lundi 30 mai 2011

L’économie déboussolée Multinationales, paradis fiscaux et captation des richesses

Chers internautes, je vous livre le résumé du rapport « l’Economie déboussolée » de décembre 2010 du CCFD.


Chaque année, l’évasion fiscale des multinationales fait perdre aux pays en développement 125 milliards d’euros de recettes fiscales, soit 4 fois le montant nécessaire estimé par la FAO pour éradiquer la faim. De quoi émettre des doutes sur les bienfaits supposés des stratégies préconisées par les institutions internationales faisant de l’accueil des investissements étrangers l’alpha et l’oméga des politiques de développement. Ce discours résiste d’ailleurs mal à l’analyse.


Le rapport « L’économie déboussolée » met ainsi en lumière les distorsions entre l’économie réelle et les indicateurs qui guident le G20 et les Institutions financières internationales. La faute à qui ?


Aux paradis fiscaux mais aussi aux multinationales et aux banques qui créent cette déconnexion entre activité réelle et comptable, localisant ainsi de façon artificielle la richesse produite dans les territoires fiscalement avantageux. Pour ce faire, elles entretiennent l’opacité sur leurs opérations dans les centres offshore. Pour étudier la place des paradis fiscaux dans l’activité des entreprises et des banques, le CCFD-Terre solidaire s’appuie sur la liste de paradis fiscaux établie par le Tax Justice Network et sur son indice d’opacité(1) .

Quand les indicateurs perdent le Nord… et le Sud


Des indicateurs déconnectés de l’économie réelle.


Investissements, épargne, commerce international… A en croire les statistiques, les paradis fiscaux ont un poids déterminant dans l’économie et la finance mondiale, disproportionné au regard de leur réalité économique et démographique. Ces territoires apparaissent comme étant les plus gros investisseurs du monde : ainsi aux Iles Vierges britanniques (BVI), chaque habitant a investi en théorie la somme record de 589 000 euros par an dans les dix plus puissantes économies mondiales(2).


Les investissements en provenance des BVI, des Iles Caïmans, du Luxembourg (premier investisseur en France), de l’Ile Maurice et des Pays-Bas, représentant 1% du PIB mondial et n’abritant que 14 des 500 plus grosses entreprises mondiales, pèsent 1,7 fois plus que les Etats-Unis et trois fois plus que le Japon, l’Allemagne et la France réunis…

(1)TJN a retenu les 60 pays qui étaient cités au moins 2 fois parmi la quinzaine de listes des paradis fiscaux publiées par différents auteurs et institutions depuis les années 1970. Le classement se fait à partir du degré d’opacité combiné au poids de chaque territoire dans la finance offshore.


(2)Les 10 économies les plus puissantes selon les Nations Unies sont en 2009 : les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, la Russie, le Brésil et l’Espagne. Dans notre calcul, faute de données pour la Russie, nous l’avons remplacée par l’Inde.


Ils concentrent une bonne partie de l’épargne mondiale : avec 2,7 millions d’euros – l’équivalent de 110 années de SMIC(3) – thésaurisés, chaque habitant de Jersey(4), épargnerait 60 fois plus qu’un Suisse et 1 035 fois plus qu’un Français(5). Le Tax Justice Network estime que 9,2 trillions d’euros de dépôts sont détenus offshore(6). La moitié de la fortune des riches Latino-Américains serait ainsi déposée dans des banques offshore(7). Le think tank Global Financial Integrity estime que les sorties illicites de capitaux africains, évasion fiscale et corruption comprises, ont représenté 1 440 milliards d’euros au cours des quatre dernières décennies.


Le nombre d’entreprises par habitant y est hors du commun : trois pays, le Liechtenstein, les îles Caïmans et les BVI abritent plus d’entreprises que d’êtres humains. 45 % des compagnies offshore seraient enregistrées aux Iles Vierges Britanniques (BVI), selon une étude de KPMG en 20008. La grande majorité des sociétés enregistrées dans les paradis fiscaux, se résument à une simple boite aux lettres.


Leur motivation ?

Echapper aux contraintes fiscales et réglementaires.


Des rentabilités moyennes par salarié hallucinantes : Le salarié bermudien apparaît comme étant environ 11 fois plus rentable qu’un salarié suisse ou néerlandais et 46 fois plus que la moyenne des salariés dans le monde ! Aux Bermudes, pour 100 euros de salaire versés, les multinationales américaines engrangent 3 500 euros de bénéfices !


Autrement dit, le taux de profit par rapport à leur masse salariale (hors intérêts et dividendes reçus des investissements de portefeuille) y atteint ainsi 3 500 %, un record seulement égalé par la Barbade.


Une géographie économique rocambolesque : Sur le papier, un volume important du commerce de bananes en provenance des Caraïbes transite par des filiales basées à Jersey. Selon une enquête du Guardian, Dole (26 % du marché de la banane), Chiquita (25 %), Fresh Del Monte (16 %) et Fyffes (8 %) localiseraient 48% de leur chiffre d’affaires dans les paradis fiscaux, minimisant d’autant l’impôt versé au détriment du pays de consommation (où est localisé 40% du chiffre d’affaires déclaré) et surtout des pays producteurs (12% du chiffre d’affaires). Jusqu’à l’arrivée au port avant écoulement sur le marché européen, ce serait donc 80% du prix de la banane qui resterait dans les paradis fiscaux contre seulement 20% dans le pays producteur... Au total, environ la moitié des transactions commerciales internationales passerait par les paradis fiscaux !(9)


Les multinationales y retrouvent leurs comptes


Des multinationales qui entretiennent les doutes.


Le poids disproportionné des paradis fiscaux dans l’économie mondiale rend très mal compte de l’économie réelle. Les multinationales entretiennent le secret autour de leurs comptes. En témoigne l’étude des informations fournies au public par les cinquante premières entreprises européennes sur leur implantation dans les paradis fiscaux et les raisons d’une telle implantation.

(3)Salaire minimum brut en France.
(4)Calculs faits à partir de Jersey Fact Sheet, Tax Justice Network.
(5)Calculs faits à partir de : J. Accardo et alii. [2009] « Les inégalités entre ménages dans les comptes nationaux, une décomposition du compte des ménages », L’Economie Française 2009, INSEE, p. 78. Chiffres de 2003.
(6)R. Murphy, J. Christensen et J. Kemmis,[2005] « Taxez nous si vous pouvez », Tax Justice Network p18. http://www.taxjustice.net/cms/upload/pdf/TUIYC_-_edition_francaise_-_30_Aout_2005.pdf
(7 )Boston Consulting Group, 2003, Global Wealth Report
(8)KPMG (2000) Review of Financial Regulation in the Caribbean Overseas Territories and Bermuda. Foreign and Commonwealth Office, London (9)Tax Justice Network, citant l’OCDE.


Principales conclusions :


Le citoyen, l’actionnaire ou l’administration fiscale n’ont aucun moyen d’être certains de l’existence et de la localisation de toutes les filiales d’un grand groupe européen.


Toutes sont présentes dans les paradis fiscaux. N’étant pas tenues aujourd’hui à la transparence sur le sujet, l’information fournie par les rapports des 50 entreprises étudiées est loin d’être suffisante, et deux (Lloyds et Bosch) ne fournissent quasiment pas d’information. Les 48 autres sont implantées dans les paradis fiscaux et y déclarent, au total, 4 748 filiales, soit 21 % de l’ensemble de leurs filiales. Chacune détient en moyenne une centaine de filiales dans les paradis fiscaux. Dans les 33 territoires crédités par Tax Justice Network (TJN) d’un degré d’opacité supérieur à 90 %, les 50 leaders européens déclarent 1 713 filiales. Pire, ils annoncent 363 filiales dans les treize territoires 100 % opaques listés par TJN, dont 234 en Suisse et 54 aux Bahamas…

Faute d’y être tenue, aucune des 50 principales multinationales européennes n’explique de façon transparente l’activité qu’elle mène dans ses filiales, par filiale ou par pays d’implantation, à la fois la nature de son activité, son chiffre d’affaires, le bénéfice qu’elle dégage, le nombre de personnes qu’elle emploie et les impôts qu’elle paie.


L’Allemagne est le seul pays abritant de grands groupes européens à contraindre ses entreprises cotées à respecter des obligations supplémentaires de transparence financière. Le rapport annuel doit comporter en annexe une liste de leurs filiales indiquant notamment : le nom, l’emplacement, la part de capital, les profits réalisés des sociétés détenues à plus de 20%(11).Cependant cette exigence est atténuée d’importantes exceptions dans lesquelles n’hésitent pas à s’engouffrer, par exemple, BMW ou Bosch.


Les Pays-Bas, où chacun des 50 plus grands groupes européens détient près de 20 filiales en moyenne, concentrent à eux seuls 18% des filiales déclarées. Une bonne part de ces filiales exerce sans nul doute une activité économique réelle dans le pays, 16e économie mondiale. Reste que seule une publication détaillée des comptes par pays, ou par filiale, permettrait d’attester de la réalité de leur activité. Même remarque pour les 8 filiales luxembourgeoises détenues en moyenne par les grands groupes européens.


En nombre de filiales dans les paradis fiscaux, les banques viennent en tête. Deutsche Bank y compte 446 filiales, nonobstant les 632 supplémentaires situées à Londres et au Delaware ! Parmi les sociétés britanniques, c’est la Barclays avec ses 383 filiales « paradisiaques » (soit 36% de l’ensemble de ses filiales) qui arrive en tête. La française BNP-Paribas, qui en compte 347, fait jeu égal avec l’italienne Unicredit et ses 345 filiales.


(10)Rapports annuels, sites web de chaque entreprise, Déclarations au registre du commerce. Voir Encadré « Précisions méthodologiques ».
(11)Loi Handelsgesetzbuch (HGB), paragraphes 264, 285 et 289 a.

Les principales techniques utilisées par les multinationales :


Les prix de transfert.


Fixés par les multinationales elles mêmes pour facturer les opérations matérielles ou immatérielles entre leurs filiales, les prix de transfert constituent le vecteur privilégié de la déconnexion. Exemple : des exportations de cuivre de la Zambie, vendues par une multinationale à sa filiale implantée à Maurice pour 2 000 euros la tonne de cuivre, cette filiale la revendant 6 000 euros. Les 4 000 euros de bénéfice ne sont donc pas taxés en Zambie, ni ailleurs12 . Une technique rendue encore plus opaque par le développement des échanges immatériels (brevets, marques…) dont il est difficile de mesurer la valeur…


Les captives d’assurance.


En créant leur propre société d’assurance interne au lieu de se couvrir chez un assureur comme n’importe quelle PME, et en localisant 75 % de ces sociétés d’assurance interne, selon nos calculs, dans des centres offshore, de nombreuses multinationales cherchent à limiter les impôts(13).


Les transferts de dettes.


Une pratique fréquente : localiser les pertes dans les pays où les profits sont fortement taxés, pour au passage déduire les intérêts d’emprunts, voire bénéficier de crédits d’impôts, et cumuler les bénéfices dans ceux où les impôts sont faibles… Pendant 23 ans, Exxon, qui a racheté en 1979 la mine de cuivre Compañía Minera Disputada de Las Condes, dans les Andes, pour 64 millions d’euros, a présenté des chiffres déficitaires et n’a pas payé le moindre impôt à l’Etat chilien. Pourtant en 2002, la société a été revendue à Anglo American pour 1,04 milliard d’euros…Explications : Exxon a localisé ses coûts au Chili et mis ses bénéfices en lieu sûr en surendettant Disputada auprès d’Exxon Financial Services, la branche financière du groupe, enregistrée dans les Bermudes. Le paiement des intérêts annulait les bénéfices réalisés au Chili tout en gonflant ceux d’Exxon dans l’archipel.


Caisses noires et corruption.


Pour échapper à la justice, la délocalisation virtuelle des transactions est forte utile. La plupart des paradis fiscaux sont en effet des édens judiciaires garantissant l’opacité.


Les fausses factures.


Cette technique consiste à falsifier les prix sur les exportations et les importations des marchandises ou services entre deux sociétés distinctes (à la différence de la manipulation des prix de transfert) afin notamment d’éviter de payer les taxes correspondantes.


L’économie réelle sous l’emprise de l’économie offshore, un « jeu » à somme négative


Le monde de la finance offshore ressemble à un grand casino qui bénéficie aux grandes entreprises et à des intermédiaires financiers et juridiques au détriment des peuples et des Etats, au Sud comme au Nord.


Les Etats dépouillés.


Chaque année 600 à 800 milliards d’euros échappent aux pays en développement dont 65 % d’évasion fiscale, 30 à 35 % issus de la criminalité et 3 % de la corruption. Ces chiffres représentent près de 10 fois l’aide publique au développement (APD) octroyée par l’ensemble des pays riches. A titre d’exemple, le Nigeria reçoit 2,7 milliards d’euros d’APD et voit s’envoler 12,8 milliards d’euros de capitaux par an. Par ailleurs, les entreprises demandent toujours plus d’efforts fiscaux aux pays souhaitant les recevoir. Entre 1999 et 2009, le taux d’imposition sur les sociétés est passé de 35% à 27,5% au Bangladesh et de 42% à 34,5% en Afrique du Sud. En Uruguay, il a chuté de 35% en 2003 à 25% en 2009(14).


