, passer sous le pont, prendre Rue Briancon (2e à droite), puis deuxième à droite.

75015 Paris

Tél./Fax : 01 48 28 27 65

Port. : 06 76 74 14 58

  • Librairie Tamery

19 rue du Chalet (M° Belleville - ligne 2 ou 11, sortie Rue du Faubourg du Temple, longer rue Civiale, puis rue du Chalet)

75010 Paris

Tél: 01 48 03 01 36

Mob: 06 10 82 29 1810h à 18h (toujours appeler avant)

E-mail : mailto:tamery@club-internet.fr

(Dispose de nombreux ouvrages rares ou épuisés en français ou en anglais)

  • Toussaint Louverture

29, rue Claude Tillier

75012 Paris

Métro : Reuilly-Diderot

Tél : 01.43.38.34.13

Proche Banlieue :

  • Librairie MONGO BETI

93, av. de la République

93140 Bondy

Montpellier:

  • Librairie SOUMBALA

ZAE, les Baronnes

34730 - Prades le Lez

Tél : 04 67 59 85 90

fax : 04 87 59 85 91

http://www.soumbala.com/

Autres librairies proposant des ouvrages kamites :

L'Harmattan

16, rue des écoles (M° Maubert Mutualité - Ligne 10)

75005 Paris

Tél. 01 40 46 79 14

Fax : 01 43 29 86 20

Site web : http://www.librairieharmattan.com/

Email : harmattan1@wanadoo.fr

Heures d'ouverture :10h-12h30 / 13h30-19h

  • REVUE NOIRE

8 rue de Cels (M° Gaité - Ligne 13)

75014 Paris

Tél : 01 43 20 92 00

Site web :http://www.revuenoire.com/

Email : redaction@revuenoire.com