Dans les pays du Sud, des exonérations sont en outre fréquemment accordées à tout nouvel investisseur pour les cinq premières années. Depuis 2006, ces « cadeaux » (incitations fiscales et subventions) se sont traduits par un trou de 10,4 milliards d’euros par an dans le budget de l’Inde(15). Au Sénégal, ce manque à gagner atteindrait 5 % du PIB du Sénégal, soit 457 millions d’euros, selon une estimation du gouvernement portant sur le budget 2008(16).


Les populations lésées.


Derrière les recettes publiques exsangues, ce sont les services sociaux et investissements publics qui ne sont pas financés. En Afrique subsaharienne, la fuite illicite des capitaux représente plus de trois fois le budget alloué à l’agriculture, alors que 30% de la population souffre de sous-alimentation(17).


Les salariés dépossédés.


La délocalisation virtuelle de la richesse créée par les multinationales fait pression à la baisse sur les revenus du travail dans le secteur privé. Plus encore, la possibilité pour une multinationale de déplacer une partie de son chiffre d’affaires vers les paradis fiscaux permet aussi de maintenir les salariés sous pression en organisant le caractère faiblement excédentaire, voire déficitaire de la filiale et en brandissant la menace de fermer.


Les consommateurs surtaxés.


Pour compenser l’évasion fiscale des multinationales, la solution adoptée par un grand nombre de gouvernements consiste reporter la charge fiscale sur les assiettes moins mobiles (salariés, consommateurs, PME) notamment à relever les taux de TVA. Cet impôt représente une part nettement supérieure des recettes fiscales dans les pays en développement (40%) que dans les pays développés (environ 20%)18. Au Niger, par exemple, la TVA représente en moyenne, 50,08% des recettes fiscales intérieures sur la période 1997-200519.

Le G20 déboussolé.


Les indicateurs statistiques qui guident les décisions de politiques économiques notamment, sont biaisés. Ainsi, les dirigeants des pays du G20, comme ceux de l’ensemble des enceintes prétendant piloter la mondialisation, se trouvent dans l’impossibilité de faire des choix collectifs éclairés.


L’UE et le G20 ont les clés, reste à ouvrir la bonne porte.


Des listes contestables. L’OCDE dresse régulièrement le bilan des progrès accomplis depuis le G20 de Londres d’avril 2009, où la chasse aux paradis fiscaux a été lancée. Au 5 novembre 2010, la liste noire est vide et la liste « grise » ne comporte plus que 9 Etats, contre 42 en avril 2009. Taxée de laxisme pour avoir « blanchi » trop vite les paradis fiscaux, l’OCDE a enclenché en mars 2010 un mécanisme de « revue par les pairs » destiné à évaluer sous l’autorité du Forum fiscal mondial regroupant plus de 90 pays, la mise en oeuvre des promesses de coopération fiscale. Cette revue, réalisée par les Etats eux-mêmes, pourrait déboucher à l’horizon 2014 sur la publication d’une liste actualisée des paradis fiscaux. Difficile toutefois d’attendre du G20 une liste incontestable et surtout exhaustive, comme si l’opacité financière lui était étrangère. Au contraire, il la


"(14)KPMG International, KPMG’s Corporate and Indirect Tax Rate Survey 2009
(15)Actionaid, Accounting for poverty, septembre 2009, p. 43.
(16)« Budget 2008 : les dépenses fiscales estimées provisoirement à 300 milliards », Senegal Business, 14 oct. 2009.
(17)Calcul de l’auteur à partir des données de la FAO, de African Economic Outlook, et de Global Financial Integrity.
(18)Voir M. Keen et M. Mansour, “Revenue Mobilization in Sub-Saharan Africa: Key Challenges from Globalization”, FMI, 2008.
(19)Ministère de l’Economie et des Finances du Niger [2008] « Analyse de la politique fiscale eu Niger et ses impacts sur la pauvreté », Observatoire National de la Pauvreté et du développement humain. http://www.pnud.ne/rap_eval/Rapport_Etude_fiscalit_%20pauvrete_Niger.pdf"


produit. A la fois en son sein et dans les territoires qui dépendent d’elle. Nous avons calculé, à partir de l’indice d’opacité financière établi par Tax Justice Network que les pays du G20 représentaient 39% de l’opacité financière internationale. Le taux monte à 88% si on y ajoute l’Union européenne et les territoires sous son influence.


Ne pas oublier les pays du Sud.


Les pays du Sud n’ont pas bénéficié des avancées récentes en matière de lutte contre les paradis fiscaux. Amendée en avril 2010 pour permettre l’échange de renseignements fiscaux à la demande entre tous les États signataires, la convention sur la coopération administrative, dont sont dépositaires l’OCDE et le Conseil de l’Europe, pourrait leur permettre de mieux faire valoir leurs droits. A condition qu’ils soient invités à signer – et les paradis fiscaux, contraints d’en
faire autant.

Pressions sur les entreprises. Lors d’une communication du 21 avril 2010, l’Union européenne a pour la première fois pointé le lien entre paradis fiscaux, multinationales et pauvreté et demandé aux entreprises de présenter leurs activités et leurs résultats, pays par pays. Le 13 juin 2010, le Conseil européen des Affaires étrangères reprenait à son compte la proposition. La Commission a franchi une nouvelle étape, le 26 octobre, en lançant jusqu’au 22 décembre 2010 une consultation afin de recueillir l’avis des parties prenantes autour de cette idée de « reporting pays par pays » des multinationales20. Une démarche qui vient compléter celle entamée sous l’égide de l’OCDE, en avril 2010, dans le cadre de la « taskforce » impliquant ONG, entreprises, pays en développement et pays riches, sur la fiscalité et le développement. Par ailleurs, les législations concernant la bourse de Hong-Kong depuis mai 2010, et Wall Street depuis juillet, contraignent les entreprises cotées du secteur extractif à publier les versements effectués au gouvernement dans chaque pays où elles opèrent.


Pressions sur les intermédiaires financiers. Depuis juin 2009, la loi française oblige les banques à indiquer en annexe de leur rapport annuel leurs implantations et la nature de leurs activités dans les 18 territoires « non-coopératifs » listés par Paris : un premier pas, même si la liste est extrêmement restrictive. Interpellées par le CCFD-Terre Solidaire dans le cadre de la campagne « Stop paradis fiscaux », les collectivités locales sont allées plus loin. Le 17 juin 2010, le conseil régional d’Ile de France a adopté à l’unanimité une délibération demandant à ses partenaires financiers (banques, mais aussi, potentiellement, assurances) « de fournir un état, pays par pays, de leur activité, de leurs effectifs et des impôts et taxes versés aux autorités locales ». 12 régions françaises sur 22 ont exprimé une volonté similaire, se traduisant dans des textes juridiquement contraignants dans quatre autres cas (Rhône Alpes, Champagne Ardenne, Alsace et Auvergne). Des villes, à l’image de Villeurbanne, se montrent également
intéressées par la démarche.


Nos recommandations aux pays du G20 et à l’Union Européenne


Obliger les multinationales à publier leurs comptes pays par pays, voire filiale
par filiale.
Nous préconisons que chaque entreprise ayant une activité internationale soit obligée de publier, pour chaque pays où elle opère : Le nom de toutes ses implantations dans le pays en question ; Le détail de ses performances financières, y compris ses ventes, à la fois à des tiers et à d’autres filiales du groupe, les achats, répartis entre les tiers et les transactions intragroupes, la masse salariale et le nombre d’employés, les coûts de financement partagés entre ceux payés aux tiers et ceux payés aux autres membres du groupe, son bénéfice avant impôt ; Les charges fiscales détaillées incluses dans ses comptes pour le pays en question ; Le détail du coût et de la valeur comptable nette de ses actifs physiques fixes; le détail de ses actifs bruts et nets.


(20)Commission Européenne :

http://ec.europa.eu/internal_market/consultations/2010/financialreporting_en.htm
CCFD-Terre Solidaire Résumé du rapport « l’Economie déboussolée »


Mettre fin aux sociétés écrans. Nous demandons aux Etats du G20 et de l’Union européenne de contraindre toute structure juridique, pour pouvoir exister légalement et effectuer des opérations économiques, à s’enregistrer auprès d’une autorité publique. A cet effet, chaque Etat ou territoire doit s’engager à tenir un registre des trusts et/ou autres structures juridiques opaques existant dans son droit national, qui précise le nom des bénéficiaires réels, des opérateurs et des donneurs d’ordre. L’information contenue dans ces registres doit être disponible pour les autorités fiscales, douanières et judiciaires des autres Etats. Par ailleurs, un fichier des comptes bancaires accessible aux mêmes autorités devrait être dressé dans chaque Etat.


Renforcer les sanctions contre la criminalité économique et financière
. Nous demandons aux Etats du G20 et de l’UE de s’engager à participer à une convention multilatérale(21) permettant un échange effectif de renseignements fiscaux et d’obtenir des territoires sous leur influence et des trous noirs de la finance qu’ils y participent. Nous leur demandons également d’étendre, d’abord de façon expérimentale, la directive européenne sur l’épargne fondée sur l’échange automatique de renseignements, à quelques pays en développement, d’unifier la définition légale de la fraude fiscale et d’exiger que le GAFI en fasse une infraction sous-jacente au blanchiment d’argent. Enfin, il est urgent de prendre des mesures pour accélérer la saisie et la restitution des avoirs détournés aux pays spoliés, principe inscrit dans la Convention des Nations Unies contre la Corruption (dite Convention de Merida), et d’adapter le droit interne à chaque Etat afin de faciliter les actions en justice des acteurs non-étatiques qualifiés.


(21)Le Royaume-Uni a formulé une telle proposition. La version actualisée de la Convention O.C.D.E- Conseil de l’Europe concernant l’assistance mutuelle en matière fiscale pourrait également y contribuer, pourvu de faciliter l’adhésion à ladite convention des pays en développement, de faire pression pour obtenir celle des territoires non coopératifs et de permettre l’automaticité de l’échange de renseignements

En 38 ans, les élites Africaines au pouvoir ont fait disparaitre des caisses des états plus de 715 milliards de dollars américains.

Un rapport publié le 26 mars 2010 par l’organisme financier euro-américain Global Financial integrity tend à démontrer que, durant 39 ans, les six pays d’Afrique centrale ont émis 40,366 milliards de dollars américains (à peu près 161.500 milliards de FCFA) de capitaux frauduleux sur un total d’un peu plus de 715 milliards de dollar (environ 331.000 milliards de FCFA) en Afrique. Sur la base actuelle du cours du dollar qui est de 461 FCFA pour 1 dollars américains.

Les sommes sont astronomiques.

En 38 ans, plus de 715 milliards de dollars américains (plus de 331,5 millions de milliards de FCFA) de capitaux illégaux ont été émis par le continent africain. C’est ce que révèle une étude publiée le 26 mars 2010 par l’organisme financier américain Global Financial Integrity (Gfi). Ladite étude (Illicit financial flows from Africa: hidden resource for development [Flux de capitaux illicites à partir de l’Afrique: ressource caché pour le développement]) couvre la période de 1970 à 2008. La seule sous-région de l’Afrique centrale a produit un flux de 40,366 milliards de dollars US (à peu près 18 mille milliards de FCFA) d’argent illégal.

- Le Congo Brazzaville caracole à la première place de la sous-région avec 16,20 milliards de dollars.

- Deuxième, le Cameroun s’en sort avec 11, 462 milliards US, (environ 5 mille milliards de FCFA). Pour le même pays, le magazine panafricain "Jeune Afrique Économie" parle de 20 milliards de dollars.

- En troisième position vient la Centrafrique avec un montant de 10,71 milliards US.

- Le quatrième rang revient à la République démocratique du Congo (Rdc) qui a émis environ 10,03 milliards US.

- Le Tchad occupe l’avant dernier rang avec 5,14 milliards US.

- La Guinée Équatoriale gouvernée ferme la marche avec 3,8 milliards US.

D’après le rapport d’étude de GFI, "une attention particulière a été portée sur la corruption ces dernières années ; c’est-à-dire, les montants issus de la corruption, les détournements par les membres du gouvernement".

Toujours selon GFI, dans le flux transfrontalier de l’argent illicite, il a été trouvé que les fonds générés par ces méthodes représentent à peu près à 30 % du montant global. "Les sommes générées par le trafic de drogue, le racket, la contrefaçon et autres représentent entre 30 et 35 pour cent du montant global. Le produit de l’évasion fiscale, principalement à travers la sous-évaluation du commerce sont de loin la grande portion, soit entre 60 et 65 pour cent du montant global", souligne le rapport. Les estimations montrent que durant 39 ans l’Afrique a perdu 854 milliards de dollars Us, assez pour effacer la totalité de sa dette extérieure évaluée fin décembre 2008 à environ 250 milliards réserver 600 milliards de dollars pour réduire la pauvreté et stimuler la croissance. Au contraire, les fonds illicites cumulatifs du continent ont augmenté d’à peu près 57 milliards de dollars dans les années 1970 à 437 milliards de dollars entre 2000 et 2008.

Avec la Bénédiction des pays du Nord

GFI fait remarquer pour le condamner que le flux massif d’argent illicite émis de l’Afrique est facilité par l’ombre du système financier global que constituent "les paradis fiscaux, les secrets de juridiction, les sociétés écran, les comptes bancaires anonymes, les établissements fictifs, la sous-évaluation des recettes, et les techniques de blanchiment d’argent". La conséquence de ces schémas et de ces fonds qui spolient l’Afrique ne peut être qu’"hallucinant".

L’on observe des inflations, la réduction de la perception des impôts, l’annulation de l’investissement et la détérioration du commerce libre. Ce qui un impact négatif considérable sur "ceux qui sont au bas de l’échelle dans leur pays, enlevant les ressources qui pourraient autrement permettre d’être utilisées pour la réduction de la pauvreté et la croissance économique". Dans ses recommandations, GFI propose "un effort concerté des nations africaines et les pays européens. La fuite des capitaux de l’Afrique et leur absorption dans les économies du Nord requièrent la même attention. À travers une plus grande transparence dans le système globale financier la fuite des fonds illicites peut être substantiellement réduite, augmentant ainsi la croissance dans les pays en développement et dans le même temps stabiliser les économies des pays les plus riches".

Dans le classement général des pays africains émetteurs de fonds, le Nigeria occupe le sommet de la liste des 53 pays africains où se sont déroulées les investigations de GFI avec217,738 milliards de dollars. La Namibie est classée dernière avec moins d’un milliard. Mais précise l’étude, des données peuvent être parcellaires dans ce pays car il est resté longtemps en guerre. Ce qui est le cas de la RDC où la stabilité n’est toujours pas retrouvée. GFI précise par ailleurs que ses estimations restent modestes car elles prennent en compte seulement une seule forme de trafic de fonds. Grâce à la méthode Gross Excluding Reversals (GER) homologué par le FMI, GFI a tenu compte des données relatives aux exportations sous facturées et des importations surfacturées. Ce qui exclut la sous-évaluation des services et les montants issus de la contrebande.

GFI conclu que ne considérant pas les composantes des flux illicites non couvertes par son étude, "il n’est pas déraisonnable d’estimer la fuite des capitaux illicites du continent durant 39 ans à quelque 1,8 million de billions de dollars". En décembre 2008, Global Financial Integrity a publié une étude portant sur les flux de fonds illicites à partir des pays pauvres entre 2002 et 2006. Ladite étude estimait ces fonds entre 859 milliards et mille milliards de dollars par an.

Le Luxembourg Institute for Global Financial Integrity a été officiellement constitué le 13 mai 2009 à Luxembourg. Créé à l’initiative de citoyens d’Europe et des États-Unis, sous le patronage de M. Jacques SANTER, ancien Premier Ministre du Luxembourg et ancien Président de la Commission européenne, cet institut est un organisme sans but lucratif. Son objectif principal est de s’occuper de toutes les questions touchant à l’intégrité du secteur financier mondial et à la responsabilité sociale de toutes les parties prenantes.

Article Par E. Manpouya


Source:

http://afrohistorama.over-blog.com/article-en-38-ans-les-elites-africaines-au-pouvoir-ont-fait-disparaitre-des-caisses-des-etats-plus-de-715-m-75143103.html

samedi 28 mai 2011

Chère frères et soeurs Kamites, j'ai lu les propos très intéressants ci-dessous d'une de nos soeurs nommée Mylène Polomac, réagisant à l'article intitulé "L’Afrique championne de l’innovation jamais commercialisée" publié dans la page Facebook des Humanités classiques africaines en date du 13 mai 2011.


Lisez et méditer:
"La guerre est spirituelle et individuelle avant d'être collective. De plus nous devons prendre conscience que l'occident n'a plus de couleur aujourd'hui, nos ennemis sont de toutes cultures et le premier peut être nous-mêmes contre nous-mêmes individuellement, le seul camp possible est le camp humain, si nous n'avons pas compris cela nous sommes alors complètement à côté de nos pompes."

L’Afrique championne de l’innovation jamais commercialisée

Les laboratoires de santé africains rivalisent d’ingéniosité pour combattre les maladies du continent. Malheureusement, ces efforts restent vains le plus souvent aujourd’hui faute de soutien politique et financier, selon des études publiées dimanche 12 décembre. Des études publiées dans Science et BioMed Central, identifient ainsi 25 « technologies stagnantes » restées dans les cartons faute d’avoir passé le cap de la fabrication industrielle ou de la commercialisation. « Initiées le plus souvent par des entrepreneurs, des technologies innovantes et peu coûteuses pour améliorer la santé se développent à travers tout le continent », estime Ken Simiyu, responsable de l’étude pour le compte de l’organisation non gouvernementale canadienne Mc Laughlin-Rotman Centre (MRC).

Mais « les fruits de ces efforts nécessitent d’être cultivés avec soin par les donateurs (internationaux) et les gouvernements », poursuit M. Simiyu. A l’issue d’un tour d’Afrique des laboratoires – Ghana, Kenya, Madagascar, Nigeria, Rwanda, Afrique du Sud, Tanzanie et Ouganda – ce Kényan a notamment découvert les innovations « dormantes » suivantes:

- un kit mobile de diagnostic bon marché de la bilharziose, maladie parasitaire tropicale affectant 200 millions de personnes, mis au point par l’Institut de recherche médicale Noguchi à Accra (Ghana).

- un incinérateur portable bon marché de déchets médicaux, particulièrement adapté pour les vaccinations en masse en zones rurales, mis au point par l’Université de Makerere (Ouganda) et approuvé par l’Organisation mondiale pour la santé.

- un médicament anti-paludisme, le Nibima, à base de plantes traditionnelles en cours de développement au Centre de recherche scientifique pour les médecines à base de plantes au Ghana.

Des innovations « invisibles »
L’absence de commercialisation de ces produits « n’est pas qu’un problème financier. C’est un problème général lié à l’innovation, ce qui inclut des questions à la fois politiques et financières », a expliqué M. Simiyu à l’AFP. Il est vrai que les pays africains consacrent en moyenne 0,2 à 0,3 pc de leur richesse nationale à la recherche et au développement, dix fois moins proportionnellement que les pays développés (2 à 3 pc). Mais les concepteurs de ces innovations se sont trouvés dépourvus non seulement d’argent, mais aussi de contacts et de compétences pour aborder les stades de l’homologation, de la fabrication et de la commercialisation.

A base de plantes

L’Institut de recherche médicale du Kenya (KEMRI) a ainsi construit une unité de fabrication de kits de diagnostic du sida et de l’hépatite B. Mais peu de temps après, le gouvernement kényan a changé ses critères d’achat de diagnostics, rendant caduc le nouveau site de production. De la même manière, au Nigeria, l’Institut national pour la recherche pharmaceutique et le développement (NIPRD) a mis au point un des très rares traitements sans toxicité grave contre l’anémie falciforme, une maladie du sang héréditaire, répandue en Afrique et chez les Afro-américains des Etats-Unis et du Canada.

Ce traitement, le Niprisan, a été homologué par les autorités américaines de la Food and Drug Administration, mais sa commercialisation a échoué en raison de problèmes de production, de contrôle de qualité et de distribution. Parmi les « african success stories », à l’inverse, figurent l’entreprise tanzanienne A to Z Textiles, premier fabricant africain de moustiquaires imprégnées, et l’Institut malgache de recherche appliqué (IMRA) qui s’est inspiré de traitements traditionnels pour produire un traitement contre le diabète, le Madeglucyl.

Seize des 25 innovations citées s’inspirent de traitements traditionnels à base de plantes, « la piste la plus prometteuse » selon M. Simiyu.

Source: Jeune Afrique
http://www.facebook.com/home.php#!/notes/humanit%C3%A9s-classiques-africaines/lafrique-championne-de-linnovation-jamais-commercialis%C3%A9e/10150186307824637

Dix-sept pyramides découvertes en Egypte grâce à un satellite de la Nasa

Un trésor archéologique de quelque 17 pyramides et de milliers de tombes et maisons anciennes a été découvert en Egypte par l'archéologue américaine Sarah Parcak grâce l'usage révolutionnaire d'images d'un satellite de la Nasa. Des excavations ont déjà confirmé la présence de plusieurs de ces vestiges, dont deux pyramides, selon ces travaux dévoilés mercredi par la chaîne britannique BBC, qui a financé les fouilles.

"Je ne pouvais pas croire que nous avions pu ainsi découvrir autant de sites dans toute l'Egypte", déclare le Pr Parcak de l'Université d'Alabama à Birmingham, pionnier de l'archéologie dite de l'espace, une discipline émergente, sur un blog de l'université.

"Excaver une pyramide est le rêve de tout archéologue", ajoute Sarah Parcak.

Cette archéologue et son équipe ont fait des fouilles sur ces sites pour déterminer comment des images satellites peuvent être utilisées en archéologie.

Pendant plus d'un an, Sarah Parcak a utilisé des images d'un satellite de la Nasa orbitant à 700 km d'altitude, prenant une multitude de clichés haute-définition et à infrarouge de la nécropole de Saqqarah et Tanis, un important site archéologique dans le nord-est de l'Egypte. La puissance de ces caméras permet de distinguer des objets de moins d'un mètre de diamètre sur le sol.

L'imagerie infrarouge fait la distinction entre les différents matériaux enterrés, ce qui permet de repérer les structures se trouvant sous la surface, comme d'anciennes maisons en briques d'argile, un matériau d'un plus grande densité que le sol environnant. Les infrarouges produisent ainsi des images faisant ressortir la forme des habitations, des tombeaux et des temples.

"Ceci nous montre combien nous avons sous-estimé à la fois la taille et l'étendue des vestiges des sociétés humaines du passé", souligne Sarah Parcak dans une interview à la BBC. Cette nouvelle technologie repousse les limites de l?archéologie traditionnelle.

L'outil satellitaire "nous donne une perspective bien plus étendue sur les sites archéologiques", explique le Pr Parcak. "Indiana Jones est de la vieille école, nous sommes passés à autre chose, désolée Harrison Ford", a ironisé Sarah Parcak. La BBC diffusera lundi un documentaire intitulé "Les cités perdues d'Egypte" relatant l?expédition de Sarah Parcak.

Si les autorités égyptiennes n'étaient au début pas convaincues par ces recherches, le résultat des premières excavations à Tanis ne leur ont laissé aucun doute.

"Une maison vieille de 3.000 ans que l'imagerie satellite avait révélée a été ainsi exhumée et les contours de la structure correspondaient quasi parfaitement aux images du satellite. Ce fut une véritable validation de la technologie", explique Sarah Parcak.


Source:

lundi 23 mai 2011

Vérités et mensonges

Chers frères et soeurs kamites, permettez-moi de poser une question qui me taraude l'esprit avec acuité:


N'est-il pas criminel d'utiliser les preuves de l'oppresseur pour juger la victime?


Justification

les Africains et les Afro-descendants issus de l'école coloniale se sont imbibés des contre-vérités. Non seulement ils continuent de les propager mais ils sont devenus, inconsciemment, les nouveaux ''agents'' coloniaux. Certains opposent une résistance farouche et un mépris virulent vis-à-vis des Humanités Classiques Africaines.


Leur "Histoire mémorielle" est celle racontée par les colons.










jeudi 19 mai 2011

Le "mbouba eyano"

" Ô âme aveugle. Arme-toi du flambeau des Mystères, et dans la nuit Terrestre tu découvriras ton double Lumineux, ton âme Céleste. Dématérialise ton corps et deviens libre.

Suis ce guide Divin, qu'il soit ton génie, car il détient la clef de tes existences passées et futures. "


(THOTH, "Celui dont la Connaissance est Secrète")!!!

mercredi 18 mai 2011

ARBRE SACRE : KAPOKIER ou FROMAGER

Mbote les BENA KONGO

LES BENA KONGO VIVENT DES TEMPS DIFFICILES.

LA SCIENCE SECRETE DES PLANTES ET ARBRES SACRES EST UNE NECESSITE POUR LES COMBATS SPIRITUELS. NOUS AVONS DES ARBRES QUI FONT LE LIEN ENTRE LE MONDE VISIBLE ET LE MONDE INVISIBLE.

DANS MON ILE LE "FROMAGER" EST UN ARBRE DIVIN ET MAL VU PAR LES "CHRETIENS" CAR C'EST AUTOUR DE CET ARBRE QUE LES RESISTANCES "NEG MAWON" (nègre rebel) SE FAISAIT.......

DANS LA TRADITION DES FOULBE/PEUL "LA KAIDARA" (livre d'HAMPATE BA contes initiatiques peuls) LE FROMAGER EST L'INCARNATION DU DIEU DE L'OR ET DE LA CONNAISSANCE APPELE : KADAIRA

C'EST AUSSI LE PAYS DES MYSTERES OU VIVENT LES "PYGMEES".....CELA CORRESPOND A LA "TA NETERU" DES ANCIENS EGYPTIENS SITUES EN AFRIQUE CENTRALE (FOYER DES AKA)

DANS CE LIVRE QUI EST LA SOURCE D'INSPIRATION DU DESSIN ANIME "KIRIKOU", HAMMADI RENCONTRE UN PYGMEE VIVANT DANS LE CREUX DU FROMAGER. PUIS CE PETIT VIEUX VISITA HAMMADI DANS SON ROYAUME ET REVELA SON IDENTITE SECRETE : LE PYGMEE ETAIT KAIDARA(BES) LE DIEU SOLEIL.....

DANS UN AUTRE OUVRAGE "PAROLES D'UN ENFANT DU BWITI" LE FROMAGER EST AUSSI UN ARBRE MYSTIQUE.......APPELE : EDUMA

LE TEXTE DIT :




"TATAYO SE RETROUVE ALORS AU PIED D'UN FROMAGER UN "EDUMA" ARBRE DE TOUS LES ESPRITS AUPRES DUQUEL ON PEUT MANGER LE BOIS SACRE (IBOGA)...........IL MONTE ALORS LE DERNIER METRE QUI LUI SEMBLE BIEN PIRE QUE LES SIX PRECEDENTS ......MAIS ARRIVE A LA CIME DU FROMAGER CE QU'IL APPELLE UN DE CES PETITS MIRACLES A LIEU : D'UN SEUL COUP L'ARBRE S'EST PLIE DOUCEMENT ET M'A DEPOSE AU SOL. J'EN ETAIT BOUCHE BEE J'AVAIS L'IMPRESSION SPONTANEMENT D'ETRE ENTRE EN COMMUNICATION AVEC LES VEGETAUX DE PARLER LE LANGAGE DES FLEURS ET DES CHOSES MUETTES...."

DANS LE VODU LE FROMAGER EST L'ARBRE DE TOUS LES "LOA" (les esprits, les divinités).......

CHEZ NOUS LES PERSONNES QUI CONNAISSENT QUELQUES SECRETS DES ANCETRES SONT APPELLES : QUIMBOISEURS. IL M'ARRIVE QUAND JE VOIS UN FROMAGER JE VAIS LE SALUER ET COMMUNIQUER AVEC LES ESPRITS ET LES "GENS" ME REGARDENT COMME SI JE COMMETS UN MAL......

ILS ONT PEUR DE CEUX QUI S'APPROCHENT DE CETTE ARBRE MYSTIQUE ET TANT MIEUX. IL EST INTERDIT D'ABATTRE CET ARBRE SINON CELUI QUI COMMET CETTE FAUTE MOURRA SIMPLEMENT.....

MEME POUR S'ABRITER SOUS SON OMBRE IL FAUT LUI DEMANDER LA PERMISSION. LES GENS MALEFIQUES NE PEUVENT PAS S'APPROCHER DE CET ARBRE SACRE ET REBROUSSENT LEUR CHEMIN.....

J'AI DEJA VU DE MES YEUX LES ESPRITS HABITANT CET ARBRE DIVIN ET ILS m'ONT DEJA APPROCHES DANS MON ADOLESCENCE ET J'ai EU PEUR CE JOUR LA. CE SONT DES OMBRES NOIRES VIVANTES COMME LES HOMMES.....

LES NOIRS QUI SE DISENT "LUCUMI" L'APPELLENT : ARRABA, IROKO ,ELUWERE, ASABA, IGGI OLORUN (ARBRE DE DIEU). LES NOIRS D'ORIGINE KONGO L'APPELLENT : NKUNIA CASA SAMBI(arbre maison de dieu), NKUNIA LEMBAM, NKUNIA MABUNGU, NANGUE, GUNDU, MAMA UNGUNDU, NARIBE, SANDA, etc....

LE FROMAGER DONNE DE L'OMBRE A TOUT LE MONDE ET PROTEGE CELUI QUI L'IMPLORE. A TRAVERS LE FROMAGER "MERE DES ARBRES ET DES HOMMES" ON OBTIENT L'IMPOSSIBLE.




L'ESPRIT DU FROMAGER EST SI PUISSANT QUE BEAUCOUP DE CEUX QUI L'INVOQUENT SANS ALLER JUSQU'A PERDRE CONNAISSANCE SENTENT SON POIDS SUR LEUR NUQUE ET N'ONT PAS LA FORCE DE LUI RESISTER.




J'AI AMENE UN AMI POUR QU'IL SENTE LA PUISSANCE DU FROMAGER ET NOUS AVONS MEDITER. LORS DE NOTRE DEPART NOUS TREBUCHONS COMME SI NOUS AVONS BU DE L'ALCOOL CAR LE "KA" DE CET ARBRE RENTRE PAR VOS PIEDS ET TRAVERSE TOUT VOTRE CORPS......

COMME DISAIT UN DE NOS CHANTEURS "MONA" : OU KA SENTI OU VISITE ME PA AGRESSE (TU TE SENS VISITER MAIS PAS AGRESSER).




LE FROMAGER DELOGE LES ESPRITS INDESIRABLES ET AGITES. AVEC LES FEUILLES DU FROMAGER (ON EN PRENDS 7) ON PROVOQUE LA MANIFESTATION DE L'ESPRIT.

SES FEUILLES SONT UTILISES POUR SE PURIFIER EN BAIN. SES FEUILLES SONT AUSSI UTILISES EN DECOCTION POUR LA CLAIRVOYANCE. IL FAUT DEMANDER A L'ESPRIT DE L'ARBRE LA PERMISSION POUR UTILISER SES FEUILLES (UNE OFFRANDE POURRA SUFFIRE).




LE COTON DU FROMAGER (FAUX COTONNIER) EST UTILISE POUR LA CONNECTION AVEC LE MONDE INVISIBLE.

JADIS LES MATELAS ETAIENT REMPLIS DE CE FAMEUX COTON ET DES SONGES APPARAISSAIENT. IL EST TRES RARE D'EN TROUVER CAR LE VENT DISPERSE LE COTON MYSTIQUE.....

A "CUBA" LES DESCENDANTS DES ESCLAVES RACONTE CETTE HISTOIRE :

" C'était un homme très pauvre qui avait une ribambelle d'enfants. Une fois la nuit l'a surpris en pleine campagne. Il ne voulait pas rentrer chez lui sans rapporter à manger à a famille pais il etait fatigué et il s'assit un moment contre un FROMAGER pour se reposer et s'endormit. Il devait être MINUIT heure à laquelle les FROMAGERS vont se promener quand il fut réveillé par un BRUIT. Le BRUIT venait d'une FORME NOIRE énorme qui se dirigeait vers lui. Il ne bougea pas et vit que un autre FROMAGER qui s'APPROCHAIT. Les FROMAGERS se saluèrent :

- MALEMBE (bonjour)

- MALEMBE MPOLO (bonjour)

- KINDIAMBO KILIENSO GUATUKA NGUEI? (QUOI DE NEUF?)

- Et bien figure-toi que j'habite en face de la mairie dit le nouvel arrivant à l'autre FROMAGER qui commençait à remuer ses racines pour se mettre en route et le maire ne cesse de pleurer comme une femmelette depuis hier car sa fille BITA NDUMBA se meurt d'une maladie que personne ne sait soigner. Et il n'y a plus qu'un seul remède.

- Lequel? demanda l'autre FROMAGER

-Il faut l'envelopper dans un drap propre et lui faire prendre un bain de vapeur pendant trois heurs au-dessus d'une grande cuve pleine de lait en ébullition mélangé à de la cannelle et du miel et il faut réciter cette prière pour qu'elle guérisse : SAKULA MUSAKULA MUNBANSA MUSU KUENDA SANGA NTIBA KARIDI FUYANDE.....

- Vraiment! dit l'autre FROMAGER et ça peut la guérir? mais dis-moi où vas-tu donc de ce pas?

- Je vais voir ma tante

- Moi je vais voir ta soeur

- BUEN LUMBO (BONNE JOURNEE)

Le FROMAGER ne s'était pas rendu compte de la présence de l'homme car il était arrivé pendant qu'il dormait et était reparti sans faire de bruit après avoir entendu toute la conversation. Les FROMAGERS se réveillent généralement vers MINUIT puis ils se rendent vosite assistent à des REUNIONS ou se DIVERTISSENT. L'homme qui avait entendu les SECRETS du FROMAGER alla chez le MAIRE et se présenta comme MEDECIN......

Il fit tout ce que le FROMAGER révéla et la fille du MAIRE guérit de sa MALADIE.

Le MAIRE voulu qu'il soit le MEDECIN de sa famille mais l'homme disa qu'il ne guérissait que les MALADIES INCURABLES et le MAIRE lui donna beaucoup d'ARGENTS. Ce sont d'ETRANGES COINCIDENCES qui font que l'on devient RICHE du JOUR AU LENDEMAIN."

EXTRAIT DU LIVRE "LA FORET ET LES DIEUX " de LYDIA CABRERA édition JEANMICHELPLACE

BONNE INITIATION

INGETA

NTUMUA MASSEE




Source:http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

JESUS ET LE MVETT (LA TRADITION ORALE DES FANG)

Certains frères sont toujours prisonniers des divinités étrangères telles MATONDO BENA KONGO MWANA TATA NZAMBI' A KONGO TULENDOqu JESUS, MARIE, MOISE, ABRAHAM, JACOB, ISRAEL, MICKAEL, GABRIEL, OURIEL, etc..... KATIOPA commence à se libérer du joug colonial économique, spirituel, scientifique grâce au BUNDU DIA KONGO.

Les NOIRS qui se sont imprégnés de cultures importées sont forcés de RETOURNER A LA SOURCE s'ils veulent livrer au monde les secrets de la forêt, de la savane et de la plaine.

D'après le MVETT, l'homme appartient à un autre monde, le monde des IMMORTELS du DIEU INVISIBLE et SUPREME d'où il vient par le truchement de la naissance et où il retourne par celui de la mort. TSIRA NDONG NDOUTOUME grand diseur du MVETT dans son ouvrage "LE MVETT L'HOMME LA MORT ET L'IMMORTALITE" nous révèle les SECRETS DES FANG.

Il dit :

" - Mais OBAME ANDOME, j'ai appris que tu entretiens de bonnes relations , un commerce florissant avec les BLANCS. J'ai appris que les BLANCS enseignent aux hommes la meilleure façon d'accéder à l'IMMORTALITE à la VIE ETERNELLE....."

"......Vois-tu OBAME ANDOME, cette tribu de BLANCS a assassiné sa propre IMMORTALITE. Voilà des gens qui ont eu une chance inouie une occasion unique : recevoir en don l'IMMORTALITE à domicile! TARE AKOMA lui-même ne l'a pas reçue de cette façon. Mais au lieu de la garder précieusement jalousement ils ont assassinés! Ils ont assassinés l'IMMORTALITE et l'IMMORTALITE s'est enfuie dans les CIEUX! Pour TOUJOURS!

Comment pourront-ils la faire revenir? Si elle revient gare!....."

" .......Ce sont leurs propres termes. Ils veulent peut-être se donner une conscience. Ainsi ils pensent atténuer la gravité de leur CRIME. Le plus étonnant est que la manipulation de ce FORFAIT a tellement réussi qu'ils l'ont considéré comme SALVATEUR. A en croire ces grands prêtres maintenant DIEU aurait offert son FILS en SACRIFICE pour le SALUT des hommes après sa mort........"

"......C'est aussi ce qui est dit dans ce livre de leur histoire. Il y est souligné cependant que quiconque croira au FILS de DIEU sera sauvé. Tuvois maintenant que la VOIE D'ACCES des BLANCS à l'IMMORTALITE est entachée du SANG de DIEU.

Notre conception de DIEU notre comprehension des choses qui le concernent nous INTERDISENT d'escalader son SANG pour ENTRER DANS LES CIEUX. L'histoie qu'on raconte chez nous dit que DIEU, TARE ZAME a envoyé son FILS aux hommes FANG pour REVELER que l'homme était réellement IMMORTEL QU'IL APPARTENAIT AU MONDE DES CIEUX QUE POUR Y ACCEDER IL DEVAIT SE SOUMETTRE A DIFFERENTES INITIATIONS.

Le FILS DE DIEU se mit donc à ENSEIGNER. Sur ces entrefaites DIEU arriva courroucé au village où son FILS enseignait. Avertis que DIEU était en colère et cherchait son FILS pour le tuer, les vieux le cachèrent. Voyant qu'IL leur demandait où était son FILS ils lui répondirent qu'ils l'avaient caché et voulurent savoir pourquoi se fâchait-IL contre son ENFANT. IL leur répondit simplement : "JE VOUS AI COMPRIS !"

Et IL s'en alla. Le FILS DE DIEU sortit de sa cachette et dit aux hommes : "JE M'EN RETOURNE. JE VAIS CHEZ MON PERE. VOUS AVEZ BIEN FAIT. MO PERE N'EST PAS FACHE CONTRE VOUS. OBSERVEZ ET CONSERVEZ PRECIEUSEMENT TOUT CE QUE JE VOUS AI APPRIS. MON PERE ENVERRA D'AUTRES MESSAGERS POUR VOUS ENSEIGNER. ET VOUS VIENDREZ ME REJOINDRE APRES VOTRE MORT. CEUX QUI POUSSERONT PLUS LOIN LEUR ENSEIGNEMENT RECEVRONT LA LUMIERE ICI-BAS AINSI QUE CEUX AUXQUELS MON PERE VOUDRA BIEN LA DISPENSER.'

NOUS CONNAISSONS TOUS CETTE HISTOIRE ET TARE AKOMA A REçU LA LUMIERE.

CECI EST UN EXTRAIT DE CE MAGNIFIQUE TEXTE INITIATIQUE DES FANG DU GABON KONGO

A MEDITER ......

INGETA


Source:


http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

LA CONCEPTION MYSTIQUE DE L'HOMME DANS LA RELIGION NEGRO-EGYPTIENNE

Mbote BENA KONGO

Certains continuent à PENSER qu'ils n'existent pas de RELIGION NEGRO-EGYPTIENNE et ces personnes se tournent vers les RELIGIONS ETRANGERES telles que le CHRISTIANISME,l'ISLAM, le JUDAISME, le BOUDDHISME, l'HINDOUISME, rejetant le BUKONGO, le VODU, le BWITI, bref toutes TRADITIONS NEGRO-EGYPTIENNE MILLENAIRE...

Les ANCIENS EGYPTIENS ont SURPASSER toutes ces NOUVELLES RELIGIONS qui elles-même s'INSPIRENT de la SOURCE UNIQUE : KHEMET TA MERIT NETERU(LA TERRE DES NOIRS AIMEE DES DIEUX).

Le PEUPLE NOIR est aliéné par les SYSTEMES de pensée métaphysique des ETRANGERS...

Le PEUPLE NOIR néglige ses SYSTEMES MILLENAIRES qui n'ont rien à ENVIER aux SYSTEMES DES ETRANGERS...

Le PEUPLE NOIR doit RETROUVER et FAIRE CONFIANCE à ses SYSTEMES METAPHYSIQUES MILLENAIRES...

LE PEUPLE NOIR, REVEILLE-TOI CAR LE TEMPS EST VENU DE MONTRER AUX ETRANGERS, QUE TU ES LA LUMIERE DU MONDE (KIA KUA NZA).

Mon CORPS PHYSIQUE est commandé par des automatismes précis. Quand je dors je n'oublie pas de respirer ; après avoir pris la nourriture, je ne donne pas le signal de la digestion. Mon activité volontaire en somme est FORT MINCE.

De même pour l'ACTIVITE PSYCHIQUE , je ne choisi pas mes REVES ; je ne puis m'empêcher des souvenirs de s'imposer à mon ESPRIT. Mon MENTAL comme mon CORPS se passent bien de ma VOLONTE. Mon MENTAL est un foyer permanent d'informations spontanées, un CENTRE D'ENERGIE, et cette ENERGIE est brassée dans le creuset de l'UNIVERS qui est lui-même ENERGIE. Or cette ENERGIE dont les infinies variations constituent l'étoffe même du MONDE VISIBLE et INVISIBLE est une SEULE ENERGIE.

C'est le SOLEIL et son FLUX D'ENERGIE qui suscita le premier pas dans l'INVISIBLE : il existe dans l'AIR une PRESENCE BRULANTE que les mains ne peuvent appréhender et qui pourtant fait GERMER le blé et réjouit les coeurs ; il existe partout une INVISIBLE et RAYONNANTE PRESENCE.

Cette PRESENCE, KHEMET a maintes fois tenté de la représenter où nous voyons des RAYONS SORTIR du DISQUE SOLAIRE et parfois des DIVINITES représentant le DIEU SOLEIL.

L'être humain est plongé dans le flux permanent d'une INSAISISSABLE ENERGIE et le monde entier baigne dans de permanents courants d'ENERGIE. Le FLUIDE DE VIE peut aussi imprégner les OBJETS : des statues, des totems, des arbres, des pierres, etc...

Au moment de la création du monde, TEM (ATOUM) en suscitant les dieux SHU et TEFNUT plaça ses bras autour d'eux pour leur donner son KA (ESSENCE DIVINE) ...L'ENERGIE VITALE (KA) jaillie de la SOURCE DIVINE passe en cascade des DIEUX aux ROIS, des ROIS aux HOMMES , et des HOMMES aux OBJETS...Le MONDE ENTIER est en somme un grandiose carrefour où s'échange la VIE VIBRANTE D'ENERGIE...

Le DIEU SOLEIL rayonne, les DIEUX nés de lui rayonnent et toutes les manifestations de ce monde rayonnent aussi.

KHEMET a proclamé sa CONFIANCE en la DIVINE ENERGIE que dégage l'être humain : NETER (DIEU) a créé pour les hommes une FORCE SURNATURELLE (HEKA) comme une ARME pour modifier les cours des évènements...

L'HOMME appelle et les DIEUX sont à l'ECOUTE...

HOMME NOIR POURQUOI TE TOURNES-TU VERS LES DIEUX ETRANGERS QUI NE T'ECOUTERONT JAMAIS???

TEM KHEPRI RA AMEN PTAH HERU DJEHUTY KHENSU MENTHU OUSIRE ASET NEKHEBET OUADJET HETHERU MOUT SHU TEFNUT GEB NUT ...SONT LES NOMS DIVINS QUE TES ANCETRES VENERAIENT HONORAIENT DU MATIN JUSQU'AU SOIR CELEBRANT LA DIVINE ENERGIE DIVINE EMANANT DE L'UNIQUE DISQUE SOLAIRE...

CETTE ENERGIE DIVINE EST CELEBREE DANS TOUTE "KATIOPA" SOUS LES NOMS SACRES SUIVANT :

- OMAKONGO OKONGO AKONGO NE MUANDA KONGO (BAKONGO)

- OLODUMARE OLORUN (YORUBA)

- ONYAME ODOMANKOMA (AKAN)

- MAWU SEGBO LISA (ADJA EWE FON)

- MUANGA KOKO-AKaNZA NZAMBE-APONGO (MITSOGHO)

- EYO ZAME MEBEGHE KARE MEBEGHE ZONG MEBEGHE (FANG)

- MAWEJA NANGILA (BALUBA)

- AMMA NOMMO (DOGON)

- MAA N'GALA FARO (BAMBARA)

- etc...

Pour les BAKONGO , NE MUANDA KONGO est la SOURCE DE LA VIE de la CHALEUR et de la LUMIERE pour toute l'humanite et toutes les créatures de notre système solaire et au-delà. NE MUANDA KONGO EST LE NOM DE L'ESPRIT SOLAIRE APPELLE AUSSI OMAKONGO OKONGO KONGO KALUNGA.

Pour les FANG , AKI NGOSS (OEUF DE CUIVRE) est la MATRICE DE LA VIE ayant par son ECLATEMENT crée la VIE dans le VIDE COSMOS. TOUT ce qui est sorti d'AKI NGOSS est IMMORTEL ainsi l'HOMME devra par un long parcours INITIATIQUE retrouver son IMMORTALITE car il est un FRAGMENT de AKI NGOSS...

Pour les BALUBA, le SOLEIL est une part de la VIE DU CORPS DES CREATURES DE LA TERRE. Il a répandu la LUMIERE parmi toutes les créatures pour qu'elle les réchauffe et les excite...

Pour les MITSOGHO,MUANGA le DIEU CREATEUR a créé l'HOMME en mettant une CHALEUR à l'intérieur de ce dernier. Quand il meurt l'AIR part vers MUANGA. MUANGA est le SOUFFLE DE VIE qui anime le MONDE VISIBLE et INVISIBLE.

Pour les DOGON, AMMA le DIEU COSMQUE anime l'UNIVERS...Son NYAMA (FORCE VITALE) est une ENERGIE qui est répartie dans tous les animaux, végétaux, dans les êtres vivants, les êtres surnaturels, dans les choses de la nature...

Pour les BAMBARA, l'HOMME est le principe de la nature. Il est le GRAIN DU MONDE et à ce titre le REFLET DE LA TOTALITE DES ETRES ET DES CHOSES . Pour faire appel aux FORCES SPIRITUELLES et les promouvoir les BAMBARA utilisent la PRIERE, l'OFFRANDE, le SACRIFICE. Des RITES ORAUX et MANUELS sont exécutés en tous lieux, en tout temps. Ils prient le ciel , les points cardinaux, les génies ; ils sacrifient sur les pierrres, la terre, les arbres, les points d'eau, comme les autels dans les sanctuaires.

Pour les YORUBA, les AKAN, les ADJA EWE FON , l'ETRE SUPREME est lié à l'HOMME car il est un RECEPTACLE DE LA DIVINITE... Des PURIFICATIONS sont nécessaires pour COMMUNIER avec la DIVINITE ; ils existent des INTERDITS ALIMENTAIRES, des INTERDITS CULTUELS,etc...

La notion du KA est appellée en AFRIQUE NOIRE : ASHE, NYAMA, NYAME, KI, KA , etc...

Le KA a pour réservoir le DIEU SOLEIL qui est son REGENERATEUR, , son CREATEUR , son DISPENSEUR...

Pour ceux qui voudront APPROFONDIR ces HAUTES CONNAISSANCES car le BUT PRINCIPAL est de vous ORIENTER vers les TRADITIONS NEGRO-EGYPTIENNES.

Voici quelques ouvrages à lire :

- LES DOGONS NOTION DE PERSONNE ET MYTHE DE LA CREATION (HARMATTAN)

- LE MVETT L'HOMME LA MORT ET L'IMMORTALITE (HARMATTAN)

- LES DESCENDANTS DES PHARAONS A TRAVERS L'AFRIQUE (OSIRIS AFRICA)

- ESSAI SUR LA RELIGION BAMBARA (PRESENCE AFRICAINE)

- CONNAISSANCE ET INTUITION (SERVRANX)

BONNE QUETE INITIATIQUE...

YENGE KIENO

INGETA




Source: http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

Astronomie Dogon: les étoiles du sacrifice

Lorsque les Ethnologues ont découvert l’étendue du savoir astronomique des Dogons, ils ont été littéralement époustouflés. Les farouches habitants des falaises de Bandiagara étaient-ils les héritiers d’une science antique oubliée ? L’explication s’avéra plus simple. Pour les Dogons, la naissance de l’Univers, des étoiles, des planètes et de la Terre, c’est d’abord l’histoire d’une faute, du sacrifice expiatoire et de la résurrection d’un poisson-chat. C’est surtout l’histoire d’un amour impossible, celui d’un renard des sables et d’une étoile, le Soleil…


Amma, le père de toutes choses, était potier. Au commencement, il prit une boule d’argile et en fit un œuf d’où naquirent la Terre, le ciel, les astres. Sirius, symbolisa cette création. Deux étoiles, invisibles, l’accompagnèrent : l’une, très dense, fut appelée l’étoile du fonio ; l’autre fut baptisée l’étoile du sorgho femelle. Les astronomes découvrirent la première à la fin du XIXe siècle après avoir été mis sur sa piste par les irrégularités du mouvement propre de Sirius. Mais il fallut attendre 1994 pour que Jean-Louis Duvent et Daniel Benest, astronomes à l’observatoire de Nice, eux aussi guidés par des irrégularités de mouvement, acquièrent la conviction de l’existence du deuxième compagnon. Ainsi pourrait être résumée l’histoire d’un mystère, celui qui attendait les ethnographes lorsqu’ils ont découvert, peu après la seconde guerre mondiale, au coeur d’une Afrique que l’on disait encore sauvage et dangereuse, la cosmologie d’un peuple de paysans guerriers de la boucle du Niger, les Dogons.



Le pays Dogon se situe dans l’actuel Mali, à une centaine de kilomètres de la ville de Mopti, dans une région très accidentée : les falaises de Bandiagara. Ici, de vieux savants dissertent sans fin, en traçant d’étranges figures sur le sable, des compagnons de Sirius, des cratères de la Lune, des anneaux de Saturne, des satellites de Jupiter, de la Voie lactée, qui est une spirale faite d’étoiles, et de l’univers en expansion. Si le commencement du monde Dogon est l’œuvre exclusive d’Amma, le tout-puissant, la connaissance que nous en avons doit tout à une rencontre. Celle de Marcel Griaule, l’ethnologue, et d’Ogotemmêli, le vieux sage aveugle, dépositaire de la science des falaises de Bandiagara. Nous sommes en 1947. Griaule dirige une mission ethnologique dans les villages Dogons. Depuis des années, il enquête, confronte les multiples témoignages et a déjà percé quelques secrets. Un soir, les anciens se réunissent et tombent d’accord : Griaule est prêt à recevoir l’initiation ; Ogotemmêli sera son mentor. Au fil des 32 jours qui suivront, Ogotemmêli fera ainsi le récit de la création, qui est aussi le pourquoi de toutes choses…


Après une première tentative infructueuse, Amma fabrique donc un œuf de glaise. Ce sera la matière espace-temps virtuelle, théâtre de toute la création. Amma y crée pour commencer les huit graines fondamentales d’où germera plus tard l’ensemble de la réalité. Il engendre ensuite les Nommos, les génies qui seront ses représentants dans le monde et qui ont la forme de silures (poisson-chat). Quatre Nommo mâles, pour commencer, et ensuite leurs jumelles, appelées à être leurs épouses. Le premier de ces êtres est le grand Nommo, futur régisseur du ciel et de l’orage. Il sera assisté, pour ses basses œuvres, par le Nommo messager. Le troisième Nommo, appelé à régner sur les eaux, prendra, après bien des malheurs, le nom de Nommo de la mare. Dernier formé : le bouillant Ogo qui, à peine venu à la conscience, brise la symétrie originelle et se révolte contre son créateur. Il veut que lui soit donnée sans attendre la compagne promise. Amma chasse alors l’impudent de l’œuf originel. Mais Ogo, toujours maintenu par son cordon ombilical, arrache un morceau de placenta. Un fragment carré qui tombe en tourbillonnant dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce sera notre planète. Plus tard, quand le Soleil apparaîtra, celui-ci insufflera à la Terre, grâce aux “cordes de pluie, un mouvement de rotation sur elle-même”, explique Ogotemmêli, ainsi qu’un mouvement de révolution le long d’un trajet baptisé le “cercle du monde”.


Ogo croit alors pouvoir trouver son âme sœur dans la Terre. Mais celle-ci, dévitalisée par Amma, est sèche et stérile. Aussi, l’impétueux Nommo retourne-t-il dans les limbes, espérant extraire son double féminin de ce qui reste de son placenta. Amma, très irrité par tant d’indiscipline, se dépêche alors de transformer ce placenta en cuivre puis en feu brûlant. Ainsi se forme le Soleil (Nay), ou du moins sa virtualité dans un Univers encore en projet. Beaucoup plus tard, naîtra de l’astre du jour l’épouse perdue d’Ogo, Yasigui, la femme-soleil. Mais dès cette époque, le Soleil tourne déjà sur lui-même sous l’effet d’un immense ressort en spirale de cuivre rouge à huit tours, semblable à celui d’une montre mécanique. “Sa taille ?”, questionne Marcel Griaule. “Le Soleil est immense ! répond Ogotemmêli. Il dépasse en surface le canton de Sanga. Il est même peut-être plus grand encore…” Dans la logique Dogon, l’astre du jour est une entité féminine. Ses 22 rayons de cuivre représentent son sang menstruel.



Leur humidité agira donc sur les semences mises en terre et favorisera l’agriculture. Au cours de ce raid, Ogo parvient tout de même à arracher un fragment du Soleil qu’il rapportera sur Terre sous forme de graines, espérant tirer de leur germination une nouvelle création appelée à remplacer celle d’Amma et qui lui procurera enfin son double féminin. Tentative nécessairement vouée à l’échec : dans la cohérence de la pensée Dogon, ce qui est extrait à un sexe relève de l’autre sexe. De la mutilation du Soleil, ne peut naître qu’un être mâle.


Ce sera la Lune. Simple morceau refroidi et séparé du Soleil. Par la suite, la lune (le mois) qui précède les semailles correspondra à la commémoration de cette genèse. La nouvelle lune, ou Lune obscure, étant considérée comme le rappel, pour l’éternité, de l’instant du vol proprement dit. Les Dogons expliquent que la Lune tourne en spirale conique autour de la Terre sèche et morte, elle possède des cratères qui représentent les artères où circule un sang impur, comparable à celui des menstrues féminines. Étant donné le caractère masculin de l’astre, cela peut paraître étrange. Mais en fait, tout s’explique à la lumière… de la lumière cendrée : de l’humidité portée par les rayons du Soleil frappe d’abord la Terre, et remonte ensuite simplement vers la Lune recevant ainsi peu à peu le sang du Soleil, la Lune grossit à la pleine lune, elle commence à dépérir ; à la nouvelle lune, elle est tout à fait sèche, puis le sang lumière du Soleil lui est de nouveau injecté par réflexion sur la Terre. Les phases de la Lune ne sont donc, en fait, que l’imitation du cycle menstruel du Soleil…


Le vol des graines représente aux yeux d’Amma l’offense suprême. Une punition est nécessaire. Mais Ogo — germe du chaos et, en cela, maître du devenir — est indispensable à la marche du monde. On l’épargnera donc et c’est son jumeau, toujours dans son placenta, le futur Nommo de la mare, qui sera sacrifié à sa place. La pénible tâche est dévolue au Nommo messager, qui lui aussi n’est encore qu’un embryon de poisson-chat. S’engage alors une sanglante confrontation des fœtus, de laquelle naîtront à la fois une nouvelle organisation de l’univers et les astres qui resteront à jamais dans le ciel les témoins de ce long démembrement.



Les Dogons distinguent les planètes, appelées “étoiles qui traversent” (et dont il est connu qu’elles gravitent autour du Soleil), les satellites, ou “étoiles qui font le tour”, et les étoiles proprement dites, désignées comme “étoiles qui ne tournent pas (autour d’une autre étoile)”. Planètes et satellites seront associés de façon assez générale au sang du sacrifié, les étoiles aux parties de son corps. Première opération : le Nommo messager va trancher à la fois le sexe et le cordon ombilical du Nommo de la mare. Or, une toute première goutte perle. Elle sera appelée à rester pour l’éternité le témoin du cordon tranché et le symbole central de la réorganisation du monde. Ce sera Sirius, l’étoile du Sigui. Par la suite, une grande fête, appelée le Sigui, justement, commémorera, tous les soixante ans, la révélation de la parole aux hommes et l’apparition de la mort sur Terre — les deux événements majeurs auxquels ce sacrifice originel a conduit.


En attendant, le sang coule, et va couler encore… Il en tombe un peu sur le placenta d’Ogo (le Soleil) qui se trouve ainsi purifié. Mais surtout, il en coule du centre vers le sud, jusqu’au lieu-dit “la place du sang qui goutte”. En ce point naît Yazu (yazu, c’est-à-dire “le matin de bonne heure”) en position obia, autrement dit Vénus quand on ne la voit pas. Le sexe coupé du Nommo de la mare est ensuite jeté à l’ouest, où apparaîtra Vénus en position “étoile de l’ouest”. Enfin, du cordon, resté au centre, sortira la toute petite “étoile qui accompagne Vénus”. Cet astre, non identifié par les ethnographes, est peut-être un satellite (encore) inconnu de Vénus à moins qu’il ne s’agisse simplement de la discrète Mercure. Toujours est-il qu’Ogo, encore aux prises avec ses tourments, remonte une fois de plus au ciel à l’instant de cette naissance. Amma se hâte alors de pousser le Soleil vers l’ouest pour le mettre à l’abri de sa convoitise. Ainsi s’explique le mouvement diurne du Soleil. Mais Ogo a autre chose en tête. Il est venu, cette fois-ci, dérober les âmes femelles du Nommo sacrifié. Il y parvient et les place dans son prépuce. Mal lui en prend. D’un coup de faucille, le Nommo sacrificateur parvient à circoncire Ogo, puis à lui arracher la langue et les dents (sièges de la parole).




Le malheureux n’a plus qu’à redescendre piteusement sur Terre. Son long chemin de retour demeure, actuellement encore, matérialisé par ces “chemins du monde” que sont les rayons du Soleil qui s’infiltrent à travers les nuages. à son retour sur Terre, Ogo se voit transformé par Amma en renard pâle, ou renard blond des sables (Vulpes pallidus). Son nom sera désormais Yurugu, le Renard. De nos jours, on peut encore le voir rôder autour des villages des falaises en quête de nourriture…



Au point du ciel où tombent les dents arrachées du Renard, se forment les étoiles de queue, autrement dit l’Épée d’Orion. Une goutte de sang provenant de la circoncision d’Ogo coule sur le placenta du sacrifié, en un point proche de Vénus. De ce sang naîtra l’étoile des femmes menstruées, c’est-à-dire Mars. Quatre autres gouttes tombent aussi sur Terre, mais Amma les fait remonter au ciel. Il les placera bientôt autour de Jupiter… Ces quatre étoiles, qui s’identifient bien sûr aux satellites galiléens, seront dites les enfants de Jupiter. Correspondant chacune à une saison, elles seront parfois associées aux graines de quatre arbres sacrés. formant un carré, ces satellites circuleront sur la même orbite et leur révolution autour de Jupiter durera un an.


La formation de Jupiter suit immédiatement celle de ses satellites : le Nommo sacrificateur se dirige vers le nord, s’apprêtant à trancher la tête de la victime. Et c’est la première goutte de sang à toucher le placenta qui donne naissance à Jupiter, l’étoile de la fontanelle, aussi appelée étoile du crâne. Un peu plus loin sur ce trajet, que le mythe nomme la Route du sang, des graines tombent de la clavicule droite du Nommo sacrifié. D’abord celle d’une céréale, le fonio blanc. à l’endroit de sa chute naît un astre de couleur blanche, l’étoile du fonio. Il s’agit aujourd’hui d’une étoile modeste (le fonio étant la plus misérable des céréales). Mais il n’en fut pas toujours ainsi.
En effet, l’étoile du fonio a éclaté pendant la première année de l’existence des hommes sur Terre. Sa brillance a été alors intense.




Elle a ensuite diminué progressivement jusqu’à disparaître après le quatrième Sigui (soit 240 ans après la création). désormais, expliquent les Dogons, on ne peut l’observer que dans des conditions exceptionnelles. En outre, elle s’est éloignée de nous. à l’origine, elle se trouvait à l’emplacement actuel du Soleil.


Mais, prise dans le mouvement d’expansion général de l’univers, comme d’ailleurs toutes les autres étoiles, elle a quitté l’environnement de la Terre, et seul le Soleil est resté proche. Aujourd’hui, l’étoile du fonio gravite autour de Sirius. Sa période est de cinquante ans et c’est ce mouvement de révolution qui maintient les autres étoiles à leur place. Elle règle aussi la trajectoire de Sirius, “qui est la seule à ne pas suivre une courbe régulière”.


Grâce à son rôle de centre dynamique de l’univers, l’étoile du fonio est déjà la plus importante des étoiles. Mais, dans la pensée dogon, elle représente davantage que cela. Issue de la plus petite des graines, elle équivaut en fait à la particule élémentaire de la physique que l’on professe sur les falaises de Bandiagara. C’est la brique fondamentale de matière — le parton — à partir de laquelle tout est fabriqué. Potentiellement grosse, donc, de l’ensemble de l’univers, l’étoile du fonio est aussi nécessairement la plus lourde des choses célestes. Concrètement, c’est parce que, si elle est constituée de trois des éléments de base (eau, air et feu), le quatrième, la terre, est chez elle remplacé par du métal. Un métal un peu plus brillant que le fer et d’une densité telle que “tous les êtres terrestres réunis ne pourraient en soulever une parcelle”…


Quand les Dogons ont parlé de l’étoile du fonio aux ethnographes, ceux-ci n’ont eu qu’à se reporter à leurs propres livres d’astronomie pour y reconnaître le parfait portrait de Sirius B, la première naine blanche connue, découverte depuis peu. Mais point de trace, dans ces ouvrages, du deuxième compagnon de Sirius. aidés de puissants ordinateurs, nos astronomes tarderont encore une quarantaine d’années avant de le déceler et d’en confirmer l’existence. Le mythe cosmogonique dogon, lui, reconnaît la nécessité de la deuxième étoile dans le simple fait que le Nommo sacrifié possède deux clavicules. Si de la graine tombée de la droite est né un astre, il faut bien aussi qu’un deuxième se forme d’une graine issue de la gauche. Cette graine, c’est celle du sorgho femelle. L’étoile qui lui est associée s’appelle donc banalement l’étoile du sorgho femelle. à sa naissance, elle était rouge comme le sang, ensuite elle a blanchi, donnant sa couleur aux céréales issues d’elle. Moins fondamentale que l’étoile du fonio, l’étoile du sorgho femelle est plus volumineuse, et quatre fois plus légère. Selon certaines sources, elle décrit aussi une orbite plus vaste, mais de même période (50 ans) et se trouve décalée de 90°. D’autres informateurs lui attribuent une période de 32 ans — les astronomes occidentaux, eux, s’ils s’accordent sur la couleur rouge de l’objet (il s’agirait d’une naine de classe M), lui calculeront plutôt une période de révolution de six ans…



Portant toujours sa victime vers le nord, le Nommo sacrificateur lui coupe à présent la tête. De ce sang-là naît l’étoile rouge scintillante, que l’on peut probablement identifier à Aldébaran. Plus loin encore s’écoulent, de nouveau de la clavicule gauche, d’autres graines dont la blanche et brillante Vénus, étoile du matin, sera la marque. Dans cette position, Vénus est initialement accompagnée de deux étoiles, celle du riz (d’une période de révolution de 30 ans, soit la moitié du Sigui) et celle du mil. Deux astres qui tourneront ultérieurement autour de l’étoile du sorgho femelle. Qui sait si, un jour prochain, nos astronomes ne nous apprendront pas que deux planètes gravitent effectivement autour de Sirius C !



L’épanchement de sang tout au long du trajet entre le lieu du sacrifice et le nord a laissé une trace dont le témoin est aujourd’hui la Voie lactée, appelée aussi la Route du sang. Les Dogons savent que le continu peut être fractionné en “graines” (articulations ou clavicules…) élémentaires. Un fleuve de sang peut donc aussi se penser comme une concentration de gouttes de sang. Il n’y a alors aucun inconvénient à considérer la Voie lactée, d’apparence continue, comme un ensemble d’étoiles serrées les unes contre les autres. Il s’agit d’une galaxie, comme il en existe d’autres, que l’on observe, non par la tranche, mais selon son axe. C’est le mouvement de rotation qui disperse (par effet de la force centrifuge) les étoiles en spirale autour de cet axe, de la même façon que le semeur disperse les graines dans son champ. Il existe une étoile particulière, témoin de cet événement et appelée étoile de la Voie lactée.




Les Dogons la décrivent avec un “halo”, comparable à celui qui entoure parfois la Lune, mais permanent celui-ci. Peut-être veulent-ils ici parler de Saturne et de son anneau. Son association à la Voie lactée pourrait alors signifier que du fait de sa très lente révolution synodique, il s’agit d’un astre presque fixe.


La fin du sacrifice reproduit un thème commun à de nombreuses autres cosmologies : le démembrement et la dispersion de ses organes dans chaque direction de l’espace. En pays Dogon, l’opération s’accompagne d’un nouvel et ultime star boom, dans lequel se forment, par exemple, plusieurs groupes d’étoiles associées par les Dogons à leurs rites agraires (Orion, les Pléiades). Dès cet instant, les fautes du Renard sont expiées et l’Univers, qui n’est encore qu’une épure, a de nouveau un sens. Amma peut désormais autoriser la venue au monde des virtualités contenues dans l’oeuf de la création et dans les graines. Comme le Nommo sacrifié n’était pas encore né, sa mort ne pouvait être qu’un simulacre.




Amma lui restitue donc la vie, accouche de l’espace réel et de ses habitants et met en route le temps. Instant zéro du big bang dogon où s’établit la concordance des calendriers des hommes et ceux du mythe… Ainsi, dira-t-on, la résurrection du Nommo a-t-elle eu lieu au bout de cinq jours (durée de la semaine dogon), au moment exact où le Soleil se leva pour la première fois en position “Soleil du milieu” (équinoxe de printemps), coïncidant avec le premier lever héliaque de Sirius. C’était aussi l’époque de la dixième lune et elle fut marquée par une éclipse de Soleil. La victime ressuscitée est envoyée peupler les eaux de la Terre.


On l’appelle désormais le Nommo de la mare. Il est le génie des eaux, à la fois gouverneur de la fécondité du sol et de la parole des hommes, et, en cela, garant de l’ordre d’Amma sur la Terre. Depuis lors, la fonction du lever et du coucher du Soleil est de témoigner de son arrivée sur Terre.


On comprend que Griaule et les ethnologues, entendant pareil récit, se soient interrogés sur l’origine de la science dogon. Le mystère n’en était pas un. Simplement, des missionnaires avaient déjà eu des contacts avec les Dogons et certains d’entre eux avaient apporté dans leurs bagages quelques ouvrages de vulgarisation astronomique, et même des revues comme L’Astronomie (le bulletin de la société astronomique de France) qui avait consacré à Sirius B, entre 1931 et 1938, une série d’articles. Si l’extraordinaire capacité d’absorption et d’intégration “cosmologique” des Dogons a de quoi surprendre, encore plus troublante est la manière dont leur science émergente envisage l’existence des deux compagnons invisibles de Sirius. plusieurs textes européens datant de l’antiquité suggèrent en effet que l’étoile Sirius, actuellement bleutée, apparaissait alors rouge. Des chroniques chinoises font, elles, de surcroît allusion à des changements de couleur.




Les Dogons ajouteraient donc leur propre pièce au dossier en invoquant aussi une modification d’éclat. S’ils ont réellement observé, dans le passé, de tels événements concernant Sirius, la logique de leur physique, soucieuse de démontrer l’élémentarité des phénomènes, portait à attribuer leur cause à deux graines fondamentales (et donc de recourir à deux étoiles témoins).
De quoi ajouter du poids à l’une des hypothèses émises en 1991 par Jean-Marc Bonnet-Bidaud et Cécile Gry, selon qui le système de Sirius pourrait renfermer une variable de type cataclysmique. Imaginons que de la matière de Sirius C puisse être capturée par Sirius B de façon occasionnelle. On assisterait alors à une grosse explosion près de la surface de la naine blanche, d’où un important sursaut de luminosité, puis à l’expulsion d’un nuage de matière qui, s’interposant entre nous et Sirius A, en rougirait la lumière. Le peuple Dogon a-t-il rendu compte à sa manière d’un pareil épisode ? Qui saurait aujourd’hui le dire ? à moins de le demander au Renard...


A lire :
-Les trentes deux jours d'Initiation de Griaule (DIEU D'EAU, ENTRETIEN AVEC OGOTEMELLI, Marcel Griaule, livre de poche)
- Marcel Griaule, Germaine Diertelen, LE RENARD PALE TOME 1.
- Le Mythe Cosmogonique, Institut d'Ethnologie, Musée de l'Homme, 1991


Posté par NTUMUA MASE




Source:
http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

Connaissances astronomiques cachées du Mvett

LES EKANG (FANG) DE LEUR VRAI NOM DETIENNENT UNE HAUTE CONNAISSANCE SACREE CACHEE DANS LE MVETT....LES EKANG PARLENT DE LEUR EXODE DEPUIS L'EGYPTE APRES LA DESTRUCTION DU TEMPLE SOLAIRE DE KENATU ...

OYONO ADA NGONE EUT LA REVELATION DE EYO CONCERNANT LE COMMENCEMENT DE LA CREATION...DANS LE MVETT NOUS TROUVONS DES NOMS SACRES TEL QUE : EYO, MEBEGHE, ZAME, KARA, NDONG, ZONG...

QUI SONT CES DIVINITES ???

D'APRES LE MVETT, L'UNIVERS ET LE MONDE VIVANT ONT ETE CREES PAR EYO DE LA MANIERE SUIVANTE :

EYO (LE SUPREME) créé AKI - NGOSS (OEUF DE CUIVRE)

AKI - NGOSS explose et engendre MINKOUR (LES GALAXIES)

MINKOUR MI AKI engendre BIYEM -YEMA (LES VIDES INTERGALACTIQUES)

BIYEM - YEMA MINKOUR engendre DZOP (LE CIEL)

DZOP BIYM - YEMA engendre BIKOKO (LES NEBULEUSES, LES CONSTELLATIONS)

BIKOKO BO DZOP engendre NGWA BIKOKO (Le 1er ESPRIT)

NGWA BIKOKO engendra MBA NGWA (Le 2ème ESPRIT)

MBA NGWA engendra ZOKOMO MBA le Grand Initiateur (Le 3ème ESPRIT)

ZOKOMO MBA engendra MKWA ZOKOMO (Le 4ème ESPRIT)

MKWA ZOKOMO engendra MEBEGHE ME NKWA (Le 5ème ESPRIT)

MEBEGHE ME NKWA engendra :

1. ZAME YE MEBEGHE Dieu d'en Haut, de la Terre, des Hommes et du Souffle (Le 6ème ESPRIT);

2. KARE MEBEGHE Dieu Ascendant des Immortels (Le 7ème ESPRIT);

3. NDONG MEBEGHE Dieu des Mortels (Le 8ème ESPRIT)
4. ZONG MEBEGHE Dieu de la Repression (Le 9èm ESPRIT)

Une autre DIVINITE serait la Soeur de ZAME YO MEBEGHE portant le nom de NYINGONE MEBEGHE (Le 10ème ESPRIT)

D'après les DETENTEURS DU SAVOIR COSMOGONIQUE DU MVETT...CES NOMS SACRES SERAIENT ASSOCIES A DES ETOILES ET DES PLANETES CAR OYONO ADA LES AVAIT VUES...CES NOMS SACRES SERAIENT LES INCARNATIONS PHYSIQUES DE CERTAINES PLANETES ET ETOILES...

NOUS AVONS DONC EN CORRESPONDANCE :

- MEBEGHE ME NKWA = LE DIEU SOLEIL

- ZAME YE MEBEGHE = LE DIEU TERRE

- KARE MEBEGHE = LE DIEU JUPITER

- NDONG MEBEGHE = LE DIEU SATURNE

- ZONG MEBEGHE = LE DIEU MARS

- NYINGONE MEBEGHE = LA DEESSE LUNE

NOUS RETROUVONS AUSSI CES SIMILITUDES CHEZ LES NGALA DU CAMEROUN ...LIRE L'OUVRAGE DE PRINCE DIKA AKWA NYA BONAMBELA : LES DESCENDANTS DES PHARAONS A TRAVERS L'AFRIQUE

- WEI = DIEU SOLEIL
- MODI = DEESSE LUNE
- NYUNGU = DIEU NEPTUNE
- NGI = DIEU JUPITER
- ISE = DEESSE SATURNE
- NYAMGOMBE = DEESSE MERCURE
- MUKEBA = DIEU MARS
- MISE = DEESSE TERRE
LES AKAN, ASHANTI, TWI, EBRIE ONT AUSSI CONSERVES CES CONNAISSANCES COSMOGONIQUES ...

NOUS AVONS CHEZ LES AKANS :

- AMEN = DIVINITE SATURNE
- AFI = DIVINITE VENUS
- YAW = DIVINITE JUPITER
- AKU = DIVINITE MERCURE
- BENA = DIVINITE MARS
- ADWO = DIVINITE LUNE
- AWUSI = DIVINITE SOLEIL
- ASAASE YAA = DIVINITE TERRE

DE PLUS LES EKANG ONT CONSERVES LA RELIGION SOLAIRE EGYPTIENNE DANS SA PURETE...POUR LES ANCIENS EGYPTIENS LES DIVINITES EGYPTIENNES ETAIENT AUSSI ASSOCIEES A CERTAINES ETOILES ET PLANETES :

RA = SOLEIL

ISIS = SIRIUS

OUSIR = ORION

GEB = TERRE
DJEHUTY = LUNE
ETC...

EYO EST LE SOLEIL NOIR LA SOURCE DE LUMIERE DE L'UNIVERS EN RELATION AVEC MEBEGHE ME NKWA LE SOLEIL BLANC...

VOUS COMPRENDREZ POURQUOI LES ANCIENS NEGRO EGYPTIENS PRIAIENT EN SE TOURNANT VERS LE SOLEIL ETANT LE TEMPLE DE DIEU...JE FAIS UN CLIN D'OEIL AU NKULU KENATU...

LES BENA KONGO AUSSI PARLENT DU SOLEIL NOIR ( NGUE NTANGU YANDOMBE) ET DU SOLEIL BLANC (NGUE NTANGU YAMPEMBE) DANS LE BUKONGO...KINZAMBI KIA KONGO ...INGETA !

VOILA POURQUOI DERRIERE, LE SOLEIL VISIBLE, IL Y A LE SOLEIL NOIR, INVISIBLE, SPIRITUEL, QUI EST LE GARDIEN DES MYSTERES ET SOURCE PRIMORDIALE DE L’ENERGIE RAYONNEEPAR LE SOLEIL BLANC , LE SOLEIL VISIBLE...


MATONDO NTINU YE NGANGA KENATU YENGE KIENO LUSAKUMUNU KIA NE MUANDA NSEMI: BIKA LUSAKUMUNU LUA BATATA BA MPUNGU TULENDO LUASIKILA MU YANDI!

LIVRES DE REFERENCE POUR APPRONDIR CE SUJET :

- LE MVETT EPOPEE FANG de TSIRA MDONG NDOUTOUME (Présence Africaine)
- LE MVETT L'HOMME LA MORT ET L'IMMORTALITE de TSIRA MDONG NDOUTOUME (L'Harmattan)
- COMMPRENDRE AUTREMENT LE METT de Laurent MINKO BENGOME (L'Harmattan)
- DU SPHINX AU MVETT CONNAISSANCE ET SAGESSE DE L'AFRIQUE de Alain ELLOUE ENGOUNE (L'Harmattan)
- ENCYCLOPEDIE DU MVETT TOME 1 DU HAUT NIL EN AFRIQUE CENTRALE de Gregoire BIYOGO (Editions MENAIBUC)
- AUX SOURCE DE LA CULTURE FANG de Paul MBA ABESSOLE (L'Harmattan°
- LIVRES DU NLONGI'A KONGO NE MAKANDALA NE MUANDA NEMI

ZOLA NGANGU YE LENDO

MU NKUMBU'A MFUMU'ETO NE MUANDA KONGO TULOMBELE BO INGETA!

Source :
http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html

L'homme cosmique, selon la religion Bambara et la religion Bukongo

LES" BENA BAMBARA" PARTAGENT LA MEME COSMOGONIE AVEC LES "BENA DOGON" ...LES "BENA KONGO". LES DIFFERENTES COSMOGONIES DE KATIOPA SONT TOUTES ISSUES D'UNE COSMOGONIE-MERE : KINZAMBI KIA KONGO. DANS LE BUKONGO ...L'HOMME A COMME MISSION DIVINE DE FUSIONNER AVEC LA CONSCIENCE COSMIQUE DU DIEU AKONGO...

IL DEVRA SE SOUMETTRE A DES RITES ...A DES LOIS ...A DES EPREUVES QUI AURONT POUR BUT DE L'ELEVER SPIRITUELLEMENT ...INGETA !


CHEZ LES "BENA BAMBARA" ..."MAA" est LA PERSONNE - RECEPTACLE, puis "MAAYA" représentent les divers aspects de "MAA".


Une expression BAMBARA dit : " MAA KA MAAYA KA CA A YERE KONO" qui veut dire : LES PERSONNES DE LA PERSONNE SONT MULTIPLES DANS LA PERSONNE"...

ON RETROUVE CELA CHEZ LES "FOULBE-PEUL" et les "DOGON"...La notion de personne est donc, très COMPLEXE. Elle implique une MULTIPLICITE INTERIEUR, des plans d'existence concentriques ou superposés (physiques, psychiques et spirituels à différents niveaux), une dynamique constante. L'EXISTENCE qui débute avec la conception est précédée d'une EXISTENCE COSMIQUE où l’Homme est censé résider dans le ROYAUME DE L'AMOUR ET DE L' HARMONIE, appelé BENKE-SO (SIMU KONGO chez les BENA KONGO).


La NAISSANCE d'un Enfant est considérée comme la PREUVE PALPABLE qu' une parcelle de l' existence anonyme s' est détachée et incarnée en vue d' ACCOMPLIR UNE MISSION SUR NOTRE TERRE. La COSMOGONIE BAMBARA dit ceci :

" MAA- NGALA" (= DIEU MAITRE) s'autocréa. Puis MAA- NGALA créa 20 ETRES, qui constituèrent l'ensemble de l’UNIVERS. Mais "MAA-NGALA" s'aperçut que parmi les 20 PREMIERES CREATURES, aucune n' était apte à devenir son KUMANYON, c'est-à-dire son INTERLOCUTEUR. Alors, MAA-NGALA préleva un brin sur chacune des 20 CREATURES EXISTANTES. "MAA-NGALA" mélangea le TOUT et s' en servit pour CREER un 21ème ETRE HYBRIDE, L' HOMME, auquel "MAA-NGALA" donna le nom de "MAA", c'est-à-dire le PREMIER MOT composant son PROPRE NOM DIVIN.


Pour contenir "MAA", l'ETRE TOUT-EN-UN", "MAA-NGALA" conçut un corps spécial, vertical et symétrique, capable de contenir à la fois un brin de tous les ETRES EXISTANTS. Ce corps, appelé "FARI", symbolise un SANCTUAIRE où tous les ETRES se trouvent en CIRCUMDUCTION. C'est pourquoi la TRADITION SACREE considère le CORPS de L’HOMME comme LE MONDE EN MINIATURE, selon l'expression : " MAA YE DINYE MERENIN DE YE", c'est-à-dire : "L’HOMME C'EST L’UNIVERS EN MINIATURE."


Le CORPS tout entier correspond à un symbolisme bien précis. La TETE représente l'étage supérieur de l'ETRE, percé de 7 GRANDES OUVERTURES. Chacune d'elle est la PORTE D’ENTREE d'un ETAT ETRE, ou MONDE, et est gardée par une DIVINITE. Chaque porte donne accès à une nouvelle PORTE INTERIEURE, et cela à l' INFINI.


Le VISAGE est considéré comme la façade principale de l’habitat des PERSONNES PROFONDES DE "MAA" et des SIGNES EXTERIEURS permettent de déchiffrer les caractéristiques de ces PERSONNES : "MONTRE- MOI TON VISAGE ET JE TE DIRAI LA MANIERE D'ETRE DE TES PERSONNES INTERIEURES" dit l'adage.

D' un côté le nom divin dont "MAA "est investi lui confère L’ESPRIT et le fait PARTICIPER A LA FORCE SUPREME. Celle-ci l'appelle à SA VOCATION ESSENTIELLE : DEVENIR L'INTERLOCUTEUR DE "MAA-NGALA" (L’ETRE SUPREME). L'ESPRIT DE "MAA" lui permet de connaître, de comprendre et de renforcer son ATTENTION..."MAA" devient apte à JUGER.


Des LOIS précises déterminent le COMPORTEMENT de l'HOMME vis-à-vis de TOUS LES ETRES peuplant la partie VITALE de la TERRE : MINERAUX, VEGETAUX et ANIMAUX. Ces LOIS ne peuvent être VIOLEES, sous peine de PROVOQUER, au sein de l'EQUILIBRE DE LA NATURE et des FORCES qui la sous-tendent UNE PERTURBATION qui se retournerait contre lui.


Ainsi la BONNE ou MAUVAIS CONDUITE DES ROIS ou DES CHEFS RELIGIEUX TRADITIONNELS, dépendra LA PROSPERITE DU SOL; LE REGIME DES PLUIES, L’EQUILIBRE DES FORCES DE LA NATURE, etc....


Tant que L’HOMME n’a pas ORDONNE LES MONDES, les FORCES et les PERSONNES qui sont en lui, il est "MAA-NIN" c'est-à-dire une sorte d'HOMONCULE, L' HOMME ORDINAIRE, L' HOMME NON-REALISE.

LA TRADITION DIT :


" MAA KAKAN KA SE I YERE LA NOOTE A BE TO MAA NI YALA" c'est-à-dire : ON NE PEUT SORTIR DE L'ETAT DE "MAA-NIN" POUR REINTEGRER L'ETAT DE "MAA" SI L'ON N' EST PAS MAITRE DE SOI-MEME".


SYNTHESE DE L'UNIVERS ET CARREFOUR DES FORCES DE VIE, L'HOMME EST AINSI APPELE A DEVENIR LE PONT D'EQUILIBRE OU POURRONT SE CONJOINDRE, A TRAVERS LUI, LES DIVERSES DIMENSIONS DONT IL EST PORTEUR. ALORS IL MERITERA VRAIMENT LE NOM DE "MAA", INTERLOCUTEUR DE "MAA-NGALA" ET GARANT DE L'EQUILIBRE DE LA CREATION...


IL EST DURE D'ETRE "NTUMUA MA-SE"...INGETA !

QUAND L'HOMME CHARNEL DEVIENT UN HOMME SPIRITUEL ...IL EST CELUI QUI A FUSIONNE EN LUI LE "MUTUMBAU" L'ENERGIE MASCULINE (LE FEU RA) AVEC LE "SELEMBAU" L'ENERGIE FEMININE (LE FEU KISISI, ISISI, ISIS) QU'ON NOMME : BUNDU DIA KONGO


NLONGI'A KONGO NE MAKANDALA NE MUANDA NSEMI DIT :


"APPREND A CONNAITRE L'ESPRIT QUI HABITE TON CORPS AVANT DE CHERCHER A CONNAITRE LE GRAND ESPRIT QUI SIEGE SUR SON TRONE DANS LE CIEL"

AVEZ-VOUS L’AMOUR "ZOLA", L’INTELLIGENCE "NGANGU" et LE POUVOIR "LENDO" ?
CAR BATATA BA MPUNGU TULENDO PORTE EN LUI CES ATTRIBUTS : ZOLA, NGANGU YE LENDO


CET HOMME FAIT UN AVEC LA CONSCIENCE DIVINE DU DIEU "AKONGO"...INGETA !

L'HOMME CHARNEL DOIT DEVENIR UN HOMME SPIRITUEL (il doit dématérialiser sa vie pour devenir libre). L’HOMME CHARNEL S'EST DETOURNE DE SA PROPRE NATURE.


NOUS PARTAGEONS TOUS LA MEME ORIGINE DIVINE. REMERCIEZ ET MONTREZ VOTRE GRATITUDE. TRAVAILLEZ POUR FAIRE DE CETTE TERRE UN PARADIS. VOTRE VERITABLE NATURE POURRA ALORS SE DEPLOYER.

UN GRAND SAGE EXPLIQUA CECI LORSQU' IL ARRIVA A S'UNIR AVEC LA CONSCIENCE COSMIQUE DIVINE :

"Soudain, il me sembla que le CIEL descendait. De la TERRE, surgit comme une FONTAINE une ENERGIE DOREE. Cette CHAUDE ENERGIE m’encercla et mon CORPS et mon ESPRIT devinrent très légers et très clairs. Je pouvais comprendre le chant des petits oiseaux autour de moi...Depuis ce jour, j'ai su que cette grande terre elle-même est ma maison et mon foyer. Le SOLEIL, la LUNE et les ETOILES m'appartiennent..."

IL Y A QUELQUES ANNEES SUITE A UNE GRANDE MEDITATION SPIRITUELLE SOLAIRE CAR JE FIXAIS LE COEUR DU SOLEIL (KISEDEKI) PENDANT DES MINUTES...JE VIS LE SOLEIL CHANGE DE FORME ET DE COULEUR...JE VIS REELLEMENT UN SOLEIL VIVANT ENVOYANT DES ONDES DANS LE CIEL....ET JE ME SENTAIS EN PAIX ...TRES LEGER...PUIS JE ME SENTAIS ETRANGE...ALORS JE COMPRIS POURQUOI "KENATU" APPALEAIT LE SOLEIL : LE DISQUE VIVANT "ATEN ANKH"...INGETA !

ENSUITE APRES CETTE EXPERIENCE JE DECIDAIS DE M'ALLONGER SUR MON LIT ET EN PASSANT DEVANT MON MIROIR ....JE VIS UN ETRE DE FEU A LA PLACE DE MON CORPS...PUIS PETIT A PETIT MON CORPS PHYSIQUE APPARU...C'EST CE JOUR QUE JE COMPRIS REELLEMENT QUE L'HOMME EST A LA FOIS UN CORPS PHYSIQUE ET UN CORPS SPIRITUEL (DE FEU)...INGETA !


(CECI EST UNE DE MES EXPERIENCES SPIRITUELLES POUR COMPRENDRE LA RELIGION SOLAIRE DE "KENATU" UN GRAND ROI PRETRE DE L'EGYPTE ANTIQUE).

PRATIQUANT LE BUKONGO...JE PEUX VOUS DIRE CECI : "VOUS RESSENTEZ REELLEMENT L'ENERGIE TERRESTRE QUI PASSE PAR VOS PIEDS ET CETTE ENERGIE COMMENCE A MONTER VERS LA TETE ...AFIN DE REALISER EN VOUS LE "BUNDU DIA KONGO"...CELA DEMANDE BEAUCOUP DE TEMPS ET DE PATIENCE...


LE BUKONGO ELUCIDE L'ORDRE DE L'UNIVERS ET ECLAIRE LA VOIE DE LA COMPREHENSION SPIRTUELLE : NZILA KONGO

LES PRATIQUES DU BUKONGO VOUS PERMETTRONT DE REVEILLER EN VOUS LE "NIOKA MOYO" LE SERPENT DE VIE QUI RETABLIRA LE LIEN ENTRE VOUS ET LA DIVINITE. NLONGI'A KONGO NE MAKANDALA NE MUANDA NSEMI EST NOTRE BERGER , NOTRE LUMIERE ...


BUNDU DIA KONGO EST NOTRE VOIE SPIRITUELLE POUR NOUS GUIDER...DANS LE NZILA KONGO...LE NZILA NZAMBI. MU NKUMBU'A MFUMU'ETO NE MUANDA KONGO TULOMBELE BO INGETA !

MES REFERENCES (ouvrages à consulter absolument):

- KIMPUANZA KIA KIMPEVE NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- KANDA DIA KONGO NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- BUKONGO NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- LES SABOTEURS DE L'AUTHENTICITE NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- LES SURNOMS DES BAKONGO NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- LES MYSTERES DU KIKONGO NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- L’HISTOIRE DU KONGO CENTRAL NLONGI'A KONGO NE MAKANDLA NE MUANDA NSEMI
- EGYPTIAN BOOK OF DEAD VERSION W.BUDGE
- LE LIVRE DES MORTS DES ANCIENS EGYPTIENS VERSION KOLPAKTCHY
- LE LIVRE DES MORTS DE L'EGYPTE ANCIENNE EST UN LIVRE D'INITIATION S.MAYASSIS
- MYSTERES ET INITIATIONS DE L'EGYPTE ANCIENNE. S.MAYASSIS
- LES DESCENDANTS DES PHARAONS A TRAVERS L'AFRIQUE.
PRINCE DIKA AKWA NYA BONAMBELA
- ASPECTS DE LA CIVILISATION AFRICAINE HAMPATE BA
- UNE BIBLE NOIRE COSMOGONIE BANTU FOURCHE MORLIGHEM
- LE MVETT L' HOMME LA MORT ET L'IMMORTALITE.
TSIRA NDONG NDOUTOUME
- ESSAI SUR LA RELIGION BAMBARA. Germaine Diertelen

- LES DOGONS NOTION DE PERSONNE ET MYTHE DE LA CREATION. Germaine Diertelen
Source :
http://mbutamassee.afrikblog.com/archives/cosmogonie_katiopa_/index.html